Le Loup sort un peu plus du bois: « Je veux jouer sur plusieurs visages: le côté mystérieux et caché du masque et en face le côté sauvage de l’animal »

Il y a deux ans nous découvrions Le Loup, intriguant projet musical derrière lequel se cachait Joke Leloux, demi-finaliste de The Voice Belgique. Le temps passant, Le Loup s’est découvert, a créé son univers au fil des singles et des clips. Après un été riche en scènes et un concours tremplin remporté à Ronquières, l’automne se profile avec un nouveau single et un album qui doucement pointe le bout de son nez.

Le Loup, quel intriguant projet… Dis-nous, qu’est-ce qui se cache derrière le masque ?

Le projet est né il y a quelques années et le papillon a éclos en 2017. Donc Le Loup c’est moi ! Je m’appelle Joke Leloux et ça paraissait naturel de prendre ce nom. Sur scène, je suis accompagnée de deux de mes amis, Jérémy Degrom et Morgan Denys. Mais le projet, c’est vraiment moi en tant que chanteuse et maintenant également en tant qu’auteure et compositrice.

Et, on ne peut pas ne pas en parler, mais tu as participé à The Voice Belgique, n’est-ce pas ?

Ça fait déjà quatre ans, le temps passe vite ! Mais c’était une très belle expérience, une chouette aventure que je ne regrette pas. Si je pouvais le refaire, j’y retournerais sans hésiter. Ça m’a permis de découvrir le monde de la musique et de me faire quelques contacts. Je sais très bien que si je n’avais pas participé à cette émission, je ne serais sans doute pas là aujourd’hui.

J’imagine que ta passion pour la musique n’a pas débuté avec The Voice…

J’ai toujours bien aimé chanter. J’étais beaucoup sur les routes parce que je faisais beaucoup de sport, et dans la voiture avec mon papa, on mettait de la musique et on chantait. Je pense vraiment que ça vient de mes parents qui m’ont transmis l’écoute et la passion pour la musique.

Et quels sont les artistes qui t’inspirent aujourd’hui en tant que chanteuse, auteure et musicienne ?

Alors, ça n’a rien à voir avec mon univers, mais par exemple, j’aime beaucoup la manière dont Angèle se met en avant. Je trouve qu’elle a un truc ! Ses textes sont très bien écrits et puis il y a tout cet univers qu’elle tisse autour d’elle. Et je pense que ça, c’est vraiment indispensable de nos jours. Avec les réseaux sociaux, la course aux vues,… tu es obligée de trouver quelque chose qui va te démarquer de tous les autres projets. C’est important d’être reconnaissable dans ce monde artistique et du coup, on y travaille en ce moment-même !

Il y a plusieurs visages finalement à l’univers de Le Loup ! Déjà juste par ce nom, on retrouver l’animal mais il y a également le masque.

L’univers de Le Loup, je pense que si je devais le définir, ce serait comme mystérieux, éclectique, mais aussi élégant. C’est vrai qu’il y avait dès le départ cette volonté de jouer sur plusieurs visages. Avec effectivement, le côté mystérieux et caché du masque et en face le côté sauvage de l’animal. C’est d’ailleurs ce que j’avais voulu mettre en avant avec Still Standing, un des derniers singles : un côté fort et fragile à la fois.

Still Sanding qui est d’ailleurs un titre qui vient nous parler d’un sujet fort à savoir les violences conjugales subies par les femmes. Qu’est-ce qui t’a donné envie d’aborder le sujet outre les grandes vagues féministes qui ont ouvert la voie ?

Je connais quelqu’un qui est dans cette situation et ça me tenait à cœur de pouvoir, en quelque sorte, rendre hommage à cette personne et par la même occasion à toutes les femmes qui sont victimes de violences conjugales. C’est une chanson forte, que j’aime vraiment beaucoup, et en la jouant sur scène, je me suis rendu compte qu’elle m’habitait.

Et pour continuer sur le sujet du féminisme. On s’aperçoit que les artistes féminines existent, mais qu’elles ont beaucoup plus de mal à être médiatisée, programmées en festival,… Ça commence peu à peu à bouger, mais comment tu le ressens dans ta carrière ?

Je pense effectivement que ça bouge petit à petit, notamment avec des artistes comme Angèle et des titres comme « Balance ton quoi ». Mais c’est vrai qu’au niveau médiatisation, c’est toujours les mêmes personnes que l’on voit et sur les scènes de festivals, c’est pareil. Donc, je pense qu’il faudrait que les femmes soient un plus soutenues et mieux représentées !

Et que peux-tu nous dire sur cet album qui se prépare ? Tu peux nous livrer quelques petits secrets ?

Ce que je peux dire c’est qu’il sera plutôt éclectique avec des musiques un peu plus dansantes, d’autres plus électro et nous avons aussi exploité un côté un peu plus doux avec les guitares. C’est un album qui me représente plutôt bien puisque je suis vraiment ouverte à tous les styles musicaux. On reste bien évidemment dans l’électro-pop mais avec des petites touches de couleurs un peu différentes.

Et au sein du groupe, comment ça se passe ? Vous composez ensemble ?

On a composé ensemble une chanson de l’album, mais c’est tout. Il faut savoir que Morgan vient de Mouscron, Jérémy de Charleroi et moi de Mons, donc en terme de distance, c’est parfois compliqué !

Pour le moment, tu as une double casquette de prof d’éducation physique et de chanteuse, comment tu vois l’évolution du projet ?

Alors, si ça peut décoller avec Le Loup, je ne vais certainement pas cracher dessus. Maintenant, j’adore mon métier d’enseignante, j’aime le contact avec les élèves et d’ailleurs parfois je leur fais écouter ma musique. En tout cas, pour le moment, j’arrive à concilier mes deux vies !

Alors dis-nous, qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?

Qu’un maximum de gens entendent ma musique, l’apprécient et aient envie de venir soutenir notre projet ! Toucher les gens avec ma musique, ce serait mon plus grand souhait !

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