Paul McCartney à La Défense Arena : la signature époustouflante d’un génie du rock à la jeunesse éternelle !

Paris, La Défense Arena, 28 novembre. Des milliers de personne arpentent les trottoirs qui jouxtent la nouvelle salle parisienne située en plein coeur de Nanterre et capable d’accueillir 40.000 âmes. Ce soir, c’est Paul McCartney qui pose ses valises dans la Ville Lumière, et autant le dire tout de suite, au dessus de lui, c’est le soleil !

© Jean-Pierre Vanderlinden

À 76 ans, celui qui avec John Lennon formait la paire de compositeurs géniaux du plus grand groupe de l’histoire du rock n’a pas pris une ride. Revisitant avec bonheur le répertoire des Beatles (22 titres), des Wings (7 titres) auxquels s’ajoutent des compositions de sa brillante carrière solo, Paul s’est donné à fond. Comme en témoigne cette version vertigineuse de « Let Me Roll It » aux guitares flamboyantes lâchée après moins de 30 minutes de show devant un public ravi bien que parfois trop apathique.

© Jean-Pierre Vanderlinden

Entouré de ses musiciens habituels, Abraham Laboriel Jr à la batterie, Brian Ray à la guitare et à la basse (quand Paul est au piano), et le fidèle Rusty Anderson à la guitare lead, Sir Paul ne montre (quasi) aucun signe de fatigue ou de lassitude après une carrière longue aujourd’hui de 60 ans. Tout juste ressent-on, de temps à autre, dans sa voix une moins grande facilité d’atteindre les aigus qu’à l’époque bénie des Beatles, mais le grand professionnel qu’il est gère ça avec une maitrise hors du commun de sa colonne d’air.

© Jean-Pierre Vanderlinden

En deux heures quarante cinq minutes d’un show sans aucun temps mort amorcé en trombe avec « A Hard Day’s Night » et clôturé majestueusement avec un prenant « Carry That Weight », l’homme nous a offert trente-huit titres flamboyants. Dommage que cette gigantesque salle fort critiquable quand à son accessibilité, sa configuration et son organisation parfois chaotique, n’offre pas une qualité de son irréprochable à la hauteur du talent réel de l’artiste. Il faut donc faire avec.

© Jean-Pierre Vanderlinden

Heureusement le répertoire reste faramineux, et on se trouve vite transporté sur notre petit nuage pour n’en redescendre qu’une fois les lumières rallumées. Macca joue la carte de la nostalgie et nous chante « In Spite of all the Danger », la toute première chanson des Beatles enregistrée à l’époque sous le nom de The Quarrymen. Soucieux de plaire à son public, il s’exprime de temps à autre difficilement en français lorgnant discrètement sur son prompteur. Sympa l’artiste!

© Jean-Pierre Vanderlinden

S’en suit une flopée de hits crachés tel un juke box humain parmi lesquels : « All my Loving », « Maybe I’m Amazed », « My Valentine », « From me to you », « Love me do », « Michelle », « BlackBird », « Here Today »  dédié à John Lennon, « Eleanor Rigby », « Something », « Ob- Bla -Di Ob- Bla-Da », « Band on The Run », « Back in the USSR ». Puis, la dernière ligne droite assis au piano avec « Let it Be », « Live and Let Die » tout en effets pyrotechniques et l’incontournable « Hey Jude » repris en chœur par la foule. Deux petits regrets en ce qui me concerne, l’absence de « A Day in the Life », mon titre préféré, et de « Yesterday » dans la setlist de ce soir. Mais devant un tel choix de titres, il est difficile de satisfaire tout le monde.

© Jean-Pierre Vanderlinden

Assis au piano, Sir Paul a le sourire du travail bien fait, celui d’un artiste qui, sur scène, prend toujours autant de plaisir malgré le temps qui passe. On croit l’affaire entendue, mais notre homme revient sur les planches arborant trois drapeaux, français, gay arc-en-ciel et britannique, avant de nous offrir en rappel six titres supplémentaires : « Birthday », « Sgt. Pepper’s Lonely  Hearts Club Band « , « Helter Skelter », « Golden Slumbers », « Carry That Weight » et « The End ». Un tourbillon musical qui nous emporte inexorablement.

© Jean-Pierre Vanderlinden

On ressort d’un tel concert imprégné d’une tonne d’émotions, le sourire aux lèvres et le coeur léger. Il y a de ces légendes qui resteront éternelles.

Je vous le redis : au dessus c’est le soleil !

Jean-pierre Vanderlinden

2 commentaires

  1. ce site n est pas fait pour la musique, son pourri, ca resonne dans tout les sens, le beton la feraille, l immensite de la salle…. je ne retournerais pas voir un concert dans cet endroit

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