Le souffle envoûtant du saxophone de Kamasi Washington a décoiffé la Madeleine

Kamasi Washington, né en 1981 à Los Angeles, appartient à cette nouvelle génération de jazzmen qui ont le vent en poupe. Après avoir fait ses armes en jouant avec des noms célèbres comme Kenny Burrell, Billy Higgins ou Gerald Wilson et avoir collaboré avec des artistes rap célèbres comme Snoop Dogg, Nas ou dans un autre style Lauryn Hill ou George Duke; notre homme sort en 2015 son premier album solo, The Epic, qui sera un gros succès et atteindra la troisième place de l’US Billboard Jazz Albums. Aujourd’hui mondialement reconnu, il s’affiche comme un des artistes jazz les plus intéressants de sa génération.

Le nouveau phénomène du sax faisait halte, ce 30 mai, à La Madeleine qui affichait fièrement sold out. L’occasion pour l’artiste de nous épater par son talent et de nous faire découvrir en live quelques titres de son prochain album attendu dans les bacs pour le 22 juin prochain.

Kamasi Washington © Jean-Pierre Vanderlinden

Après une entrée en matière d’une bonne heure animée par le DJ Lefto, Kamasi Washington et son band montent sur les planches.

D’emblée, l’homme apparaît vêtu d’une de ses traditionnelles tuniques d’inspiration africaine. Autour de lui, sept musiciens dont deux batteurs (Tony Austin et Robert Miller) installés chacun sur une estrade, de part et d’autre de la scène. C’est avec « Re Run » dans une version longue tirée du triple album, « The Epic », que le concert démarre. Ici, pas de solos inutiles, juste une musique d’une terrible modernité qui dégage une incroyable énergie.

Kamasi Washington © Jean-Pierre Vanderlinden

Le band enchaîne avec « Malcom’s Theme » suivi de « The Soulness »  avant de jouer « Psalminist », une nouveauté, et puis se lance dans une  version phénoménale de « Truth », le gros hit, qui nous vaut un joli moment de grâce musicale.

Kamasi Washington © Jean-Pierre Vanderlinden

Place ensuite à un impressionnant duel de batterie que Kamasi nous présente comme « The Bobby and Tony’s Day off !« . Quand ces deux-là jouent ensemble, La Madeleine tremble sur ses bases ! « Space Travellers » et « Fists of Fury », deux nouveaux titres qui apparaîtront sans doute sur le nouvel album, clôturent en beauté un concert formidable dont l’apparition de Rickey Washington, le père de Kamasi, en guest star armé de sa flûte traversière et de son sac soprano constitua un joli moment d’émotion. Les voir jouer côte à côté fut un régal.

Kamasi Washington © Jean-Pierre Vanderlinden

La Madeleine a donc réservé à l’Américain un accueil des plus enthousiaste, et nul doute que Kamasi Washington n’en est encore qu’à l’aube d’une gigantesque carrière, lui qui a su si brillamment apporter une sacrée touche d’originalité dans le son du jazz moderne. Un seul bémol à cette soirée remarquable, le son qui n’a pas toujours servi au mieux une musique qui mérite un meilleur confort d’écoute. Mais ça, l’artiste n’en est en rien responsable…

Jean-Pierre Vanderlinden

Le concert en images…

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