Saint-Louis Festival : de l’underground à la cour des grands

Ces 27 et 28 avril se tient la 9e édition du Saint-Louis Festival (lancé il y a quinze ans). Depuis l’an dernier, les organisateurs ont opté pour une transformation du festival. L’événement n’est plus biennal mais annuel. Et il faut reconnaître que le Saint-Louis Festival a vu les choses en grand pour cette première année de mise en place de la nouvelle formule. La programmation est des plus attractives.

Il est impossible que vous n’ayez pas entendu parler du Saint-Louis Festival 2018 car le malheur des uns …. a permis une promotion à l’échelle nationale de cet évènement musical. L’affaire Damso a provoqué un véritable raz-de-marée pour des personnes bien éloignées de l’Union Belge et du monde du football. L’une de ces victimes collatérales aurait pu être le Saint-Louis Festival dont les élèves-organisateurs avaient voté en masse pour la venue du rappeur bruxellois, trop cher. Le rappeur français Kaaris fut un remplaçant de choix pour les étudiants namurois.

 Tout roulait, avec une tête d’affiche d’envergure, jusqu’à ce que l’affaire Damso, encore elle, ait des répercussions bien involontaires dans l’école namuroise : comme son homologue bruxellois, les valeurs de Kaaris furent finalement jugées trop différentes de celles que le Saint-Louis Festival, et l’école dans laquelle il s’implante, souhaitait véhiculer. Cette saga se termina par l’annonce de la venue en terre namuroise du groupe bruxellois L’Or du commun.

Même si cette histoire fit couler beaucoup d’encre, elle eut au moins le mérite de mettre sous le feu des projecteurs un festival qui semble de plus en plus s’affirmer au point de se retrouver dans la cour des grands festivals de printemps. Le Saint-Louis Festival n’a pas de quoi envier l’affiche de l’Inc’Rock, par exemple, même avec beaucoup moins de noms.

Mais que se cache-t-il exactement dans la programmation du Saint-Louis Festival ?

Le Saint-Louis Festival garde un attachement très particulier à mettre en avant les talents que l’établissement abrite. Promouvoir les capacités artistiques des élèves reste une motivation primordiale pour le festival namurois. Ce souhait se mêle à l’envie d’offrir un spectacle des plus professionnels grâce à une sélection d’artistes reconnus qui assurent le show au cours des soirées.

Cet année, la soirée du vendredi (dès 18h00, premier concert à 18h45) sera mise sous la coupe des covers. Lady Cover, Muse by museum et Envole-moi rejoindront la capitale namuroise pour délivrer des prestations qui rappelleront sûrement des soirées endiablées du troisième week-end de septembre dans les quartiers de fiers wallons.

En préambule à ces shows, la prestation de Aequivox, le rock façon choral, risque d’offrir une sympathique expérience musicale au public du soir.

À noter pour les oiseaux de nuit qui vivent de pulsions et d’impulsions électroniques, c’est toute une scène « Dj » qui s’offrira à eux, à leurs yeux et à leurs oreilles avec DREB, BVHVMUT, Dj GAZZ, NICO’s, TETRA et MAXMENACE.

Le samedi sera quant à lui plus éclectique. La final du concours tremplin (anciennement celui du Verdur’) ouvrira le bal et verra, dès 12h, batailler ferme Winter Woods, Behind The Pines, Gramophone, Coline et Toitoine, Sweet Billie et Constantine.

Après quoi, la journée sera définitivement lancée en trombe par les deux prodiges et locaux de l’étape : Max V et Charly Kid. La soirée verra passer Todiefor (si vous n’étiez pas des Cool Kids jusque-là, vous risquez bien de le devenir), Davodka mais aussi une flopée de DJ’s qui, des premières heures de l’après-midi au round final du festival, sèmeront le tempo (TETRA, DJAK, MAXMENACE, JULIAN MOOD, HARDOX VS OLLIN et BULLAVERRE).

Dans les belles heures, il faudra compter sur le collectif de rappeurs bruxellois, L’Or du commun, qui promet d’assurer un show des plus rythmés et rempli de bonnes vibes (à l’image de ‘Apolo’, leur collaboration avec le pape belge du Hip-Hop, Romeo Elvis). Au vu l’expérience accumulée l’été dernier sur les scènes de grands festivals aux quatre coins du Royaume, le groupe a acquis un beau cachet..

Les protégés du DJ hollandais Shameboy, les Fugu Mango (faut-il encore les présenter ?) viendront égayer le public de leurs balades pop; et notamment avec le tube Blue Sunrise. Le clou du spectacle restera sûrement des plus kitschissime et des plus inattendus que Namur ait connu depuis belle lurette grâce aux musiques du groupe d’électro français, Salut c’est cool! Les compositeurs-interprètes de « Techno toujours pareil » et de « La fleur » promettent en show très coloré à l’instar de la performance livrée à Dour en 2016. Le groupe était monté sur scène chaque jour pour un spectacle de 4 heures. Bon, ce sera un peu moins au SLF, quoique… on peut s’attendre à tout.

Infos, horaire, tickets et tout le reste sur le site du Festival ou sur sa page Facebook.

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