Hannah : No country for old woman, non ce pays n’est pas pour la vieille femme… encore moins pour le spectateur

Lauréat de la Coupe Volpi de la meilleure interprétation féminine pour Charlotte Rampling à la dernière Mostra de Venise, Hannah est le second long-métrage du réalisateur italien Andrea Pallaoro. Il nous confronte au quotidien d’une femme et de ses tourments tandis que son mari vient d’entrer en prison (pour des raisons non établies), et que ses enfants ne veulent plus lui parler. Hannah divague à ses occupations journalières, se refusant involontairement une quelconque existence…

Note : 10/20 (Vu au cinéma Caméo des Grignoux)

Résumé: Le portrait intime d’une femme qui, alors que son mari est emprisonné, oscille entre le faux confort du déni et la confrontation à la réalité.

Si le but de ce drame est de plomber l’ambiance et le moral, alors c’est réussi. Par ses longs plans fixes sur son personnage principal, mais aussi ses couleurs ternes, ses silences, ou sa direction d’acteurs, « Hannah » est un film totalement austère, qui n’offre aucune once de plaisir.

Faudrait-il au moins que l’on s’interesse à son rôle principal, pour au moins en ressentir de l’empathie… Or, la mise en scène se joue de quelques ellipses qui ne permettent pas de l’installer, ni de répondre à nos questions. Dès lors, on reste, malgré nous, à l’extérieur de son portrait.

Sans parler du scénario, monotone et pesant, dans lequel il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. Si, Hannah boit un verre d’eau, se regarde dans le miroir, écoute ses voisins, va à des cours de théâtre, lave son chien, s’achète des fleurs et en prend soin, se rend à la piscine, ou encore jusqu’à la mer pour observer la carcasse d’une baleine fraîchement échouée… Bref, la caméra d’Andrea Pallaoro filme le quotidien aveuglé d’une femme et ses retranchements, sans jamais lui sortir la tête de l’eau, ni même lui apporter une quelconque lumière réconfortante. On est clairement dans une situation de fatalité étouffante.

Heureusement, c’est Charlotte Rampling qui porte ce rôle (elle qui n’a plus rien à prouver), en lui apportant un physique suffisamment fort, empêchant de passer à côté, mais en vain. « Hannah » ne parvient pas à capter notre intérêt envers son personnage, énigmatique, et beaucoup trop stoïque.

Rapidement, le spectateur ne souhaite qu’une seule chose face à l’expérience de ce « Hannah »: quitter la salle, et retrouver son monde.

Toutes les critiques de Julien pour l’année 2018, ça se passe également par là !

Titre : Hannah

Pays : Belgique, France, Italie

Réalisateur : Andrea Pallaoro

Acteurs : Charlotte Rampling, André Wilms, Stéphanie Van Vyve, Simon Bisschop, Jean-Michel Balthazar, Fatou Traoré, Luca Avallone, Gaspard Savini…

Genre : Drame

Durée : 95 min

Date de sortie : le 14/03/2018

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.