Malgré un disque dur défaillant, Vianney affronte Forest National en solo et dans le plus simple appareil pour gagner son pari de manière incendiaire

Vianney est un chanteur atypique de la nouvelle génération qui, contre toute attente, est parvenu à séduire un public sans cesse grandissant par sa spontanéité et sa fraîcheur. Son premier album, Idées Blanches, a été certifié disque de platine, et son deuxième opus, Vianney, sorti le 25 novembre 2016, fut lui aussi certifié triple disque de platine. Un succès incroyable pour ce jeune artiste de vingt-sept ans qui l’a amené à fouler pour la première fois jeudi dernier la scène d’un Forest National sold out depuis des lustres.

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Vianney © Jean-pierre Vanderlinden

Après une prestation sympathique de Foé, un jeune toulousain repéré par le producteur et manager Chad Boccara, qui propose une pop fraîche couplée à un mélange de cordes et de rythmique digitales, c’est au tour de Vianney de monter sur les planches.

Vianney © Jean-pierre Vanderlinden

Seul sur scène, armé juste de sa guitare et d’une pédale looper qui permet de répéter de façon illimitée une séquence musicale, l’artiste n’a pas choisi la voie de la facilité. Alors, quand il déboule sur scène avec un léger retard, s’en excuse, et nous annonce que ce soir les vidéos prévues pour le soutenir durant le spectacle ne pourront pas être projetées comme prévu pour cause de crash inopiné de disque dur, on se dit que c’est pas gagné. Un type seul sur scène, habillé juste par des lights devant une salle comble de plus de huit mille âmes, ça peut vite devenir compliqué. D’autant plus que les habituels gros plans sur écran géant semble eux aussi aux abonnés absents et ne réapparaîtront par miracle que sur les tout derniers titres.

Néanmoins, fort de ses multiples hits  » Je te déteste » ,  » Veronica » ,  » Pas là « ,  » Dumbo » ou  » Je m’en vais « , et d’une présence scénique indéniable, le jeune auteur compositeur qui rassemble la chanson française et le song-writing anglo-saxon, va faire mieux que se défendre. Durant nonante minutes, et hormis quelques rares instants moins intenses, il va à lui seul captiver son public en occupant magistralement la scène et en ponctuant ses compositions de montées en puissance crescendo très efficaces à coup de loops incendiaires. Et comme l’homme est spontané et dégage une réelle sympathie ont se surprend à adhérer à ce qu’il nous propose en live, et on y prend du plaisir. Alors, au final, les fans sont comblés et les sceptiques, comme moi, ne regrettent pas le déplacement. C’est bon signe…

Vianney © Jean-pierre Vanderlinden

La déferlante Vianney a surgi sans crier gare, et, visiblement, au vu de ce qu’il a démontré ce soir, l’artiste n’a pas fini de nous étonner et vaut bien plus que l’image de chanteur pop niais dont l’affuble une certaine presse qui ne l’a sans doute jamais vu en concert. Pourtant, c’est bien connu, la meilleure manière de juger un artiste c’est de venir l’applaudir sur scène.

Jean- Pierre Vanderlinden

Le concert en images …

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