The Greatest Showman, pour l’amour du spectacle et… de la critique !

Qui dit nouvelle année dit nouvelle année de cinéma. Pour moi, elle a commencé le 3 janvier avec la sortie de la nouvelle comédie musicale, The Greatest Showman. Après mon coup de cœur absolu pour La La Land, je craignais de ne plus retrouver un tel film musical, à la fois merveilleux et émouvant. Un an après, c’est pourtant arrivé à nouveau. Dans un autre registre que le chef d’oeuvre de Damien Chazelle, The Greatest Showman a su s’imposer dans mon cœur, aussitôt commencé, pour m’emporter dans son remarquable spectacle. Tout était au rendez-vous; l’enchantement, les frissons, l’émotion et… l’addiction, qui donne envie, à peine le film terminé, de le revoir à nouveau ! Puisque la critique n’est jamais vraiment objective, allons-y pour un florilège de subjectivité…

The Greatest Showman (4)

Avant d’assister à ce grand show barnumesque, je me suis un peu renseignée. J’ai regardé la bande-annonce, lu les premières critiques belges, cinglantes. Je ne me suis pas arrêtée à cela, j’avais bien envie d’aller voir ce film, autant se fier à ses envies qu’au ressenti des critiques parfois un peu frustrées, avouons-le. J’y suis donc allée… Et tabarouette, je n’ai pas été déçue, loin de là!

Mais avant d’aller plus loin dans la subjectivité, qu’est-ce donc que ce Greatest Showman? Avec Hugh Jackman en tête d’affiche, dans le rôle du célèbre Phineas Taylor Barnum, nous sommes plongés dans la vie de cet homme qui, parti de rien, a créé un freak show retentissant avant de monter son propre cirque. Voilà l’histoire du film, qui prend quelques libertés par rapport à l’histoire originelle de P.T.Barnum, sans doute pour l’emmener dans un registre plus grand public. À noter tout de même que l’expression « grand public » ne doit pas être synonyme de ratage et quoi qu’en dise la critique, The Greatest Showman, n’est pas un ratage !

The Greatest Showman (7)

Alors oui, c’est plein de bons sentiments, mais bon sang, le public en a besoin aussi ! Alors c’est vrai qu’il y a quelques teen stars au casting, mais est-ce vraiment une tare ? Tant Zendaya que Zac Efron ont leur place, ils ont fait leurs preuves et sont plus que talentueux ! Peut-être que la chanteuse lyrique n’entonne pas un seul air d’opéra mais je ne vois toujours pas le problème, on est dans une comédie musicale pas dans Don Giovanni. Justement, parlons-en de ces chansons ! Elles sont modernes, entraînantes, portées par des interprètes de talent, un Hugh Jackman au sommet de son art et une Michelle Williams absolument renversante pour ne citer qu’eux. This is Me, Thightrope, A Million Dreams, toutes donnent envie de sauter hors de son siège pour rejoindre la piste de ce fabuleux cirque plein d’espoir et d’humanité et partir à la conquêtes de ses rêves les plus fous !

The Greatest Showman (4)

Devrions-nous donc nous arrêter à quelques points négatifs qui n’en sont d’ailleurs pas pour qualifier un film de ratage ? Je ne pense pas ! Parce qu’au-delà de quelques failles, The Greatest Showman est un film avec une belle réalisation, une esthétique à tomber, des acteurs qui se dépassent, des chansons qui donnent le sourire, des lumières et des costumes chatoyants ; un vrai bon film qui réapprend aux gens à rêver et à s’émerveiller. N’est-ce pas là le but ultime du cinéma et de l’art en général ?

Pourquoi devrait-on s’emballer quand David Lynch nous offre vingt minutes d’explosion métaphysique au ralenti sur fond de bourdonnement sonore dans Twin Peaks et pas lorsque Hugh Jackman chante aux côtés de Zac Efron ? Si le Cinéma doit composer avec toutes ses déclinaisons, qu’elles soient mainstream ou plus « auteuristes », il faut que nous, spectateurs et critiques, apprenions, peut-être pas à l’aimer, mais au moins à le respecter sous toutes ses formes. Parce qu’il y a autant d’intérêt à vivre l’histoire édulcorée de P.T. Barnum qu’à regarder Rooney Mara manger une tarte pendant cinq minutes dans A Ghost Story. La réelle qualité d’un cinéphile est de pouvoir faire ce grand écart, passer du cinéma du silence et de l’introspection à celui des explosions de couleurs et des musiques tapageuses.

The Greatest Showman (10)

Pour terminer, je citerais ces quelques vers d’une chanson de ce film : « I’m not scared to be seen, I make no apologies, this is me ». Pour la traduction : « je ne suis pas effrayé à l’idée d’être vu, je ne m’excuse pas, c’est moi » ! The Greatest Showman n’a pas à rougir d’être grand public, il a sa place sur nos grands écrans et mériterait d’être vu par tous pour son gigantesque potentiel feel-good. Il m’a rarement été donné de voir un film aussi énergique qui ne donne qu’une seule envie, tout bousculer pour aller décrocher ses étoiles. Au cœur de cette vague d’empowerment qui frappe notre monde moderne, The Greatest Showman devrait avoir une place d’honneur. Peut-être qu’il m’a parlé à moi plus qu’à quiconque parce qu’avec mes quelques belles déconfitures, je m’y suis pleinement retrouvée, mais cela n’enlève pas à ce film son bouleversant pouvoir. La preuve était gravée sur les visages rayonnants que j’ai pu observer tout autour de moi à la sortie de la salle de cinéma. Comme moi, tous ces gens ont frappé du pied, ont pleuré, ri et chanté, ont eu des frissons, ont partagé des émotions. Alors, célébrons nos différences, dansons, chantons, poursuivons nos rêves et allons voir The Greatest Showman pour l’amour d’un cinéma universel et sans frontières !

The Greatest Showman (8)

 

The Greatest Showman

Date de sortie : 3 janvier 2018

Avec : Hugh Jackman, Michelle Williams, Zac Efron, Zendaya, Keala Settle, Rebecca Ferguson

Genre: Comédie musicale

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s