Dans la locomotive avec Last Train, avant que la furie ne rentre en gare de la Rotonde !

Last Train était vendredi dernier en concert à la Rotonde du Botanique et le jeune groupe français composé de Jean-Noël Scherrer (chanteur et guitariste),  Julien Peultier (guitariste), Timothée Gerard (bassiste) et Antoine Baschung (batteur) y a donné un concert d’une énergie folle devant une salle comble. Leur album « Weathering » est sorti le 7 avril chez Universal / Barclay et depuis le band ne cesse de démontrer l’étendue de son talent, multipliant les tournées et les concerts incendiaires. 

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Last Train © Jean-Pierre Vanderlinden

Branchés Culture  a profité de de leur venue à Bruxelles pour rencontrer Tim et Antoine respectivement bassiste et batteur du groupe pour une interview en tête à tête, l’occasion  idéale de vous présenter ce futur grand groupe du rock français et de mieux connaitre son parcours.

Tim et Antoine bonjour et bienvenue en Belgique ! Pourquoi avoir choisi le nom de Last Train ? C’est le dernier train , celui qu’on prend lorsqu’on sait qu’il n’y en aura plus d’autres après, ou celui qu’on prend car il  passe maintenant et qu’il ne faut surtout pas le rater ?

Last Train : On va laisser libre cours à cette interprétation…( rires). Mais finalement c’est un nom qu’on a choisi à 13/14 ans alors qu’on était un groupe de potes qui voulaient faire du rock ensemble, et on aurait très bien pu choisir un autre nom, ça n’a pas de signification particulière. C’est juste quatre mecs qui jouent ensemble guitare-basse-batterie et chant, beaucoup d’énergie, beaucoup de live et beaucoup de concerts: c’est ça Last Train !

Last Train © Jean-Pierre Vanderlinden

Vous dites écouter un peu de tout, musicalement. Quelles sont vos influences majeures ?

Last Train : On est une formation assez classic rock et quand on a démarré on a découvert tous les trucs des 60’s et 70’s et ça nous a marqué. Comme Led Zeppelin. Mais, aujourd’hui, on écoute plein d’autres choses et même assez rarement du rock à guitares. On écoute pas mal de projets belges d’ailleurs, le dernier Warhaus, on aime aussi beaucoup Balthazar, de la musique de film, etc. Cet après midi, on était très excités d’apprendre la programmation des Eurockéennes de Belfort, avec en tête d’affiche Nine Inch Nails, c’est un groupe qu’on n’a encore jamais vu et on est trop fans.

L’album Weathering est sorti le 7 avril dernier chez Barclay qui est un label prestigieux, vous avez construit votre carrière à force de tournées incessantes, vous avez créé la maison de disque Cold Fame Records et l’agence de booking Cold Fame Booking. Vous êtes jeunes (moyenne d’âge 22 ans), pourtant, comment avez-vous pu mettre tout ça en place en partant de rien et, de surcroît, quand on vient de Mulhouse en Alsace qui n’est pas la ville la plus rock de France ?

Last Train : On s’est rencontré quand on était au collège et on a d’abord fait du rock d’une manière innocente. Ensuite, quand on a eu le permis, on a commencé à faire des dates en déplacement. C’est Jean- Noël le chanteur qui nous trouvait des dates. On a fini par louer un Van et on est parti sur les routes. En réalité, on a toujours voulu jouer ailleurs que près de chez nous, sortir de notre zone de confort et c’est Jean-Noël qui a été notre agent jusqu’à 2/3 ans d’ici.

Last Train © Jean-Pierre Vanderlinden

Il devait déjà avoir un bon carnet d’adresse, Jean-Noël. Ça ne doit pas être évident pour un jeune groupe de trouver des dates ?

Last Train : Même pas. On regardait beaucoup où les groupes qui étaient plus connus avaient joué. Jean-Noël prenait son téléphone, on appelait et on y allait au culot. Aujourd’hui, Jean-Noël est rentré dans le paysage des tourneurs reconnus, il s’occupe de quelques groupes. Mais on est parti de rien, on vient d’un bled près de Mulhouse et nos parents étaient prof, assistant social ou ingénieur, très loin de la musique.

 J’ai remarqué que vous avez signé en licence avec Barclay, donc vous restez propriétaires de votre musique que le label peut diffuser ou dupliquer. C’est un choix malin qui semble réfléchi et même assez rationnel, ce qui n’est pas toujours le cas des premiers contrats quand on a envie d’être signé?

Last Train : Dans notre cas, bizarrement, on n’avait pas spécialement envie d’être signés et  tout est venu d’une grosse mise en lumière au printemps de Bourges en 2015. Les maisons de disques importantes se sont rapprochées de nous et il s’est avéré qu’avec Barclay le contact a tout de suite été excellent. On s’est rendu compte que leurs projets et leurs idées rencontraient les nôtres et on n’était pas du tout en conflit, ce sont des gens avec qui on a accroché tout de suite. C’est une équipe de vieux de la vieille qui ont fait les grosses années rock, qui ont accompagné Bashung. Des passionnés, pas des businessmen. Maintenant, ça reste une maison de disques et la notion de business est bien évidemment présente. Mais, contrairement à d’autres gros labels où il y a un gros turnover dans la direction, chez Barclay, les D.A. sont restés quasi les même depuis 20 ans. C’est cool et on est très contents de bosser avec eux.

Last Train © Jean-Pierre Vanderlinden

La pratique de l’anglais c’est souvent la première difficulté que rencontrent les groupes français lorsqu’il font le choix de chanter dans cette langue, chez vous ça sonne très bien, ça roule même, il y a un secret à ça ? Il est doué en langues, Jean-Noël ? Ou alors c’est le genre de détail que vous soignez particulièrement ? 

Last Train : Je pense qu’on n’est pas plus doué que d’autres en anglais mais à force de tourner à l’international on augmente notre niveau. Puis, on fait très gaffe à ça en studio, on sait que si on fait la moindre faute on va nous attendre au tournant. Donc…

Tim et Antoine merci pour cette interview, j’espère que tout se passera bien sur scène pour vous ce soir et bonne route avec Last Train.

Last Train : Merci à toi.

Propos recueillis par Jean-Pierre Vanderlinden 

Le concert en images …

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