De Liège à l’Écosse, la terreur récalcitrante est partout sauf dans le rock de Théo Clark qui sort les guitares et amène la lueur

Entre un champ de coquelicots et un ciel ravagé par des oiseaux brouillons, vous diriez, vous, que tout cela n’annonce rien de bon ? C’est faux ! De tout temps, nos sociétés gangrénées et tourmentées ont inspiré les artistes. Pour son premier album, le Liégeois-Écossais Théo Clark a trouvé matière à alimenter son rock sur un album au titre à rallonge (« Terror Terror Everywhere Nor Any Stop to Think » et au plaisir prolongé. L’aventure commencera le 15 novembre à la Rotonde du Botanique pour une release party.

C’est sur un rythme de thriller guitaristique que s’ouvre ce premier album, sur des notes scintillantes aussi et une voix incisive. Théo Clark est dans la place et dans nos oreilles et ne va pas les quitter de sitôt. Ce Dots est un hit en puissance, harmonieux et fracassant, entêtant de la meilleure des manières.

Si les guitares et le sens sont engagés, que Theo Clark ce n’est pas du bubble-gum bien lisse, les voix sont au diapason et viennent un peu plus nous chercher sur Weight of the waiting qui, au-delà de son jeu de mot bien amené, commence à prouver toute l’ingéniosité de Théo et son groupe à trouver l’équilibre et à forger des mélodies qui frappent et heurtent des sujets bouillants. Comme le drôle de jeu des médias et du terrorisme, le double tranchant des réseaux sociaux ou la crise des migrants qui s’est heurtée au mur construit par les pseudo-experts qui pensaient humainement dire « halte là » en se préoccupant du « Et nos sdf ».

Résolument, Théo Clark n’y va pas par quatre chemins et, dans sa pratique d’un rock issu des plus belles traditions, on sent qu’il n’est pas commerçants de brûlots. Le gaillard aux origines écossaises (pas de ceux qui cachent leur accent mais de ceux qui l’affirment loin de l’anglais approximatif de certains artistes qui l’ont choisi par défaut) ne s’est pas dit: « oh, je vais faire un titre sur telle ou telle problématique, ça va marcher du tonnerre, c’est dans l’air du temps ». Oh que non, il y a de l’esprit et de la rage dans ce premier album hissé haut et intemporel, sans concession.

Du plaisir musical aussi tant dans ces glissements psychédéliques mais aussi plus baladeurs (le formidable et bouleversant Between Reloads, Childs play) on sent que le jeune homme sait y faire et qu’il veut malgré tout se tourner vers la lumière. Théo Clark pose un art, un acte, démonte le titre de son album en prouvant que la lueur peut venir de l’horreur, qu’on peut être conscient et heureux, sans pour autant se regarder le nombril. Cet album-là, on sent qu’il va longtemps nous accompagner et qu’il va s’épanouir sur scène.

Artiste : Théo Clark

Album : Terror Terror Everywhere Nor Any Stop to Think

Nbre de titres : 10

Durée : 38 min

Genre : Indie Rock

Label : Anorak Supersport

Date de sortie : le 15/11/2017

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