Les Ardentes 2017 ? Elles sont vraiment, elle sont vraiment phénoménales la la la la la

Le soleil éclatant, écrasant même, nous rappelle que l’été est bel et bien là sur les plaines de Belgique. Plaine  de campagne ou plaine de ville, bientôt une bonne partie d’entre elles se pareront de leur tenue festivalière. Du côté de Liège, comme chaque année en juillet, les festivaliers se donneront rendez-vous pour le Festival Les Ardentes qui se déroulera du 6 au 9 juillet inclus !

(Texte : ManuGoPhotography et Alexis Seny)

Si l’an dernier pas moins de 90.000 passionnés de musiques « plus éclectiques que ça tu meurs » s’y sont rendus, gageons que la foule sera encore tout aussi nombreuse au Parc Astrid pour accueillir comme il se doit (et comme le savoir-faire et -fête liégeois l’exige) une centaine d’artistes internationaux mais aussi issus de notre beau microcosme belge. Dans l’arène et sur les scènes qui assez grandes que pour laisser les spectateurs s’émanciper sans se serrer comme des sardines, s’y succéderont du jeudi au dimanche des têtes d’affiches, groupes émergents aux influences rock, electro, hip-hop, house, techno, drum’n’bass, soul, chanson française, folk, pop et musiques urbaines. Le tout dans un parc verdoyant bordant la Meuse et situé à deux pas de la ville. Bref, Les Ardentes forment un microcosme, un monde à part où il faut bon chiller dans une ambiance chaleureuse. C’est vrai que les Ardentes portent bien leur nom !

Et pour réchauffer un peu plus l’ambiance, l’équipe de programmation à l’initiative n’a pas son pareil pour concocter une affiche efficace, faite de sons du moment et d’autres plus intemporels, d’une volonté de croiser les genres tout comme les publics. D’ailleurs, s’il ne devait y avoir qu’un type de public au festival liégeois, il serait indéfinissable, coloré, métissé, urbain mais n’ayant pas peur de la jungle sonore qui s’ouvre à lui.

Ainsi, le jeudi, pour l’ouverture, il y aura déjà du lourd. Avec des enfants du pays comme Scylla dont le rap mature et percutant n’a pas fini de nous sonner. Un rap totalement différent de celui que proposera Booba, Ze tête d’affiche du jour. Quitte à profiter à fond de l’été retrouvé, La Plage vous tendra les bras au fil des pistes de son premier EP Saint Antoine. Vacances j’oublie tout, c’est un peu ça avec ce trio bien dans l’air du temps. Et quitte à oublier tout, la première chose à faire est d’oublier son cerveau pour aller voir Jacques, l’électron libre de la scène barrée à la française. S’ajouteront au menu le hip hop et la soul de Coely, l’esprit touche-à-tout de Gramatik, sans oublier l’électro rêvé et sans pareil de Soldout qui nous est revenu comme une illumination avec l’album Forever qu’on n’oubliera pas de sitôt. Bref du beau monde et encore d’autres tout aussi prometteur pour intensifier peu à peu l’échauffement.

Vendredi, là encore, il faudra être bien rogneux pour ne pas trouver son compte dans l’affiche proposée. Côté belge, que du bon, avec les locaux Piano Club. Ils ont passé dix ans et on ne s’est toujours pas lassé de leur musique colorée, de jolies ondes qui agissent comme des médicaments naturels et efficaces contre la morosité. Plus rock, plus intense sans doute, BRNS affine son grand retour après un premier album qui avait fait date. Plus « hardcore » dans son rap, Damso est sans doute l’un des Belges les plus attendus sur les bords de Meuse, tout comme le DJ Henri PFR qui continue son rêve éveillé, de grandes dates en grandes dates. Roméo Elvis et Rive, dont on vous a déjà parlé comme de grandes sensations du moment et des années à venir seront aussi de la fête. Rayon international, on ne présente plus Sean Paul. Mais il faudra aussi compter avec le folk du surfeur Jeremy Loops, l’univers envoûtant de Fishbach puis la magie vocale de LP. Ah oui, s’il y en a un à ne surtout pas rater, c’est Tim Dup, un surdoué qui a reçu l’héritage des plus grands et n’a de cesse de monter, monter, monter.

Samedi, c’est le jour qui nous intéresse le plus puisque notre photographe ManuGo Photography y promènera son objectif et ne manquera pas de « shooter » les dix-neuf groupes qui se produiront. Dont Placebo dont la renommée n’est plus à faire ou encore La Femme, victorieuse aux Victoires de la Musique en 2014 avec son album révélation de l’année et arrivée, en février 2017, en deuxième position de « L’Album rock de l’année » pour l’album « Mystère », toujours aux Victoires de la musique, en 2017. On n’oublie pas les (pas si) petits Belges puisque Warhaus, le groupe « dissident » de Balthazar et de Soldier’s Heart, sera également présent, appelant la nuit et les danses sans fin et promenant les spectres de Gainsbourg et Cohen, l’esprit d’un Nick Cave. Le premier album arrive en septembre et on sera bien content d’en avoir un aperçu. Autre phénomène, Georgio répandra la gloire d’Hera sur Les Ardentes. L’occasion pour ManuGo de le prendre en photo, après avoir croisé les objectifs avec lui, l’an dernier, au BSF mais également aux Solidarités (où il avait fait cramer son pc sous un soleil de plomb). Ses morceaux sont cohérents, son rap est bien foutu. Le « Monde » a dit de lui : « Georgio, un rap qui cogne et laisse des bleus » à propos de son 1er album « Bleu Noir ». Le deuxième aligne encore plus les grands moments. Et si vous avez envie de folie et de frénésie, vous trouverez votre bonheur dans les trips que vous proposeront Mountain Bike et The Experimental Tropic Blues Band. Les camisoles de force ne sont jamais bien loin. Vous en redemandez ? Alors passez voir Paradis et The Pirouettes, c’est fin bien à ce qu’on dit.

« Last but not the least », on a coutume de dire et la maxime sera sans aucun doute respectée, dimanche, des heures brûlantes (on l’espère, c’est mieux que la drache) de l’après-midi aux heures avancées de la nuit. Jusqu’à la dernière minute, Les Ardentes ne feront pas s’économiser leurs adeptes. Sur les scènes, se côtoieront une nouvelle fois des petits poucets qui deviendront grands et quelques géants. En attendant Julien Doré qui transformera la Meuse en Lac coco câlin ou l’enfant terrible du rock qu’est Liam Gallagher, vous pourrez vous sustenter avec, c’est trop rare que pour passer outre cette belle découverte, le duo Glass Museum. Un piano-batterie surprenant. Puis, il y aura aussi la remarquable formation Fugu Mango qui marie l’exception belge aux métissages tous azimuts, avec le sens du rythme en prime. Sachant être original tout en visitant les répertoires français mais aussi jazzy et humoristique, Aquaserge est peut-être l’une des grandes surprises de cette affiche. Quand on vous disait que Les Ardentes savaient être éclectiques. Dans la mouvance hip-hop, avant les seigneurs de Chinese Man, on ne saurait trop vous conseiller de passer voir TheColorGrey, ZE sensation live flamande du moment. Puis, bon, pour conclure en beauté, il y a la star interplanétaire DJ Snake. On vous a dit que Les Ardentes étaient un festival immanquable de la saison (f)estivale ?

On vous donne donc rendez-vous sur notre page pour le reportage photos qui suivra.

Info et derniers tickets sur le site : www.lesardentes.be/festival/fr

Photo de couverture : Dominique Houcmant pour les Ardentes

 

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