Little Mix à Anvers, Mixers got the (girl)power !

Groupe incontournable du moment, véritable déferlante de beaux messages de féminismes et d’acceptation, les quatre filles de Little Mix ont fait escale à Anvers pour leur Glory Days Tour. L’occasion pour Branchés Culture de sortir de sa zone de confort pour aller se frotter au monde édulcoré d’une pop bien mainstream qui ébranle tout sur son passage ! On a dansé, on a hurlé, on a chanté et on a vécu un grand concert, inattendu et terriblement jouissif ! 

Little Mix @Sportpaleis (Branchés Culture) (4)

All night, no sleep, cause I’m feeling like I’m always dreaming…

20h, la Lotto Arena résonne déjà des cris de quelques milliers de fans venus en nombre applaudir Little Mix mais pas seulement. Un drap noir tombe et une batterie fluorescente se dévoile sur scène. Un nom y est estampillé, The Vamps, scandé par ce public encore jeune et frais en majorité féminin. Car si les quatre anglaises sont en tête d’affiche ce soir, le quatuor masculin peut se targuer d’être aussi connu qu’elles. Les Mixers sont venus en nombre ce soir, mais à juger par leurs cris, elles sont aussi Vampettes.

Aujourd’hui, il ne sont que trois, James n’est pas de la partie, ce qui vaut au public de lui dire bonjour par téléphone interposé. Un gigantesque Hello James résonne dans la salle porté par des milliers de voix à l’unisson. Un moment presque frissonnant, une grande communion de fans et de moins fans (n’oublions pas qu’il y aussi des parents parmi la foule) prêts à passer un bon moment tous ensemble.

Hello James – Europe tour

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Comité réduit sur scène, peut-être, mais l’énergie est bien au rendez-vous et l’on n’en attendait pas moins de ces tout jeunes garçons aux chansons toutes plus lumineuses et efficaces les unes que les autres. Derrière sa batterie, digne des plus grands, Tristan Evans déverse un flot de vitalité qui impressionne. Au devant de la scène, on retrouve Connor Ball, bassiste et guitariste, poussant également la chansonnette de temps à autre et bien sûr Bradley Simpson, chanteur survolté, sautant, dansant, exhortant son public à secouer all those lovely asses et lançant des blagues entre les chansons. La jeune formation, n’est peut-être que première partie, mais elle serait bien capable de faire danser cette assemblée jusqu’au bout de la nuit!

Thank you Belgium

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Une jeunesse motivée qui relève le défi haut la main de chauffer une salle immense et pleine à craquer. Nul besoin de préciser que le contrat est rempli, haut la main ! All Night, Middle of the Night, Oh Cecilia, Wake Up, le public n’en est pas à sa première découverte et chante avec Bradley Simpson qui n’hésite pas à aller au plus près de son public. Quarante minutes de good vibes et d’une jeunesse qui donne espoir! Non, la pop n’est pas morte et enterrée, la musique populaire peut encore vivre de belles années avec cette jeunesse motivée qui a déjà tout compris à l’art de la scène. S’ils ont l’air de prendre leur pied, nous aussi !

Can’t stop a hurricane, ladies it’s time to awake !

21h, le phénomène s’apprête à monter sur scène. Elles ne sont même pas en retard que le public s’impatiente déjà. Les décibels montent en flèche en attendant que le rideau tombe. C’est alors que Perrie, Jesy, Leigh-Anne et Jade se cachent encore en coulisses que l’on se rend compte de l’ampleur du projet qu’elles ont réussi a créé, prouvant que les girls band ont encore toute leurs raisons d’exister. L’engouement du public en est la preuve. 17 millions d’albums vendus à travers le monde, la plus grande tournée des stades en Angleterre, devançant Adèle, un Grand Rex complet en dix minutes, une pulvérisation du record détenu par les Spice Girls depuis vingt ans aux USA.

Une première note de musique ébranle la Lotto Arena, embrasant le public. L’intro est lancée, les lumières clignotent et les quatre visages de nos stars du jours apparaissent sur le grand écran derrière la scène. Au centre, une première ombre s’avance, puis une deuxième, une troisième et une quatrième. Une entrée soignée, le show peut commencer. Et c’est Power qui ouvre ce grand bal, la danse est déjà au rendez-vous, les tenues, aussi originales que parfaites aussi. Les filles, rejointes par leurs danseurs, donnent déjà tout ce qu’elles ont à leur public déjà en furie.

Elles enchaînent directement avec Salute, la plus féministe de leurs chansons, dévoilant rapidement derrière les paillettes, leur autre facette. Celle d’un groupe engagé, porteur de messages d’espoir pour toutes ces jeunes filles, futures femmes qui les suivent, les écoutent et les admirent.

Ladies all across the world, listen up, we’re looking for recruits. You think we’re just pretty things. You couldn’t be more wrong.

 

Mesdames partout dans le monde, écoutez, nous sommes à la recherche de recrues. Vous pensez que nous sommes que des jolies choses. Vous ne pouviez pas avoir plus tort.

Justement, elles s’érigent presque en grandes sœurs pour cette armée de fans à la recherche de véritables modèles, plus vraies que les soeurs Kardashian, plus accessibles que la Duchesse de Cambridge. Elles se posent sur scène non pas pour livrer leurs corps aux regards indiscrets, mais pour partager tout en simplicité. Leurs tenues ne ressemblent à aucunes autres, leurs corps sont ce qu’ils sont avec leurs courbes et leurs défauts qu’elles assument jusqu’au bout des ongles.

Little Mix @Sportpaleis (Branchés Culture) (9)

Aussi bien dans leur baskets que dans leurs hauts talons, les quatre copines, incroyables performeuses, nous livrent dès les premières minutes un show qu’on ne risque pas d’oublier. Et la suite est bien alléchante. Un peu de magie noire au programme pour trouver le prince charmant ou simplement des réponses. Le sort est jeté mais le public est déjà tout ensorcelé. S’en suivent alors avec plus d’énergie et d’amour encore, Your Love, F.U. (le seul titre pour lequel elles s’autorisent à s’asseoir) mais aussi le touchant Nobody Like You, ainsi que Hair en featuring avec Sean Paul dont la voix résonne aussi dans la salle et dont le visage apparaît sur l’écran géant sous les acclamations d’une foule aux anges.

Little Mix @Sportpaleis (Branchés Culture) (11)

Un petit interlude de danse plus tard et les revoilà déjà sur scène dans une tenue différente, le show peut continuer. Des singles encore et toujours dans nos oreilles qui en redemandent sans cesse. Il faut dire que ces filles sont de véritables machines à tubes. Tout est sujet à devenir un hymne pour leur Mixers. Les derniers en date sont aussi de la partie; Touch bien sûr mais surtout un titre qu’elles ne pouvaient pas laisser de côté: No More Sad Songs. Chanson qui électrise le public, une arme musicale de choix pour affronter les aléas de la vie, presque un mantra pour garder la pêche et avancer coûte que coûte.

Et le temps passe et notre quatre show girls bougent avec toujours autant d’intensité, si pas plus. Mieux encore, leurs voix sont incroyables, aussi puissantes et maîtrisées qu’en studio, alors qu’elles sont en live, dire qu’elles bougent beaucoup n’est qu’un pâle euphémisme. Ici pas l’ombre d’un playback, encore moins d’une fausse note. La performance est bien au rendez-vous. Là où certains artistes peinent à tenir une note, elles arriveraient à percer le plafond de la Lotto Arena par leur puissance.

 

Little Mix @Sportpaleis (Branchés Culture) (2)

Les Little Mix nous proposent bien vite de retourner quelques années en arrière le temps d’un morceau et pas n’importe lequel, leur tout premier single Wings. L’heure est ensuite à l’émotion avec Secret Love Song, un titre particulier pour la communauté LGBT. L’histoire d’un amour, que l’on voudrait crier depuis les toits mais que l’on est forcé de garder secret. La soirée atteint un sommet, et la scène dépouillée de tout artifice est prête à n’accueillir que l’émotion pour ce moment d’émotion inespéré.

Et voilà déjà que la fin approche. Les Little Mix n’hésitent pas à tester les connaissances de leur public sur leurs chansons et vient déjà l’heure de quitter la scène. Mais personne n’est prêt à les laisser partir, si elles sont passées outre de certains piliers de leur répertoire, il y en a tout de même qu’elles ne peuvent oublier! Heureusement, elles reviennent. Elles rient, la foule ne les laisse pas en placer une, les acclamations sont d’une intensité insupportables aux tympans. Apparemment, nous sommes l’un des meilleurs publics qu’elles aient jamais eu. Plutôt gratifiant ! Une dernière chanson pour la route, qu’elles dédient à chaque personne dans la salle qui possède un « ex », avant de proposer à chaque personne de chanter avec elle du fin fond de ses poumons. « This is a shout out to my ex », rugit Perrie. La foule explose, c’est la chanson qu’elle attendait, puissante et salvatrice. Quoi de mieux pour clore ce concert en beauté que ce message ; dire bye bye au passé et aux ex’s en passant pour aller de l’avant ?

Nos bonnes copines disparaissent alors derrière la scène, leur joie de vivre et leurs espoirs vibrent encore dans nos cœurs lorsque les lumières se rallument. Je vois des visages conquis partout autour de moi, des sourires, des larmes d’émotions même; elles ont rempli leur contrat. Et si je suis, moi aussi ravie de ce concert, il subsiste tout de même un ombre sur mon tableau. Si les chorégraphies virevoltantes étaient bien au rendez-vous, il manquait malgré tout quelque chose: une mise en scène un peu plus poussée ! Car à part ce grand écran sur lequel des images de clips sont diffusées la scène est plutôt vide, même si nos quatre superstars l’occupent vachement bien, il faut l’avouer. En réalité, on est loin de ces mises en scènes léchées et grandiloquentes qu’elles ont l’habitude de livrer à chacune de leur performances télévisuelles. En bref, on adorerait qu’elles nous en mettent encore un peu plus plein les yeux.

Quoi qu’il en soit, un concert des Little Mix, c’est en fait un de ses bonbons sucrés et acides à souhait qui vous laisse la langue colorée pendant des heures. C’est pétillant, édulcoré, fun et plein de bonnes intentions. On a envie de porter ces jeunes filles jusqu’aux étoiles parce qu’elles nous font rêver. Et dire qu’elles aussi ont un jour été à notre place, des rêves plein la têtes, prêtes à franchir les portes de X Factor, là où tout allait changer. Sur scène, elles donnent tout ce qu’elles ont, elles partagent et font passer de beaux messages à leur communauté de fans. On peut lire qu’elles sont les nouvelles Spice Girls, mais elles sont bien plus que ça. Alors oui, elles font de la pop, oui, elles sont mainstream, mais elles sont surtout ce dont le paysage musical avait besoin. Un girls band qui s’élève à l’opposé de l’image de la femme-objet, un groupe de grandes sœurs pleines de good vibes, prêtes à inspirer toute une génération.

Little Mix @Sportpaleis (Branchés Culture) (6)

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