The Last Contract : Papy n’est pas encore mort et c’est bien là le problème !

Quand nos gouvernements entendent mettre les vieillards de plus en plus tard au boulot, on peut s’attendre à tout. Enfin bon, soit, l’activité du vieillard, dont les derniers faits d’armes nous sont contés par Ed Brisson, Lisandro Estherren et Niko Guardia, n’est pas très… légale. Ainsi, avec le vieillissement de la population, il n’est désormais plus rare de voir des vétérans de la carabine trusté les premiers rôles. La preuve, ce 3 mai, Morgan Freeman, Alan Arkin et Michael Caine tenteront de braqué le box-office. Dans un tout autre genre, The Last Contract nous offre un héros dans la lignée du Harry Brown du même Michael Caine. Et il n’est pas franchement question de… rédemption.

© Brisson/Estherren/Guardia chez Boom! Studio

Résumé de l’éditeur : Après une vie passée comme tueur à gages, un vieil homme profite d’une retraite paisible en compagnie de son chien. Mais lorsque la liste de ses contrats pour un boss mafieux est révélée par un mystérieux maître-chanteur, il est obligé de faire face aux démons du passé et de revenir aux affaires. Alors qu’il se bat pour survivre et protéger ceux qui sont exposés par cette liste, le vieux tueur fait tout pour découvrir l’identité du maître-chanteur, sans se soucier de ce qui l’attend au bout du chemin.

Variant Cover de Vanesa Del Rey pour Boom! Studio

Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme, pourrait-on emprunter à la traduction française d’un film des frères Coen et d’un livre monumental de Cormac McCarthy. C’est vrai, par rapport à cette oeuvre, le décor a changé, The Last Contract se veut urbain (ce n’est pas pour rien qu’il s’érige sous le label 619) mais l’ambiance qui hante chaque recoin de case est tout aussi désespérée. Et même si les lumières de cette ville aux mille feux charment l’autre rive, sur la rive des hommes, des vrais, c’est la barbarie de l’ombre qui règne en maître.

© Brisson/Estherren/Guardia chez Ankama

Aussi, sur la centaine de planches que comptent cet album fomenté dans la plus crasse des violences, deux seulement (les deux premières, à vrai dire) transpire par la quiétude. Pour le reste, c’est à la chaleur et à la lueur des cigares, au son des balles qui heurtent la mort à la vie et des cris torturés des humains en sursis. The Last Contract, c’est avant tout le trait de Lisandro Estherren qui s’unit aux couleurs de Niko Guardia pour le pire et le… pire. Ici, comme leur héros qui jamais ne se repentira, la violence n’a rien d’expiatoire, elle est jubilatoire. Hard boiled à souhait et sans temps mort, The Last Contract a beau posséder une trajectoire incertaine et un redoutable twist, il n’éloigne jamais le spectre de ses prédécesseurs.

© Brisson/Estherren/Guardia chez Ankama

Car, comme on l’a dit, la thématique des vieux qui reprennent du service n’a plus rien d’original et il manque une étincelle pour que la toile ensanglantée des trois auteurs prennent flammes et un peu plus vigueur. Reste une descente en enfer irrésistible qui ne recule devant rien pour aller toujours plus loin.

Titre : The Last Contract

Récit complet

Scénario : Ed Brisson  (Fb)

Dessin : Lisandro Estherren

Couleurs : Niko Guardia

Traduction : Nicolas Meylaender

Genre : Polar, Thriller, Roman noir

Éditeur : Ankama

Label : 619

Nbre de pages : 112

Prix : 14,90€

Date de sortie : le 03/03/2017

Extraits : 

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