Entre magie et étalage de virtuosité envahissant, Dream Theater a soufflé le chaud et le froid au Lotto Arena

Après une tournée consacrée à leur dernier album « The Astonishing »  qui avait fait halte à Forest National il y a quelques mois, Dream Theater était de retour, mercredi, au Lotto Arena avec un nouveau spectacle intitulé «  Images & Words & Beyond ». Le groupe de metal progressif américain a décidé de s’attaquer à la réinterprétation intégrale de son chef d’oeuvre sorti en 1992, il y a juste vingt cinq ans. Le show anniversaire se présentait en deux parties : une première qui m’a réellement déçu et une deuxième consacrée à Images and Words nettement plus passionnante .

© Jean-Pierre Vanderlinden 2017

C’est devant un Lotto Arena rempli de moitié que Dream Theater entame son premier set par «  The Dark Eternal Night » .

© Jean-Pierre Vanderlinden 2017

Très statique, le groupe emmené par un James Labrie dont la voix reste égale à elle même mais qui n’a jamais été un grand performer, va nous proposer un voyage très technique et redondant durant lequel je vais m’ennuyer à de nombreuses reprises.

Le band à beau inclure un hommage à Metallica en jouant quelques mesures d’Enter Sandman » durant l’interprétation de «  As I Am » et nous revisiter «  Portrait of Tracy » du grand Jaco Pastorius prétexte à un solo de basse de John Myung, l’addition de titres à rallonge et interminables finissent par perdre l’attention de l’auditeur. Car hormis la musique livrée en mode XXL – vas-y que je te rallonge le morceau et que je te le rallonge encore – , sur scène il ne se passe rien. Seul l’excellent Jordan Rudess au claviers assure le show comme il peut en bougeant un maximum derrière ses claviers durant cette première heure de concert .

© Jean-Pierre Vanderlinden 2017

John Petrucci esseulé à droite de la scène balance ses solos plus vite que son ombre tandis que la section rythmique assure avec la maestria qu’on lui connait ; mais sans une once d’émotion. Certes, ces cinq là sont des virtuoses, mais où est le partage dans tout ça ? Et l’ambiance ? Et ce ne sont pas les fréquentes disparitions en coulisses de James Labrie durant les interminables moments démonstratifs de ses acolytes qui arrangent les choses.

Après une pause d’une vingtaine de minutes le groupe est de retour et s’attaque à Images & Words, et là, on retrouve le Dream Theater qu’on aime, celui qui nous a bluffé avec un album formidable témoin d’une époque où il alliait compositions mélodiques et prouesses techniques sans en faire trop. On savoure donc l’interprétation live de l’album jusqu’à la dernière note de «  Learning to Live » avec au passage un solo de batterie démonstratif de Mike Mangini.

© Jean-Pierre Vanderlinden 2017

Le groupe reviendra pour un rappel bien trop long  avec l’interprétation à la note près des sept mouvements de  » A Change of Seasons »  qui le voit retomber dans ses travers actuels et se laisser noyer par une technique irréprochable au détriment de l’aspect mélodique et émotionnel.

© Jean-Pierre Vanderlinden 2017

En résumé, un concert de 160 minutes qui a dû enchanter les amateurs de technique pure qui trouvent Joe Satriani passionnant, charismatique et émouvant. Oui, oui, ça existe ! Quant aux autres, mieux vaut qu’ils réécoutent l’album tranquillement chez eux, un Jack Daniels à la main. Au moins sur un lecteur cd il y a une touche… next !

Texte et photos : Jean-Pierre Vanderlinden aka JPROCK THE DARK FEATHER.

Setlist Lotto Arena – 26.04.2017 :
The Colonel ( tape)

Act 1:

The Dark Eternal Night
The Bigger Picture
Hell’s Kitchen
The Gift of Music
Our New World
Portrait of Tracy
As I Am
Breaking All Illusions
Act 2 (Images and Words):

Happy New Year 1992
Pull Me Under
Another Day
Take the Time
Surrounded
Metropolis Pt. 1: The Miracle and the Sleeper
Under a Glass Moon
Wait for Sleep
Learning to Live

Encore:

A Change of Seasons: I The Crimson Sunrise
A Change of Seasons: II Innocence
A Change of Seasons: III Carpe Diem
A Change of Seasons: IV The Darkest of Winters
A Change of Seasons: V Another World
A Change of Seasons: VI The Inevitable Summer
A Change of Seasons: VII The Crimson Sunset

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