Treize ans après, le Chili de l’Araucaria sous le crayon de Baudoin n’a pas pris une ride

Comme ces cartes d’État-Major qui malgré les GPS sont toujours aussi précieuses et pointilleuses, quand ils sont bien faits, les carnets de voyage ne s’oublient pas et restent en mémoire. Encore plus quand au-delà de la description généreuse du territoire découvert, ces notes éparses et ces dessins improvisés sur le vif ramènent quelque chose d’authentique, un supplément d’âme. Alors forcément quand on s’appelle Baudoin, on accommode les deux avec moult délicatesse.

© Baudoin chez L’Association

Résumé de l’éditeur : « C’est un arbre qui a comme des mains au bout. Des mains qui offrent. C’est un des arbres les plus vieux de la planète. » L’arbre décrit ici par Baudoin, c’est l’araucaria, un arbre originaire du Chili, pays qu’il va découvrir un mois durant, en 2003. Invité par la bibliothèque de l’institut franco-chilien, il est là pour donner des cours de dessin, et pourtant, il découvre et apprend autant qu’il enseigne.

© Baudoin chez L’Association

Santiago, Valparaiso, Pinochet ou Allende, puis Neruda, le puissant poète, face à un héritage pareil, comment Edmond Baudoin aurait-il pu ne pas voir plus loin que le bout de son nez ou de ses pieds. Près de quinze ans après son voyage, les effluves du Chili ne se sont pas évaporés et reviennent comme si de rien n’était, comme si le temps passé depuis ne s’était calculé qu’en quelques secondes. Les images comme le trait se reforment au fil des premières pages et très vite, on fait le voyage, de ce début de printemps urbain aux barques qui attendent de prendre la mer, d’une idée de « libertad » au désert qui guette la route panaméricaine.

© Baudoin chez L’Association

C’est un fait, Baudoin n’a pas son pareil pour faire parler les paysages mais aussi les gens qui y vivent et les esprits qui s’y promènent. Comment faire abstraction du poids du passé. Tour à tour détaillé ou plus difficile à suivre, ce petit album (presqu’au format poche) d’Edmond Baudoin propose un voyage partiel, absolument pas exclusif, mais tellement porteur. Porteur car Edmond Baudoin pourrait venir en sa qualité d’expert-dessinateur dans cette bibliothèque qui l’invite, il n’en est rien et sa curiosité métamorphose le cours de dessin qu’il donne et qui aurait pu être unidirectionnel mais n’en est rien. Voilà un ouvrage qui fourmille de pistes pour explorer le Chili et n’a rien perdu de son actualité. Comme une preuve, on en veut les douze pages qui augmentent cette édition 2017.

Titre : Araucaria

Sous-titre : Carnets du Chili

Carnet de voyage

Scénario et dessin : Baudoin

Noir et blanc

Genre : Voyage, Réflexion, Histoire

Éditeur : L’Association

Collection : Ciboulette

Nbre de pages : 56

Prix : 13€

Date de sortie : le 14/03/2017

Extraits : 

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