Capitan Erik, résurrection digne de ce nom pour un ancien héros des petits formats

Il y a des retours plus évidents que d’autres. Bob Morane, Corto Maltese et autres Bécassine ne le savent que trop bien. D’autres « come-back » tiennent du bagout éditorial et de l’amour, même risqué, du septième art et de ses tentacules tous horizons. C’est dans cette seconde case (quel euphémisme quand on parle du Neuvième Art) que l’on peut ranger Capitan Erik, héros créé par Claudio Nizzi en 1972 et repris par Attilio Micheluzzi dès 1976, qui reprend du galon dans une réédition des trois premiers récits, liés, en un seul album. Hissez haut !

© Nizzi/Micheluzzi chez Mosquito

Résumé de l’éditeur : L’île de Tao Tao, confetti perdu dans l’immensité du Pacifique… Un joli coin de paradis si d’ignobles crapules ne s’y disputaient pas une statuette africaine. Capitan Erik et son équipage se retrouvent mêlés malgré eux à une poursuite échevelée. Micheluzzi & Nizzi mettent en scène une galerie de personnages attachants qui vont désormais voguer dans les mers du Sud et se confronter aux multiples péripéties de l’Aventure…

© Nizzi/Micheluzzi chez Mosquito

Dans ce premier tome, on embarque sans sommation comme si les personnages étaient de vieilles connaissances. Du haut de mes 25 ans, il va de soi que Capitan Erik, en vérité marin scandinave, était pour moi un obscur inconnu caché dans l’ombre d’un Corto Maltese. Pas d’inquiétude pour autant, on va faire connaissance et tout va bien se passer sur cette mer irréelle qui offre un coin de paradis entre Honolulu et Tahiti. Bienvenue sur l’Adventurer pour une croisière de tout repos. Enfin, il n’y a que la première case qui le présage; dès la deuxième, les choses se gâtent. L’équipage massif se retrouve au large de Tao Tao, écrin de verdure inhabité. Enfin, ça, c’était ce que pensait Erik avant qu’il n’ait l’oeil et les jumelles attirés par des éclats de lumière qui font morse : « A.u. s.e.c.o.u.r.s. b.a.n.d.i.t.s. s.u.r. i.l.e. ». Des bandits qui convoitent une statuette africaine, et le gros diamant qu’elle porte en son sein surtout, emportée par l’un d’eux vers Bombay. Sauf que le bienveillant Erik va bientôt se retrouver aux prises avec les pirates de son propre bateau. L’aventure à portée d’ancre.

© Nizzi/Micheluzzi chez Mosquito

Duperie, armes braquées et course contre-la-montre et contre l’océan, à bâbord comme à tribord, ce premier tome de Capitan Erik (qui rassemble trois épisodes de 16 planches formant une seule et même histoire) n’a rien à envier aux héros maritimes dont le souvenir, et le présent, reste impérissable. Magnifié par les encrages et la perspective du grand large, par toute l’intensité que donnait Micheluzzi à son dessin, force est de constater que ce Capitan Erik, au-delà de sa bravoure et de son grand coeur, est peut-être un héros à l’ancienne mais qu’il mérite un beau futur. Raison pour laquelle, les éditions Mosquito (qui, tombées en amour pour Attilio, rééditent pas mal de ses classiques) comptent bien ne pas en rester là et préparent déjà le deuxième tome dans un format bien plus enthousiasmant que les pocket d’origine plutôt… hasardeux.

© Nizzi/Micheluzzi chez Mosquito

Série : Capitan Erik

Tome : 1 – L’idole africaine

Scénario : Claudio Nizzi

Dessin : Attilio Micheluzzi

Traduction : Michel Jans

Noir et blanc

Genre : Aventure

Éditeur : Mosquito

Nbre de pages : 60

Prix : 14€

Date de sortie : le 06/02/2017

Extraits : 

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