La gazette du BIFFF #5 : entre chefs d’oeuvre essentiels , bons films et gros nanars vite oubliés, le BIFFF est rentré dans sa vitesse de croisière

Salut les accros du BIFFF ! Vous qui aimez frémir, trembler, vous agripper à votre siège, le coeur battant et les tempes en sueur tandis que l’hémoglobine coule à flot sur l’écran et que votre héroïne préférée se fait trucider par un psychopathe, ne ratez pas notre rendez vous (quasi) quotidien de la gazette du BIFFF. Tout, vous saurez tout sur le 35e  festival international du film fantastique de Bruxelles. Critiques de films, impressions, photos, anecdotes, coups de coeur et déceptions, par ici m’sieurs dames suivez le guide !

Première journée, ici : Ouverture du festival 2017 en mode zombie avec The Girl with all the Gifts

Deuxième journée, ici : Horreur, thriller, fusillades et humour noir, le festival est sur les rails

Troisième journée, ici : Où l’on cause de prise d’otage diabolique, de mythes et légendes, de métamorphose et d’un rituel occulte

Quatrième journée, ici : Entre chasse à l’homme, vengeance implacable et pets salvateurs, le BIIF tourne à plein régime

Cinquième journée au BIFFF.

L’après midi commence pour moi avec la projection de The Icebreaker au Ciné 1.

Synopsis1985, le brise-glace «Mikhail Somov» navigue dans les eaux polaires de l’Antarctique afin d’apporter vivres et essence à une station russe. Mais le voyage est loin d’être une sinécure car l’équipage fonce droit sur un énorme iceberg qui a plus de cent mètres de haut ! L’équipage se met à baliser en repensant au Titanic, mais le vaillant capitaine Petrov réussit à esquiver de justesse le glaçon géant, déviant le brise-glace de sa trajectoire initiale. Ce changement brutal de cap envoie le monstre d’acier droit dans un piège glacé qui l’immobilise en pleine course. Il n’y a désormais plus que l’administration moscovite qui peut sortir l’équipage de ce pétrin, mais celle-ci étant aussi efficace que sa flotte de Tupolev, l’aide se fait attendre… Pendant ce temps, la glace grignote de plus en plus le bateau, les réserves de bouffe s’amenuisent dangereusement et l’essence est brûlée afin de tenir l’équipage au chaud, au risque de ne plus pouvoir avancer du tout. Ah, dernier détail : le Godzilla on Ice qu’ils avaient réussi à éviter est de retour. Ce petit coquin a profité de la percée creusée par le « Mikhail Somov » pour filer droit sur le brise-glace…

Après nous avoir livré Metro, un blockbuster capable de rivaliser avec les grosses productions américaines, Sergey Kozlov est de retour via le réalisateur Nikolay Khomeriki avec The Icebreaker (titre original : Ledokol) un film catastrophe qui vous cloue à votre fauteuil deux heures durant. Dès les premières images ont est immergé – c’est le cas de le dire – dans un environnement glaciaire au sein de ce brise glace qui progresse difficilement dans des eaux hostiles et se retrouve nez à nez avec un iceberg de cent mètres de haut. Action, émotion, décor grandiose, personnages fouillés et attachants, The Icebreaker tient toutes ses promesses. Le casting est parfait avec un excellent Pyotr Fyodorov qu’on avait déjà pu apprécier dans Stalingrad et qui est une grosse star en Russie. On tient donc là un très bon film tourné dans des décors naturels (Mourmansk et la Péninsule de Kola) que je vous encourage à visionner dès que l’occasion se présentera, vous ne regretterez pas le voyage.

 The Icebreaker (2016)

Réalisateur : Nikolay Khomeriki

Avec : Aleksandr Pal, Pyotr Fyodorov, Sergey Puskepalis

Genre : catastrophe

Origine : Russie

Durée : 120 min

Note : 14/20

Toujours au Ciné 1 la journée se poursuit avec le très attendu Safe Neighborhood dont le scénario mystérieux n’a pas été révélé avant la projection, et pour cause…

SynopsisPetit garnement chamboulé par sa libido récente, Luke est aux anges lorsqu’il apprend que ses parents prévoient de passer leur samedi soir chez des amis ! Car ça veut dire qu’ils vont faire appel à Ashley, sa baby-sitter de longue date qui a l’art de lui beurrer les cookies avec un doigté qui lui hisse depuis peu le piquet de tente. Mais Ashley va bientôt rentrer à la fac et Luke sait qu’il tient là sa dernière chance pour lui déclarer sa flamme et espérer être gratifié d’un baiser. Sur la bouche, carrément (avec la langue en option, soyons fous !). Mais sa sérénade improvisée va très vite tourner court…

Alors là on tient un des films chocs du BIFFF ! Scénario génial, acteurs formidables, ce petit chef d’oeuvre de noirceur et de terreur horrifique va rapidement devenir culte. Violent mais jamais gratuit, Safe Neighborhood emmène le spectateur dans une suite de retournements de situation absolument jubilatoire où l’humour noir est omniprésent. Au casting,  on retrouve Ed Oxenbould et la craquante Olivia DeJonge qu’on avait déjà pu apprécier dans The Visit. Magnifiquement filmé et mis en scène, ce métrage se déguste comme une glace à la fraise à laquelle un petit malin aurait ajouté un coulis de piments rouges. De l’excellent cinéma de genre comme on l’aime, et je ne vous en dis pas plus pour ne pas déflorer l’intrigue. La suite à l’écran, ticket gagnant garanti !

 Safe Neighborhood (2016)

Réalisateur :Chris Peckover

Avec : Aleks Mikic, Dacre Montgomery, Ed Oxenbould, Levi Miller, Olivia DeJonge, Patrick Warburton, Tara Jade Borg, Tricia Mary Hennessy, Virginia Madsen

Origine : Australie, USA

Genre : comédie noire, horreur

Durée : 85 min

Note : 15,5/20

Après un petit bijou de la trempe de Safe Neighborhood, il n’est pas simple de continuer à captiver le spectateur assis sur son petit nuage. C’est au film français Le Serpent aux Mille Coupures que revient ce dur challenge .

SynopsisAvec sa gueule d’immigré, le vigneron Omar Petit a du mal à trouver sa place dans une collectivité jambon beurre qui ne jure que par le bleu Marine. Pourtant, avec sa femme et sa fille, il ne souhaite qu’une chose : participer à la bonne réputation du chasselas de Moissac, un vin blanc AOC dont le chiffre d’affaires est estimé à 45 millions d’euros. Alors bon, se coltiner des paysans qui écoutent en boucle «le temps béni des colonies» de Sardou, c’est déjà pas facile… Mais se faire prendre en otage avec sa famille par un motard, qui vient de buter trois narcos sud-américains devant ses vignes, ça sort d’un autre tonneau qu’Omar devra boire jusqu’à la lie. Non seulement aucun de ses collègues ne lèvera le nez de sa cuve afin d’aider sa famille, mais leur nouvel invité – par son geste fatal – a alerté des négociants d’un autre type. Ceux dont le chiffre d’affaires pèse plus de 250 milliards d’euros par an et dont la maison mère se trouve quelque part en Colombie…

Partant d’un scénario plutôt prometteur Eric Valette (Maléfique, La Proie), ne parvient pas vraiment à hisser son film au rang d’autres polars français de bonne facture comme ceux d’Olivier Marchal par exemple (Les Lyonnais, MR 73, 36 Quai des Orfèvres). Singeant les productions américaines du genre, mais en nettement moins réussi, Le Serpent aux mille coupures ne convainc pas vraiment et se démarque peu de ce qu’on peut trouver aujourd’hui dans la plupart des téléfilms policiers français récents. Le casting n’est pas mal avec un Tomer Sisley qui en fait des tonnes mais certains rôles secondaires (les flics par exemple) ne sont pas très crédibles. Quelques répliques mal ficelées sensées être dramatiques tapent à côté comme ce flic qui découvre un cadavre totalement mutilé dont les ossements sont empilés les uns sur les autres et s’exclame : « Il n’a pas pu se faire ça tout seul ! » , ce qui déclenche une explosion de rire dans la salle. Bref, Le Serpent aux Mille Coupures fait partie  de ces films qui ne sont pas désagréables à voir mais qui ne nous laissent pas un souvenir impérissable. Vite regardé, vite oublié .

 Le Serpent aux Mille Coupures (2017)

Réalisateur : Eric Valette

Avec : Erika Sainte, Pascal Greggory, Stéphane Debac, Terence Yin, Tomer Sisley

Genre : thriller, polar

Origine : France, Belgique

Durée : 104 min

Note : 10/20

Place maintenant au dernier film de ma sélection pour cette journée avec Johnny Frank Garrett’s Last Word de Simon Rumley.

Synopsis1981. Alors que la ville d’Amarillo s’apprête à fêter Halloween, une nonne de 76 ans est violée, étranglée, frappée et poignardée à mort. Et comme ça se passe au Texas, véritable Mecque du lynchage populaire, les autorités ont tout intérêt à trouver le coupable avant qu’il ne serve de pinata à une foule déchaînée. Très vite, un suspect est arrêté : Johnny Frank Garrett – du haut de ses 18 ans et de son Q.I. à deux chiffres – a la gueule de l’emploi idéale. Au bout d’un procès bâclé, des jurés un peu trop pressés de retourner tondre leur pelouse scellent le sort du pauvre bonhomme et le condamnent à la peine de mort. Dix ans plus tard, Johnny a enfin rendez-vous avec la faucheuse mais, avant de goûter à l’injection létale, il remercie son public comme il se doit : d’abord en leur disant d’aller tous se faire foutre, ensuite en maudissant chacun des jurés sur plusieurs générations. Ce seront ses dernières paroles, mais c’est surtout une promesse qui sera tenue : dans les semaines qui suivent son exécution, les anciens jurés se mettent à mourir dans des circonstances plus qu’étranges…

Inspiré de faits réels Johnny Frank Garrett’s Last Word possède tous les ingrédients pour captiver les spectateurs mais hélas la réalisation du film n’est vraiment pas à la hauteur. Durant les vingt premières minutes, on se dit qu’on tient là un bon démarrage. Mais, rapidement, le film  se perd en effets chocs soutenus par une bande son horripilante dont les effets forcés tapent vite sur les nerfs. Tout est de trop dans ce film, et le réalisateur qui ne connait absolument pas la signification du mot nuance nous balance une réalisation lourdingue qui fait vite sombrer le film dans du grand n’importe quoi et le spectateur dans un pré sommeil seulement interrompu par le prochain effet  visuel grandiloquent ou sonore au volume excessif. Et si à tout ça on ajoute un casting pas terrible , des personnages auxquels on ne parvient pas à s’attacher une seconde et une photographie peu attractive, on atteint vite le degré maximum d’ennui sidéral. Pour moi le plus mauvais film qu’il m’ait été de visionner au BiFFF cette année, rien de moins !

 Johnny Frank Garrett’s Last Word

Réalisateur : Simon Rumley

Avec : Cassie Shea Watson, Dodge Prince, Erin Cummings, Jon Arthur, Mike Doyle, Mike Gassaway, Sean Patrick Flanery

Genre : horreur, serial killer, thriller

Origine : USA

Durée : 95 min

Note : 5/20

Rendez-vous très bientôt pour une nouvelle gazette du BIFFF !

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