Étienne M, papa de la voluptueuse Brezza: « Dessiner les femmes? Un délice pour mes pinceaux »

Ah, Angoulême! Ville de fastes bédéphiles où les grands éditeurs mettent le paquet pour propulser auteurs et héros. Lieu aussi où vous pourrez privilégier la découverte d’auteurs atypiques n’ayant peut-être pas trouvé voie dans les grosses structures éditoriales mais pas dépourvu de talent pour autant. C’est le cas d’Étienne M. Touche-à-tout, il est depuis 20 ans le papa d’une héroïne au charme dévastateur, sensuelle et avec le jazz dans la peau. Une héroïne voluptueuse dont le cinquième tome paraîtra d’ici quelques mois et qui ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Interview avec Étienne M.

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Bonjour Étienne, pour ceux qui ne vous connaîtraient pas, qui êtes-vous ? D’où nous venez-vous ?

Je suis peintre, illustrateur, infographiste et bédéiste… tout ça ! Je suis né en Haute Marne, à Saint-Dizier et je vis actuellement depuis 2000, à Sézanne, une jolie petite ville en Champagne.

La BD, est-ce un rêve d’enfant ?

La BD a fait partie de mes premières lectures. J’ai lu tous les « Rahan », « Pif Gadget », « Gaston Lagaffe », « le journal de Tintin », les « À suivre », « Astérix », « Boule & Bill »… de mon frère aîné. C’est un peu à cause de lui que j’ai découvert la BD !

© Étienne M
© Étienne M

Vos auteurs de chevet ?

Loisel (Pelisse !) Yslaire (Sambre, XXe Ciel.com), Comès (Iris) , Fred (Philémon), Baru (L’autoroute du soleil), Muñoz (Alack Sinner), Larcenet (Blast)…

Le premier grand coup de foudre ?

« La quête de L’oiseau du Temps » de Loisel, à l’adolescence. L’héroïc fantasy m’ennuie maintenant ! 🙂

Votre dernier coup de cœur ?

« Bascules » de Patrick Lacan aux éditions Objectif Mars !

© Patrick Lacan chez Objectif Mars
© Patrick Lacan chez Objectif Mars

Qu’est-ce qui a nourri votre passion ?

Je pense que c’est « Gaston Lagaffe », « Rahan » et tous les « À suivre… » qui ont nourri mon imaginaire. J’ai dû les lire et les feuilleter plusieurs fois pour m’imprégner des traits, des styles. Tout le monde dessinait dans la famille : ma mère, mes deux frères. Mon père était dessinateur industriel et ne voulait pas que je vive de mon art. Il savait que cela allait être difficile, en toute objectivité. Mais j’ai fait ce que j’ai voulu faire comme étude, grâce à ma mère. Le regard de la famille, des gens qui nous entourent, construit chaque être ou le déconstruit. Il faut des regards bienveillants pour que chacun trouve sa voie, je crois.

Avez-vous dessiné très tôt ou y êtes-vous venu sur le tard ?

Mes premiers souvenirs de dessins datent de la maternelle, où j’entends encore les adultes dire qu’ils trouvent mes dessins beaux ! Ça aide à développer son attirance pour le dessin.

© Étienne M
© Étienne M

Quel a été votre parcours, du coup ?

Bac A3 en 1989 (Option Arts Plastique et Langues à Saint-Dizier en Haute-Marne) CEAP à l’école de L’image, à Épinal, en 2 ans, puis Deug Photo, Philosophie esthétique à Paris VIII en parallèle à L’ENSAD (PARIS, rue D’ULM), d’où je sors en 1997 avec un diplôme de designer en Mobilier !

Finalement, si je compte bien, en 2016, vous avez fêté les dix ans de votre premier album. L’occasion de faire un petit bilan ? Difficile, le monde de la BD ?

Très dur, surtout au vu du chemin que j’ai décidé de prendre. J’aime la liberté. J’ai proposé, au départ, différents projets avant de sortir de l’école de l’ENSAD. Et je me suis fait jeter régulièrement avec quasiment les mêmes réponses : « ne correspond pas à notre ligne éditoriale… » j’ai passé quelques fois un second comité de lecture, notamment pour le scénario qui a nourri le Tome 5 de Brezza, que je suis en train de dessiner. Je suis content de l’avoir sorti du tiroir…

© Étienne M
© Étienne M

2016, c’est aussi les 20 ans de Brezza. Mais qui est-elle ? Une muse depuis très longtemps ?

Oui ! Brezza est née à cause… ou plutôt grâce à… tous ces refus. À mon retour d’Angoulême en 1996. Ma femme conduisait, j’avais le moral à zéro. J’ai pris un carnet jaune, tout petit et j’ai dessiné Brezza pour la première fois !

D’où vient son nom ?

Une « Brise » en Italien, c’est « Brezza » ! J’adore l’italien et je voulais un prénom qui appelle la légèreté (comme les couettes taurine de Brezza).

Aquarelle © Étienne M
Aquarelle © Étienne M

Quelles histoires, vouliez-vous lui faire vivre ?

Au départ, elle était un peu plus ronde, car elle mangeait, phagocytait littéralement les emmerdeurs, quand elle ne pouvait plus rien pour les convaincre ! Elle a failli bouffer Le Pen, mais son pote Jules lui a promis une indigestion! Ainsi, je réalisais de petits strips tous les 15 jours sur mon site, pour voir ce que je pourrai faire du personnage. Dans la première grande histoire, « Brezza, la sirène du Gogoswing », Brezza mange un flic qui l’empêche de se promener nue, dans son rêve. Il n’y a plus cette dimension bizarre dans la réalité de Brezza.

© Étienne M
© Étienne M

Quelle a été jusqu’ici sa carrière éditoriale? J’imagine qu’elle a été proposée à bien d’autres éditeurs ?

Disons que je l’ai développé grâce à Objectif Mars. La première grande histoire a vu le jour dans un Fanzine Rémois, « Capsule de Champagne », entre 2005 et 2007, avant d’être publié chez Fugues en Bulles en 2008. J’ai monté cette petite maison d’éditions BD, qui existe toujours, en 2008, avec deux autres amis dessinateurs, Czek et Thierry Boulanger. J’ai proposé l’histoire, avant, aux « Ronds dans l’ô ». Marie Moinard aimait bien mon graphisme, mais pas l’histoire. Je l’avais aussi proposée à Dargaud et Vent d’Ouest, je crois, mais sans succès… Sans réponse.

Sans succès ? Pourquoi ? Très certainement à cause du scénario. Je ne suis pas un scénariste, même si les idées premières viennent de moi. Il est dur de savoir bien faire les deux en même temps.

© Étienne M
© Étienne M

Des conseils pour les jeunes qui voudraient se lancer ?

Houla ! Je suis têtu et je ne laisse jamais une idée dans un tiroir. On me dit non, ça me donne encore plus d’énergie pour travailler, retravailler, pour sortir l’album que je veux faire. Chaque album de Brezza est plus qu’une simple histoire. Il ne faut pas hésiter à refaire des pages, si on sent que l’on peut mieux faire, aller plus loin. J’écoute ma petite voix qui me suggère de refaire le travail ! Je ne sacralise pas une page. J’ai envie de passer des petits messages à travers Brezza. C’est mon alter ego au féminin. Si j’étais une femme, je ressemblerais à Brezza, avec des couettes !

© Étienne M
© Étienne M

Difficile de vivre de la BD ? Heureusement, vous avez d’autres atouts dans votre manche. Infographiste, peintre… Des activités nées en même temps que la BD chez vous ? Ou pour compenser un art qui nourrit parfois difficilement son homme ?

La peinture, j’en fais depuis l’âge de 16 ans, c’est vital, indispensable et mon travail en BD, graphiquement est très proche. Pour le reste, l’infographie, c’est clairement alimentaire. Mon objectif, ce serait de ne faire que de la peinture et de la BD… Je vais y arriver.

Une pièce de la série "Tango tango" © Étienne M
Une pièce de la série « Tango tango » © Étienne M

D’où l’idée de lancer Objectif Mars Éditions ?

Entre autres, oui, pour promouvoir aussi des auteurs dont j’aime le graphisme, dont j’apprécie l’univers, la personne. Chaque album est une rencontre.

Brezza en Emma Peel © Étienne M
Brezza en Emma Peel © Étienne M

Un choix facile ?

Après Fugue en Bulles, j’avais envie de lancer seul ma fusée ! Je voulais voir comment j’allais faire. Je rencontrais beaucoup d’auteurs sur festival et j’avais envie de bosser avec eux. De porter leur univers, leur projet.

Pourquoi ce nom ?

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, pas à cause de « Objectif Lune ». Je n’aime pas trop Tintin. Objectif Mars pour deux raisons : je suis née au mois de Mars et la première parution était prévue pour le mois de Mars 2011. J’ai quitté Fugues en Bulles en décembre 2010. Objectif Mars est né le 7 janvier 2011.

© Étienne M
© Étienne M

En tant qu’éditeur, comment choisissez-vous les auteurs et leurs projets ? Qu’est-ce qui vous séduit ?

Avec l’aventure Fugues en Bulles, j’ai appris à ne pas m’emballer pour le premier auteur venu. J’ai besoin de connaître l’auteur, de le rencontrer plusieurs fois, de partager avec lui, beaucoup de valeurs avant de travailler ensemble, sur un album qui lui ressemble.

Les édinautes, puisque c’est comme ça qu’on les appelle, ont-ils vite été de la partie ?

Oui ! Brezza a son fan club sur Ulule ! Ce sont les édinautes qui m’ont demandés de repasser à chaque fois par Ulule, pour l’édition des Brezza. Mes projets Luce, et Brezza sont passés par Ulule, alors que la grande partie des autres albums édités à Objectif Mars l’ont été grâce aux ventes des albums.

© Étienne M
© Étienne M

Une bonne alternative le crowdfunding ?

C’est excellent ! De cette manière, on voit si un album retient l’attention d’un public, ou si l’idée doit rester à jamais au fond d’un tiroir.

Pour la visibilité aussi ?

Brezza est vendue jusqu’au Canada, Malte, Espagne, Belgique, île de la Réunion… avec Ulule.

Qu’est-ce qui fait le succès d’un financement participatif ?

Il faut animer le crowdfunding quasiment tous les jours, avec un gros mailing, une présence sur les différents réseaux sociaux, Twitter, Facebook, Pinterest, Google+, Mind, Linkedin, Tumblr, etc… Les sites BD sceneario.com, opalebd.com, bdgest.com, etc…

© Étienne M
© Étienne M

Remarquons, vous avez fait les choses à l’envers, non ? À l’heure où certains déclinent un (e) héro(ïne)s adulte en Ado ou enfantine (le petit spirou, Gastoon), vous, c’est avec la Petite Brezza que vous avez commencé, non ? Dans votre imagination, c’est petite qu’elle est née, avant de grandir ?

La petite Brezza est née juste avant que je sorte le premier Album « Brezza, la sirène du Gogoswing ». Elle est d’abord née grande.

© Étienne M aux Éditions du Taupinambour
© Étienne M aux Éditions du Taupinambour

Petite comme Jules. Qui est-il ? Une sorte de Jiminy Cricket ? Un ange gardien ?

Tout ça à la fois, sa conscience, son mentor, sa petite voix intérieure qui se matérialise… et il me ressemble (mais ça c’est inconscient !)

© Étienne M chez Objectif Mars
© Étienne M chez Objectif Mars

Bon, Brezza a vite grandi. Vous avez mis du temps à lui trouver la bonne physionomie ? Ou que du contraire, tel une déesse grecque ou romaine, elle est sortie telle quelle ?

Elle a maigri, même si elle reste généreuse dans les traits. Elle est de plus en plus belle. Elle existe pour toute ma famille !

Préférez-vous dessiner les femmes aux hommes ?

Les femmes, c’est tout en rondeur; c’est un délice pour mes pinceaux.

D’autant que Brezza n’est pas la seule, il y a aussi eu Luce !

Luce est plus sportive, donc plus filiforme. Je préfère dessiner Brezza. Elle a sa propre originalité, un graphisme original.

Luce © Étienne M
Luce © Étienne M

Mais quelles sont les héroïnes de BD ou d’ailleurs qui vous ont marqué ?

La première fois que je l’ai dessinée, j’ai pensé à Anita Ekberg, dans la Dolce Vita de Federico Fellini. Et elle a un petit côté Pelisse, mais, là, c’est de l’ordre de l’inconscient. Je bosse bien avec mon inconscient !

Des anecdotes ? De dédicaces ? De création ? De rencontres d’auteurs ?

Je n’aime pas qu’on me demande de la dessiner nue. Je le fais mais si j’ai envie. Beaucoup d’auteurs m’ont offert des Fan Art Brezza dessinés à leur manière. C’est un très bel hommage !

Quand je parle de déesse, ce n’est bien sûr pas anodin, dans sa dernière aventure, In vino veritas, Brezza tâte un peu de tous les paradis (artificiels ?) conférés par les différentes religions et croyances. Gréco-romaine, hindoue, nordique, chrétienne… C’est très onirique, comment est-née la thématique ? À la lumière d’événements actuels ?

Oui, on avait envie avec Sophie Bernardon, de faire écho à l’actualité mais avec un regard distant et amusé et sans juger. Je suis athée, Sophie est professeur de Philosophie. Chacun, nous semble-t-il, a le droit de croire, si cela l’aide à vivre, mais personne n’a aucune bonne raison d’inciter, d’obliger l’autre, son prochain à croire en quoique ce soit. La foi est une démarche personnelle. Chacun poursuit sa route, sa quête, Brezza, cherche éperdument son Jules (son Jiminy Cricket, sa conscience…) à travers toutes les religions qui se tirent à boulets rouges les unes sur les autres… Le rêve permet ce genre de voyage…

© Étienne M chez Objectif Mars
© Sophie Bernardon/Étienne M chez Objectif Mars

Et comme Brezza est aussi une jazz-woman avertie, cette incursion dans l’après-mort lui permet de rendre un dernier hommage à Amy Winehouse, David Bowie mais aussi Hubert « Cleet Boris » Mounier ou à Fred. Des auteurs qui ont compté pour vous ?

Oui, énormément ! C’était une manière pour moi de leur rendre hommage. J’ai était très touché par la mort de Hubert Mounier dont je suivais depuis quelques temps sur internet, les projets musicaux et graphique !

Malgré le froid, la neige, du beau monde
© Sophie Bernardon/Étienne M chez Objectif Mars

La BD serait-elle chez vous un savant mélange de dessin et de musique ? Vous êtes musicien ?

Je suis batteur et chanteur dans un petit groupe, et le côté dégingandé d’Hubert, dans l’affaire Louis Trio, j’ai toujours adoré. Aussi, je suis danseur de Tango Argentin et de West Coast Swing aussi… donc, la musique, la danse, ça me parle. Je dessine et peins debout. Des fois, je danse devant ma table à dessin ! Je respire mon trait, en quelque sorte.

Brezza rencontre Hubert Mounier © Étienne M
Brezza rencontre Hubert Mounier © Étienne M chez Objectif Mars

Si nous parlons encore un peu de votre dessin, vous aimez conserver les « fantômes » de vos crayonnés. Aussi, si l’on prend une case, plus on navigue vers l’arrière-plan, plus le crayonné reprend ses droits, non ? Comment avez-vous choisi ce style ? Cette méthode porte-t-elle un nom ?

Je ne sais pas si cette méthode porte un nom, c’est ma cuisine personnelle : j’aime que cela vibre, qu’il y ait de la vie dans mes planches, mes cases et entre mes cases. Je suis super content si cela vous touche car je travaille pour que chaque trait soit spontané. Travailler debout est nécessaire pour aller au bout du geste. Une partie traité à l’acrylique, façon aquarelle, qui m’oblige à être très concentré, sans recours au « ctrl+Z ».

© Étienne M chez Objectif Mars
© Sophie Bernardon/Étienne M chez Objectif Mars

Pour la couleur, vous jouez la sobriété et la parcimonie, pour qu’elle ne fasse ressortir que les éléments importants de l’histoire, c’est ça ?

Oui. Je travaille comme en calligraphie, à l’acrylique puis de l’encre de chine au pinceau, quelques touches d’aquarelle, quelques couleurs à l’ordi pour les rehausses qui guideront le regard à la lecture.

À chaque fois, vous changez de scénariste, pourquoi ? Une envie de diversifier les visions de votre personnage ? Parlez-nous de ces scénaristes, qu’ont-ils insufflé à votre héroïne ?

Ce sont de vraies rencontres, des ami(e)s. Je leur confie Brezza, le temps d’un album. Ils enrichissent le personnage. On discute sur les directions à prendre, ce que j’ai envie de dessiner, mais ensuite, ils sont libres d’apporter leur univers, tout en respectant l’univers de Brezza et ne pas lui faire vivre n‘importe quoi…

Projet resté dans les tiroirs... pour le moment © Frédéric Vervish/Étienne M
Projet resté dans les tiroirs… pour le moment © Frédéric Vervish/Étienne M

Le prochain tome de Brezza est déjà sur les rails, que racontera-t-il ?

À quelques heures d’intervalle, Michel disparaît et Brezza reçoit un mystérieux paquet en provenance d’Écosse. Il n’en faut pas plus à notre intrépide chanteuse, accompagnée de son bon génie Jules, pour se lancer sur les traces de l’homme de sa vie, dans les lochs écossais, et surtout dans le mystérieux domaine de Roseloch où les fantômes, surtout ceux du passé, ne sont jamais bien loin. Une aventure avec le scénariste O. Romenville.

Couverture provisoire © Étienne Martin
Couverture provisoire © Étienne Martin

Vous avez beaucoup d’histoires en réserve pour Brezza ?

Le tome 6 est quasiment écrit et débutera en septembre 2017. Tome 7 écrit par Sophie Bernardon : un gros album sur les 7 Péché Capitaux. Tome 8 avec Olivier Taïeb : on en discute encore. Tome 9 avec Gaëlle Haziza : en discussion. Tome 10 avec Charlotte Boisson : en discussion aussi.

Pour le lecteur, qui voudrait commencer cette série, est-il encore possible de trouver tous les tomes ?

Tous les tomes sont disponibles sur le site des Éditions Objectif Mars.

D’autres projets en parallèle ?

« La Cortina » chez Scutella Éditions, avec Ben Iceman. La date de sortie va être repoussée, car j’ai encore beaucoup de travail. Je prends mon temps. C’est un polar dans l’univers du Tango ! Puis, je vais aussi réaliser le deuxième et dernier tome de Luce. Il est écrit, reste à trouver le temps de le faire.

Un grand merci, Étienne et bon vent à Brezza. Rappelons que nos lecteurs peuvent la soutenir sur Ulule. Chouette contreparties à l’appui.

Dernier tome paru:

etienne-martin-brezza-sophie-bernardon-t-4-in-vino-veritas-couvertureSérie: Brezza

Tome: 4 – In vino veritas

Scénario: Sophie Bernardon

Dessin et couleurs: Étienne M

Genre: Onirique, Aventure

Éditeur: Objectif Mars

Collection: Solo-Moon

Nbre de pages: 48

Prix: 15€

Date de sortie: le 14/10/2016

Extraits et autres dessins de Brezza:

 

 

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