Si le diable est dans les détails, il n’est pas dans… Inferno

Clap troisième ! Après « Da Vinci Code » (2006) et « Anges et Démons » (2009), Ron Howard ne lâche pas l’affaire et adapte une nouvelle fois les aventures du professeur Langdon d’un des romans de Dan Brown. Ici, place à « Inferno » (quatrième roman de la série), l’adaptation du troisième intitulé « The Last Symbol » ayant été mise de côté.

(Par Julien Pierre)

Ici, Langdon aura la lourde mission d’empêcher un dérangé de répandre un virus mortel dans l’air, capable de tuer (quasiment) toute la population mondiale. Mais ce qui est bien, c’est que cet homme a indirectement laissé une série d’indices pour quelqu’un, afin de trouver l’endroit exact où se situe ce virus, et avoir une chance de le contre-carrer… Se réveillant dans un hôpital, amoché par un traumatisme crânien et terrassé par de violentes hallucinations de fin du monde (« l’Enfer de Dante »), Robert Langdon partira (avec l’aide du docteur Sienna Brooks, son infirmière) à la recherche de réponses entourant ce danger imminent, et dont il possède la symbolique nécessaire pour y mettre un terme…

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Dans « Inferno », Tom Hanks incarne pour la troisième fois le célèbre professeur de symbologie, également passionné d’iconographie, et dont il est couru d’avance qu’il se retrouvera malmené dans une nouvelle affaire mêlant tout ce que « lui seul » peut vaincre… Hanks est malheureusement bouffi et peu charismatique dans sa reprise de rôle, tandis que Felicity Jones peine à convaincre derrière ses allures de gamine. Mais Omar Sy étonne (si si), et la bien trop rare Sidse Babett Knudsen éblouit, mais dans un rôle trop peu exploité.

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« Inferno » laisse toujours place à une grosse dose de symbolisme et d’histoires liées aux œuvres d’art, au contraire du mysticisme pratiquement absent dans cet opus. Davantage tourné vers le thriller, et donc beaucoup plus accessible que ses deux petits frères, « Inferno » doit pourtant se regarder avec attention pour en comprendre tous les passages, tant Langdon et sa copine enchaînent (sans respiration) les révélations au cours de leur route, elle-même révélatrice du piège dans lequel est tombé Langdon. Car des choses, il en connaît, Landgon… D’ailleurs, au bout d’un moment, on finit par se lasser de son personnage, devenant une caricature de lui-même. Au final, rien ne l’arrête. Alors, à quoi bon essayer de s’accrocher à cette course contre la montre si on en connaît la fin?

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Ron Howard semble avoir oublié qu’il ne s’agit pas ici d’un roman, mais bien d’un film. De plus, son puzzle accumule quelques incohérences, ce qui est plutôt gênant dans un film où le souci du détail prédomine et est très précieux pour découvrir tous les indices et réponses. Quelque peu usé par son propre style, « Inferno » se laisse relativement bien regarder, mais sans jamais marquer le coup. De plus, l’improbabilité de l’histoire achève en nous tout engouement pour son dénouement. Et ce ne sont pas les deux ou trois retournements de situation qui changent la donne. Mais Ron Howard sait y faire en terme de divertissement, tout en aimant jouer avec nos nerfs. Du cinéma efficace, mais dont la forme et le fond peinent à convaincre.

inferno-ron-howard-dan-brown-tom-hanks-afficheTitre: Inferno

D’après le roman de Dan Brown

Réalisateur: Ron Howard

Acteurs: Tom Hanks, Felicity Jones, Omar Sy, Ben Foster

Genre: Thriller

Durée: 2h02

Sortie (belge): le 19/10/2016

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