Yihaaaaaaa, Dalton Télégramme, le groupe belge qui met l’eau de feu à la bouche

La caravane passe et Dalton Telegramme chante toujours plus. On en veut pour preuve le premier album, Sous la fourrure, de ce groupe qui sévit depuis quelques années déjà et n’a cessé de s’affirmer au fil du temps. Le goupil sur la pochette nous invite à deux pas des machines à sous, mais avec ces quatre brigands liégeois (Quentin Maquet, Olivier Cox, Rémi Rotsaert et Bernard Thoorens), on n’est pourtant pas volés!

Liège, été 2016, la poussière vole, il fait chaud, il faut lourd. On imagine les saloons du Carré abreuvés les rares mexicains (ou peut-être sont-ce des portugais enivrés de victoire?) de bière au cactus. Puis, de l’ombre à la lumière dans une rue surgit, les yeux ombragés par de larges chapeaux et les guitares (mandolines, banjos, également) en avant comme autant de colts intrépides, le groupe redoutable. On s’attend à les entendre mâchonner quelques chansons comme des cowboys éreintés. Mais non, la voix est perceptibles et ces cowboys bien belges savent chanter et bien chanter.

Vus et appréciés il y a deux ans à l’IncRock (ce jour-là, pour permettre à Jali de commencer son concert, le groupe avait terminé son concert au coeur du public, façon unplugged et héroïque), on avait pris les Dalton Télégramme pour de joyeux drilles tant leur énergie positive et leur sens de la générosité tout autant barrée qu’elle soit. Puis les EP se sont succédé, l’album est pari, et on a commencé à se dire que bien plus que des trublions, le groupe avait aussi un grand potentiel artistique et une réelle proposition. Ils ont pris le temps pour finaliser leurs chansons et ça se sent, ça s’entend.

Dans les contrées du western musical à la belge (qu’on a vu les trop rares Balimurphy parcourir avant eux), Dalton Télégramme émerge grâce à des mélodies travaillées et accrocheuses nous emmenant au far west mais en évitant les clichés du genre. C’est trépidant, vachement bien arrangé et diversifié entre quelques airs jazzy (l’excellent Dizzy qui referme l’album) et un folk méchamment senti. Les hobos de l’Amérique n’ont qu’à bien se tenir.

Mais ce n’est pas tout, car évitant l’Anglais, Dalton Télégramme nous chante en français ses histoires de serveuses japonaises, de surfeur mort, de Dizzy (plus dust que star) ou de cowboys de grands chemins. Et dans la langue de Lucky Luke plutôt que d’Eastwood, tout cela est loin de donner mal, que du contraire. On y saisit toute la joyeuse fantaisie, la poésie et la finesse d’écriture des gaillards. Évidemment que c’est l’idéal. Sous la fourrure, il y a un vrai trésor et ces cowboys bien belges sont moins solitaires que jamais.

Dalton Telegramme - Sous la fourrure

Album: Sous la fourrure

Groupe: Dalton Télégramme

Nbre de titres: 12

Durée: 39 minutes

Date de sortie: le 05/02/2016

Page Facebook: Dalton Télégramme

Site Officiel

Et pour notre plus grand bonheur, les gars de Dalton Télégramme joueront pas mal de dates cet été!

Le 15/07 à Dour
Le 16/07 au Montreux Festival (Suisse)
Le 22/07 aux Francofolies de Spa
Le 23/07 au Polygone Festival d’Hannut
Le 01/08 au Crans Montana (Suisse)
Le 05/08 aux Arcades de Sion (Suisse)
Le 14/08 au Donkey Rock de Selange
Le 21/08 à la Fête médiévale de Remouchamps
Le 23/08 au Live du Belvédère à Namur
Le 27/08 au Bucolique Festival de Ferrières
Le 28/08 aux Solidarités de Namur
Le 21/10 à l’Écoutez-voir Festival de Stavelot

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