Le jour après Bowie, l’étoile brillante devenue Darkstar (hommages tous azimuts)

Il y a des jours plus tristounets que d’autres et ce mois de janvier 2016 semble prendre un malin plaisir à les faire se succéder. Certes, ce n’est pas grave, il y a bien d’autres malheurs dans le monde que la perte d’artistes aux vie déjà bien remplies. Et pourtant, quand on sait à quel point la culture dans tous ses états est capable de nous faire tenir dans les moments difficiles, peut nous faire sourire, nous emmener dans des transes, dans des spirales de joie; alors oui, on peut pleurer ces institutions que sont les Lemmy Kilmister, Michel’s Delpech et Galabru… et maintenant Bowie. 

Car oui, alors que nous n’avions pas vu dans son album sorti il y a deux jours  (un Blackstar impérial qui transpire la créativité, expérimente l’inexpérimentable, et fait feu de toutes les expériences de Bowie en 40 ans de carrière) le présage de sa mort imminente, presque soigneusement préparée. La dernière mise en scène d’un caméléon qui ne l’était pas vraiment (car si les médias répètent à tour d’audiences le mot « caméléon » pour évoquer Bowie, il faut reconnaître que plutôt que de se fondre dans la masse, l’artiste préférait sortir du lot, dénoter de son époque, de son décor)? Oui, Tony Visconti, producteur et fidèle ami du chanteur multi-instrumentaliste, évoque aussi un dernier cadeau, précipité, offert presque par correspondance tant Bowie se faisait discret. Un cadeau précipité mais consciencieux, ne laissant rien à l’approximation et usant du soin qui chamboule le coeur et l’âme de l’auditeur.

Ainsi, le génie d’Aladdin Sane est rentré dans sa lampe, dans sa caverne aux mille merveilles. Mais ne nous leurrons pas, Bowie vivra, encore et toujours, de par la richesse de son univers. Bowie est loin mais tout proche à la fois, de l’autre côté de l’armoire (qu’elle soit à disques est un plus) de son dernier clip… Lazarus, encore un présage. Et je ne vais pas vous la faire. De Bowie, je ne connais pas grand-chose. À l’heure de sa mort, je ne suis encore qu’un « Absolute Beginners » qui n’a pas eu la phase d’un « Rebel rebel » et n’a découvert ce monstre sacré que bien trop tard au détour d’une séquence mythique d’un film de Tarantino ou d’un tout aussi légendaire duo avec Queen. Les limites de l’âge « jeunesse ».

Mon éducation, je l’ai avant tout faite, en-dehors des innombrables hits entendus à la radio, avec les deux derniers albums que j’ai approché l’homme à la pupille dilatée: The next day et, depuis deux jours, Blackstar. Deux disques singuliers, époustouflants autant qu’ébouriffants de complexité. Le Bowie des dernières années avait sans doute plus que jamais deux coups (au moins) d’avance sur son temps. J’ai des milliers d’images de l’homme en acteur incroyable (dans Le prestige, Les Prédateurs ou autres Labyrinthe), en bête de scène, en Joker aux cent visages ou en extraterrestre à la beauté envoûtante, fascinante et charismatique. Je laisserai aux spécialistes les ayant eu en direct comme autant d’uppercuts jouissifs le grand soin de les analyser, les faire vivre, vaincre et revivre la condition mortelle de l’humain.

Du reste, je clamerai qu’on n’a pas fini d’entendre parler et d’écouter du Bowie, un artiste hors-norme et d’avant-garde qui a ouvert des voies insoupçonnables et établi une liberté artistique pluridisciplinaire et sans limite pour sans cesse se renouveler. Bowie est un exemple et sa trace perdura encore et encore chez des artistes d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Le génie est rentré dans sa lampe, a refermé la porte de son armoire, mais il est là, son étoile obscure vient de s’allumer, elle ne s’éteindra pas de si tôt. Et viennent les next days…

Durant toute cette journée, les hommages se sont succédé. De toutes sortes. Nous en avons compilé quelques uns, souvent dessiné, souvent marqué d’une réelle tristesse. Merci à tous ces artistes! Et n’hésitez pas si vous en voyez d’autres passer, on essayera de les ajouter à ce monument virtuel, cette ode au talent de Bowie.

 

 Un hommage de Jean-Louis Aubert aussi:

Celui de Raphaël, fan invétéré:

 Un autre, un gif:

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