Quand on s’promène deux jours en bord de Sambre et en musique

Cette année, le festival thudinien, Scène sur Sambre, soufflait ses cinq bougies. Alors finies les tempêtes, au diable la boue et la gadoue de l’année passée, et place à une fête sans aucun mauvais augure pour la contrarier. Plein soleil, et dans le ciel et dans la programmation de Scène sur Sambre.

Pour l’occasion, les organisateurs ont voulu mettre les petits plats dans les grands. Ainsi, cette année encore, ce (plus si) petit festival wallon n’avait pas grand chose à envier aux grands festivals d’Europe du nord, appréciés mondialement. Le temps d’un week-end chaud et Scène sur Sambre - Sophie Delapierre - Jour 3 - 2 - ambiance (2)ensoleillé, Cédric Monnoye et son équipe ont réussi le pari fou d’appâter et d’amener en pleine campagne des faiseurs de tubes planétaires, tels que Lost Frequencies, Robin Schulz et le pape du Ragga-Dancehall jamaïcain, Sean Paul. Et de rallier ainsi un public toujours plus fourni.

Malgré le caractère éclectique de ce festival, le vendredi fut clairement consacré au rock et à la belgitude. Ce qui ne déplut point aux festivaliers, vu un presque sold out pour cette journée. Après les deux concerts des « Petit Poucet » de la journée, les groupes PAON (à la musique pas très loin de l’univers des Malibu Stacy, ou encore des Girls In Hawaï) et RECORDERS (pop-rock électronique, proche des courants british), ce fut au tour de Mud Flow de montrer sur la scène pour embarquer le public dans une valse bucolique. Après quoi, Mud Flow céda la place à son ancien batteur, Charly de Croix, et au leader liègeois de Sharko, David Bartholomé. La soirée était déjà une réussite quand les Flamands de Triggerfinger ont mis le feu à la plaine, avec l’énergie qui les caractérisent. Le vendredi finit en apothéose avec le set du DJ allemand, Robin Schulz, suivi de la prestation du talentueux jeune bruxellois, Félix De Laet, alias Lost Frequencies à qui l’on doit deux des tubes de cet été.

Le samedi fut un panaché de styles. Avec notamment le Collectif Métissé pour faire bouger l’immense assemblée qui les attendait. Même s’ils ont pu parfois saouler à coups de phrases toute-faites du style « vous êtes le meilleur public du monde« , le public se laissa enivrer par des musiques typiques de l’été, et des reprises de variété mises aux couleurs estivales pour donner une furieuse envie de danser. Ensuite, c’est Didier Wampas qui essaya tant bien que mal d’enflammer uneScène sur Sambre - Sophie Delapierre - Jour 2 - 1 - Les Wampas (12) audience trop familiale pour ses sons yéyé punk. Comme à son habitude, il fit des « slam » sur la foule, escalada les enceintes, partit en courant chanter dans le public, etc. Le grand jeu, en somme. Et la centaine de fans purs et durs qui était accolée à la scène de bien s’amuser, eux. En séance de dédicaces, les Wampas m’accordèrent qu’ils étaient habitués à un public belge plus festif… La prochaine fois, sans nul doute!

Changement de genre avec Bastian Baker qui, pour le coup, a eu plus la cote avec les barges: le bord de Sambre était noir de monde dix minutes avant le début de son concert. Ses sons folk rock, parfois teint de légères influences country, firent fredonner les milliers de personnes venus pour l’écouter. Une jeune fille du public tenta d’attirer l’attention du chanteur, avec une pancarte Scène sur Sambre - Sophie Delapierre - Jour 2 - 2 - Bastian Baker (23)« un bisou Bastian, je vais me marier!« . Mais ce fut peine perdue… Peu après 22h30, l’invité de marque de cette édition, mister Sean Paul Ryan Francis Henriques, dit Sean Paul, fit sauter la foule, qui étaient encore plus nombreuse qu’au concert précédant. Malgré les quinze ans qui nous séparent des débuts du Jamaïcain, le roi du ragga-dancehall et ses musiques n’ont pas pris la poussière! Sean Paul a envoyé tellement d’ énergie en chantant et en bougeant sur sa décennie et demi de tube que le public l’a suivi jusqu’à l’épuisement. À la fin de son concert, les mines transpirantes étaient on-ne-peut-plus réjouies.

Le final de cette deuxième soirée fut offert à l’OMNI (onde musicale non identifiée) de cette édition, Kiril Dzajkovski (ou Djaikovski). Djaikovski, c’est une expérience digne d’un voyage. Pas un hasard tant cela est sans doute du en partie au fait que le groupe est composé de macédoniens, d’australiens, de new-yorkais. Une véritable multiculturalité qui a bien fait de métisser ses sons.Scène sur Sambre - Sophie Delapierre - Jour 3 - 6 - Saint André (40) Pendant les balances du concert vous apercevez des cuivres et un violoniste monter sur scène puis une chanteuse, puis un MC, et enfin un dj. Là, vous vous demandez ce qui va ce passer? Et c’est un son digne de Die Antwoord ou Prodigy qui vous répond, avec des rythmes comme dans les musiques des Balkans et un truc en plus, qui reste indéfinissable, une étincelle, un bouquet de flamme pour poursuivre un Festival qui n’a pas faibli le dimanche (demande de mariage pendant le concert de Saint André à l’appui) et continue de surprendre et de confirmer qu’il est bien présent parmi les festivals qui montent qui montent irrésistiblement dans ce petit royaume.

Une chronique festivalière de Régis Filieux et des photos signées Sophie Delapierre alias Sophie HD

Les photos du Jour 1:

(À Suivre)

Les photos du Jour 2 (Les Wampas, Bastian Baker, Kiril Dzajkovski):

Les Photos du Jour 3 (Atomic Spliff, Nicola Testa, Saint André, Keen’v, Jean-Pierre Castaldi (sic!), Soprano et Henri PFR):

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