The Riot Club, la décadence oxfordienne version badass…

Après une sortie dans les salles obscures peu médiatisée, The Riot Club entre enfin dans notre dvdthèque. Un drame malsain qui met en scène une jeunesse dorée et surtout décomplexée au cœur même de la plus grande université du monde: Oxford. Une belle promesse qui a le mérite de surprendre!

Réputée pour former la future élite d’Angleterre, l’université d’Oxford ne compte plusles confréries estudiantines évoluant en son sein. Parmi elles, le Riot Club; un club très sélectif réservé aux dix étudiants les plus prometteurs qui, depuis plus de trois siècles, fait de la débauche et de l’excès sa ligne de conduite. Rejetons d’illustres familles, Miles et Alistair vont tout faire pour avoir l’honneur d’intégrer ce cercle très fermé. Bizutage après bizutage, ils vont finalement pouvoir en faire partir. Mais une fois enfermés à l’intérieur de cette cage dorée, tous deux vont se brûler les ailes…

theriotclub1

The Riot Club… Il y avait déjà si longtemps que je l’attendais! Il faut dire qu’avec ses affiches soignées, sa bande-annonce alléchante et son casting éblouissant mettant en lumière de jeunes acteurs très prometteurs comme Douglas Booth ou encore Sam Claflin, le film avait mis toutes les chances de son côté pour se faire désirer. Mais pourtant, ce film que j’attendais comme une grosse production surfaite et bling bling au possible s’est révélé sous un tout autre jour… À mon grand étonnement, c’est presque un film d’auteur qui s’est révélé à moi. Et la surprise fut plutôt bonne!

167879.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Derrière la caméra, c’est la Danoise Lone Scherfig que l’on retrouve et il n’y a pas à dire, cela se ressent. La réalisatrice d’Un Jour et d’Une éducation nous plonge dans un univers esthétique parfait en tout point qu’elle semble perfectionner de film en film. En effet, les décors sont divinement bien choisis, le costumes parfaits, même les acteurs avec leurs visages angéliques contribuent à cette perfection esthétique si maîtrisée qu’elle en deviendrait presque fascinante.

p28-riot-club2

Après, il faut reconnaître que le casting, au-delà de vendre du rêve, se révèle être la véritable force du film. Le choix des acteurs ne fut sans doute pas chose aisée, rappelons qu’au départ Robert Pattinson était pressenti pour un des rôles principaux, mais au final, on ne regrette pas le vampire transi d’amour. Que du contraire! Le casting final est composé de jeunes acteurs connus des adolescentes friandes de dystopies façon blockbuster américain, et pourtant ils ont réussi à créer la surprise en dévoilant au grand jour leur talent plus que certain pour la comédie. Sam Claflin, vu dans Hunger Games, est glaçant dans son rôle jeune premier dénué de sentiments tandis que face à lui, son éternel rival, Max Irons, vu dans The Host, amène un côté plus humain à ce monde surfait dès la scène d’ouverture, première confrontation des deux personnages. Autres membres du club, Douglas Booth, révélé par la version américaine de LOL, et Ben Schnetzer, l’adorable Max dans la Voleuse de Livres, deux acteurs que l’on aimerait voir plus souvent au vu de leur talent grandissant, qui crève véritablement l’écran dans The Riot Club.

462656.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Adapté de la pièce Posh, de Laura Wade, The Riot Club est finalement une sorte de diamant brut, avec quelques failles, certes. Lone Scherfig a réussi le tour de force d’effacer tout le glamour suintant de cette histoire relevant presque d’une tragédie shakespearienne. Petit à petit, elle retire le verni brillant recouvrant ces personnages totalement hors du réel, pour ne laisser transparaître au final que la triste réalité de cette jeunesse aristocratique qui ne reconnait même pas la loi comme limite! Une loi qu’ils n’hésitent pas à outrepasser constamment, s’autorisant à aller toujours un peu plus loin, repoussant la ligne de la violence. Après tout, dans leur monde où tout se règle à coup de liasses de billets et d’avocats aux honoraires faramineux, qu’est-ce que la loi? La seule loi qui subsiste dans leurs esprits étriqués et surtout dans ceux de leurs parents, c’est le règlement universitaire, tout le reste n’est que broutille.

« On va tous se calmer, avant que l’un d’entre vous aie encore une brillante idée pour nous faire tuer, ou pire, nous faire expulser »

185841.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Bref, avec ce film, il ne faut pas s’attendre à passer un bon moment, car clairement ce n’est pas le cas, et tant mieux. The Riot Club,  c’est surtout un film qui ébranle car on ne peut pas rester indifférent face à cette histoire choquante où la violence escalade sans cesse pour arriver à une apogée que l’on n’aurait jamais osé envisager et que l’on a même du mal à accepter… C’est toutes ces raisons qui ont fait que finalement, je n’ai pas vu le film auquel je m’attendais. Et la surprise n’en aura été que plus appréciable!

Par Alizée Seny

l-affiche-internationale-de-the-riot-club

The Riot Club, réalisé par Lone Scherfig

Avec Sam Claflin, Max Irons, Douglas Booth, Ben Schnetzer, Jessica Broxn Findlay

107 min

Sortie DVD le 5 mai 2015

Lumière

2 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.