Une dernière soirée crescendo et sold out pour les Beautés Soniques

Plus confidentiel que d’autres festivals, mais certainement pas moins intéressant, que du contraire tant le festival namurois a fait de la rareté son trésor musical. C’est sûr, les Beautés Soniques ne font pas dans le mainstream, et c’est tant mieux. Ce lundi soir, les lumières bleutées du Belvédère, très vite bondé (avec pas mal de musiciens parmi lesquelles nous avons pu reconnaître les chanteurs de Dan San et Piano Club, le batteur de BRNS ou encore des membres d’Alaska Alaska), ont accueilli encore une fois la beauté de ce qui se fait de mieux et de plus original dans les groupes actuels. Une belle conclusion à cette parenthèse de dix jours, « en-chantés ».

Et puisqu’il fallait bien commencer, c’est Le Colisée emmené par David N’Zeyimana qui commence sérieusement à se faire connaître, après notamment des premières parties pour François and the Atlas Mountain. D’ailleurs, Le Colisée surfe un peu sur la même vague, proposant un mélange de pop (on pense à Laurent Voulzy! aussi étonnant que cela puisse paraître), d’indie et d’une bonne dose de psyché bien planante. Délivré avec une bonne présence déjantée sur scène, le set a quand même connu quelques longueurs qui par manque de variété dans les sonorités, a pu paraître un peu agaçant. Tout en ne remettant pas en cause l’univers original et très singulier de ce groupe prometteur.

Après quoi, le Colisée a cédé la place aux copains, les phénoménaux Robbing Millions, venus de multiples fois à Namur (pour gagner le tremplin du Verdur’ en 2013 notamment) et dont ils ne se privent pas de porter aux nues: c’est ici qu’on a vendu le plus d’EP après un concert! Et est-ce cet univers familier? Mais en tout cas, le groupe bruxellois, emmené par un chanteur aux pieds nus, a livré ce qu’il avait de meilleur, un set de rock psyché et de pop déstructurée et absolument équilibré, sans temps mort et tout en trouvailles scéniques. Beau et en relief, haut en couleur. Avec en point d’orgue, un final spectaculaire, toutes lumières éteintes et toutes lumières brillant de milles feux, grâce à une boule multicolore. De leur bouche: « leur meilleur concert namurois« .

Puis, il y a eu Teleman, pour la part anglo-saxonne de cette dernière soirée (last but not least, comme on dit). Formidable parcours déjà pour ces jeunes anglais, comptant « seulement » 8000 fans sur Facebook et ayant réussi en une chanson (le debut-single Christina) à rallier 110 000 vues sur Youtube. Venus faire la première partie des Kaiser Chiefs en octobre au Cirque Royal, Teleman jouait là pour la première fois en tant que tête d’affiche. Et quelle belle première, atmosphérique et dans la simplicité et en sons entêtants. Eux aussi ont fini dans un interminable et divin final, en crescendo. À l’image de cette dizaine namuroise qui comptait, cette année encore, moult surprises et grands moments! On attend de pied ferme la troisième édition et son lot de trouvailles.

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