Un vent de ferveur venu d’Alaska…

Alaska Alaska… L’histoire a commencé il y a quatre ans sous un autre nom, Public Phones. Depuis ces débuts, le temps a passé et il y a eu des remises en question, des nouvelles compositions de plus en plus ambitieuses et de très belles scènes, comme le Verdur Rock, l’Inc’Rock ou encore le Botanique en première partie de Balthazar. Aujourd’hui, ils nous proposent leur premier EP, Nightingale’s Creed, un premier opus brillant, une plongée tout en subtilité dans un univers à part.

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Bluffant… C’est le mot qui décrirait le mieux cet EP. Bluffant par l’émotion qui transcende chaque morceau, mais aussi bluffant par l’intelligence qui en émane. En effet, la jeune formation namuroise fait preuve d’une grande maturité qui ne peut qu’impressionner. La construction des différents morceaux frôle la perfection. Les intros sont raffinées et contribuent à la création de leur univers si singulier. En outre, de cette épaisseur sonore caractéristique du groupe, se dégage une énergie presque vitale qui ébranle tout sur son passage.

Mais Alaska Alaska c’est également une voix. La voix puissante et chaude de Martin Leroy qui avec expressivité et retenue contribue à la beauté aussi fragile que foudroyante des chansons, en témoignent les sublimes Vices et Queen of Hearts. Ses interprétations sont fines et en totale adéquation avec les mélodies. Mélodies également très soignées, à la fois en douceur et en énergie. Derrière elles, on ressent le travail et la recherche de la perfection. Précises et fragiles, elles sont évocatrices de grands espaces. Avec des morceaux comme Alaskan Winds, on se trouve transporté, dans une sorte de rêve éveillé, au milieu de paysages aussi crépusculaires que lumineux. Et c’est justement ce solide pouvoir de suggestion, que l’on retrouve d’ailleurs chez des artistes comme Sigur Rós ou encore chez les belges de Roscoe, qui créée cette explosion d’émotions si libératrices.

En écoutant Nightingale’s Creed, diverses influences se font ressentir, proches ou lointaines, pourtant la magie alaskaine propre au groupe opère. Ainsi que la satisfaction de voir prendre forme un nouvel univers musical assez intimiste, personnel et surtout prometteur. C’est bien leur propre monde que ces six jeunes namurois se créent. Un monde soigné à la beauté éthérée.

18/20

Par Alizée Seny

Alaska Alaska, Nightingale’s Creed

https://alaska-alaska.bandcamp.com/

http://www.alaskaalaska.be/

En concert le 07 novembre à L’Alhambra (Mons)

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