Après The Voice, Oliver Lord a tracé sa voix à travers le monde

Après The Voice, il y a souvent des concerts, parfois des singles et des EP (comme MAD’y ou Axel Hirsoux), plus rarement des albums, ou du moins, pas dans un premier temps. À moins d’être le gagnant et de concocter un album très rapidement mais… inégal (on espère que Laurent Pagna nous fera mentir).

Oliver Ghnassia, devenu le petit Lord de la pop, a pris son temps depuis la première saison de The Voice 2012, où il avait été rapidement éliminé, dès les duels, peut-être un peu trop jeune malgré sa grande expérience des concours musicaux (dès 12 ans, il livrait déjà une admirable reprise du Cassé de Nolwenn Leroy). On l’avait presque oublié. Heureusement lui n’avait pas oublié ses rêves de musique, sortant quelques covers sur soundcloud ou Youtube et participant au succès musical Piano Plage, notamment. Avec son style et sa classe de la vingtaine, Oliver aurait pu être magicien; jusqu’à nouvel ordre, il ne l’est pas. Cela ne l’empêche pas de sortir de son chapeau un joli album Twenty Deux. Oliver est bien au rendez-vous, l’illusionniste n’a pas posé de lapin à son public.

Comme le dit son titre en franglais, Twenty deux est l’album des 22 ans de l’artiste. Voyageur, Oliver a voyagé dans sept pays (de la Belgique au rêve américain en passant Israël et le Brésil), pour accoucher des 8 titres (et une version acoustique) de cet opus. Auteur et compositeur, Oliver distille à mesure de ses chansons, non pas un univers mais plusieurs. On l’imagine tantôt acteur d’une comédie musicale (le duo presque rappé Like a Monster ou Alone in my way), , chanteur d’un club feutré (Why?) ou seul en scène à la manière des plus grands interprètes portant leurs textes et les vivant (Marionnettiste). Tout en ne négligeant pas l’aspect choral qui va si bien à ces chansons.

Oliver-copie

Un piano omniprésent et l’électricité des guitares donnent vitalité et de belles ambiances à cet album. La voix d’Oliver tantôt anglaise, tantôt française, sans fausseté, fait le reste et les complète, entre performances (ses aigus sur Where are you ne sont pas sans rappeler Pete von Poehl et son Story of the impossible) et sobriété (Vagabonds). La crainte était que cette si belle voix écœure par sa surpuissance et un trop-plein d’effets, heureusement, il n’en est rien, et Oliver n’en fait pas de trop. Les textes sont réfléchis, racontent des histoires non dénuées de sens. Le seul problème de cet album plein de promesses reste peut-être le duo Like a Monster. Chanson sans doute déforcée par la chanteuse, un peu fade et criarde, accompagnant Oliver. Un petit regret.

Le temps, Oliver Lord l’a pris et c’est sans doute la plus grande force de cet album, mûri, mature, regorgeant de promesses et d’influences entre variété française, divas et phantasmes jacksoniens! Envoûtant. Et le Lord de gagner en noblesse.

16/20

Oliver Lord, Twenty Deux, disponible depuis le 22 septembre sur Itunes, Deezer, Spotify ou Amazon

Il est actuellement en tournée durant 3 mois au Brésil, où ses dates s’accumulent avec succès, avant peut-être Miami et Mexico en 2015… et quelques dates en Belgique, bientôt?

Info: http://www.oliverlordmusic.com/ et https://www.facebook.com/oliverlordmusic 

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