Blue Benders en feu au Zik-Zak : une déferlante blues rock venue du Nord

Il y a des concerts qui confirment une réputation, et d’autres qui la propulsent à un tout autre niveau. Le passage des Blue Benders au Zik-Zak (à Ittre) ce 10 avril 2026 appartient clairement à la seconde catégorie.

Dès les premières notes, le ton est donné : puissance, précision et une énergie presque insolente. Le groupe suédois ne se contente pas de jouer — il habite littéralement la scène. Leur blues rock, teinté de soul et de funk, prend une dimension encore plus viscérale en live, où chaque morceau devient un terrain de jeu.

Une machine live redoutable

Ce qui frappe immédiatement, c’est la cohésion. Les Blue Benders fonctionnent comme un bloc compact, capable de passer d’un groove lourd à une envolée électrique sans jamais perdre en lisibilité. Le son est impeccable — chaque instrument trouve sa place, sans jamais étouffer les autres, ce qui renforce l’impact global.

Au cœur de cette mécanique parfaitement huilée, la section rythmique formée par Johan Sund (basse) et Oskar Boså (batterie) impose un socle solide, à la fois précis et organique, sur lequel le reste du groupe peut s’exprimer librement.

Une présence scénique magnétique

Au centre de cette tempête sonore, Samson Mirro capte immédiatement toute l’attention. Charismatique sans en faire trop, il impose une présence naturelle, portée par une voix habitée et une vraie capacité à incarner chaque morceau. Il structure le concert tout en laissant de l’espace à ses musiciens.

À ses côtés, Edvin Öström et Morris Malek forment un duo de guitares particulièrement efficace. Les échanges sont constants, les riffs claquent, les solos s’enchaînent avec fluidité — toujours au service du groove.

Le plaisir comme moteur

Ce qui rend la performance particulièrement marquante, c’est cette impression constante que le groupe s’amuse. Les regards complices, les sourires, les interactions spontanées : tout respire la sincérité. On est loin d’un show figé — ici, tout semble vivant, en mouvement.

Et cette énergie est immédiatement communicative. Le public du Zik-Zak entre rapidement dans la danse, répondant à l’intensité du groupe dans un échange permanent entre la scène et la salle.

Une claque scandinave

Les Blue Benders confirment ici ce que beaucoup pressentaient déjà : ils ne sont pas simplement un groupe prometteur, mais une formation taillée pour la scène, capable de marquer durablement les esprits.

Avec cette prestation hyper dynamique, une présence scénique impressionnante et un son irréprochable, ils rappellent que le blues rock peut encore surprendre, vibrer et surtout fédérer.

Une chose est sûre : s’ils repassent par la Belgique, il ne faudra pas les manquer.

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Une première partie habitée

En ouverture de soirée, Ben Caplan a offert un moment à part. Seul sur scène, le chanteur canadien déploie un univers singulier, entre folk sombre, accents klezmer et narration théâtrale.

Avec sa voix grave et sa présence presque mystique, il capte immédiatement l’attention. Plus qu’un simple concert, c’est une véritable performance de conteur qu’il propose, oscillant entre intensité brute et humour discret.

Habitué des scènes internationales et reconnu pour ses prestations habitées, Ben Caplan installe une atmosphère dense, presque hypnotique, préparant idéalement le terrain pour l’explosion d’énergie des Blue Benders.

Une entrée en matière aussi captivante qu’inattendue, qui confirme que certaines premières parties peuvent, elles aussi, marquer durablement une soirée.

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