Le Jardin de ma sœur, ce lieu mythique et intime de Bruxelles, accueille en cette fin du mois de janvier les deux compères Stan et Pipou pour trois soirées de concert qui vont assurément laisser les spectateurs avec la banane. Ces deux-là, c’est une histoire d’amitié et de musique qui dure depuis des années, et ça se sent.
Stan Pollet, le sérieux de la bande (enfin tout est relatif !), et Pipou Lacomblez, le délirant total, forment un duo qui ne laisse personne indifférent. Leurs textes faussement déjantés, leur humour à la belge et leur complicité sur scène font de leurs prestations scéniques des moments uniques.
Pipou, c’est le clown de la troupe, l’auguste toujours prêt à sortir une connerie pour faire rire la galerie. Et Stan, c’est le faire-valoir parfait, le clown blanc, qui joue le rôle de la voix de la raison, mais qui finit toujours par se laisser entraîner dans les délires de son compère.
Quant au Jardin de ma sœur, c’est un lieu qui respire la culture et la bonne humeur, et Stan et Pipou ont parfaitement joué le jeu ce jeudi soir, surtout qu’ils sont un peu chez eux ici, ils y jouent chaque année depuis 1999, c’est tout dire. La salle était chaude, l’ambiance festive, et les deux compères ont donné tout ce qu’ils avaient avec un florilège de titres épatants.
Avec Tin Tan té, Tenez tenez, Tant Mieux, Tu me diabolises, Plic Ploc, Ooh lala, Mimosas, La Paimpolaise, Hésitations, Le Train bleu, Le Boogie Bonbons, et bien d’autres élucubrations musicales, le duo nous a offert un concert en deux sets entrecoupé d’un court entracte, avec un florilège de chansons absurdo-poétiques qui vous donnent la pèche et témoignent d’une belgitude bienfaisante.
Si vous n’y étiez pas, vous avez raté quelque chose.
Mais ne vous inquiétez pas, il y aura d’autres occasions de les voir sur scène, notamment dans le même lieu ce vendredi soir et encore samedi, histoire d’enfoncer le clou et de terminer le mois de janvier en beauté.
Et si vous y êtes allés, vous savez déjà que c’était un moment épatant et surréaliste à ne pas manquer !
Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Hugues Timmermans















