Ultime célébration énorme pour La Muerte au Botanique, cette fois c’est bien fini pour le groupe culte belge de rock alternatif !

Ce 13 décembre, le groupe belge La MUERTE a donné son concert d’adieu au Botanique, devant une salle sold out depuis des lustres. C’était la dernière fois que les disciples pouvaient voir ce groupe légendaire sur scène, et l’énergie et l’émotion étaient palpables déjà plusieurs heures avant leur gig. Et comme attendu, le concert fut épique: une déflagration sonique de bout en bout.

Nous avons pris la température dans le couloirs du Botanique avant le show, voici quelques réactions:

CYCLONE

La soirée a débuté avec les premières notes de CYCLONE, le groupe de thrash metal légendaire des années 80 (réactivé en 2019) connu pour Brutal Destruction et Inferior to None, qui ont mis le feu à la salle avec leur énergie brute et incontrôlable.

Cyclone c’est du thrash metal old-school, percutant et énergique, porté par des guitares tranchantes et des paroles rebelles. Ce soir là ils joueront entre autres leur nouveau titre, un morceau implacable,  Eliminate annonceur du prochain EP du groupe, Known Unto God, qui sortira le 6 février sur M-Theory Audio aux USA, au Canada et au Mexique.

Du lourd donc pour démarrer une soirée vraiment spéciale.

LA MUERTE

Ensuite, c’était au tour de La Muerte de prendre le relais, avec un setlist qui a fait revivre les plus grands succès du groupe.

Sans esbrouffe et fidèles à eux mêmes La Muerte a vraiment donné tout ce qu’ils avaient, avec une énergie et une passion qui ont laissé le  public sans voix. Un enterrement sans fleurs ni couronnes qui restera gravé dans les mémoires pour longtemps.

Dans un déluge de décibels, de riffs et de vocaux habités, Marc Du Marais, Michel Kirby, Dee J,  Christian Z et Tino de Martino ont suivi leur maxime exhibée en fond de scène True Till Death ( vrai jusqu’à la mort).

Après l’intro de Navajo Joe d’Ennio Morricone le band apparait dans une fumée épaisse et lance le gig.

Ce soir là nous avons eu droit à Evil Land, Couteau dans l’eau, She did it for lust, Snake in my hand, I lost my hand, Wack this guy, Lost, Black God, White Devil, Shoot in your back, Je suis le destructeur, Ecoute cette prière, Kustom Kar Kompetition et un poignant Lucifer Sam.

Les disciples boivent du petit lait (au figuré hein, en vrai c’était plutôt de la bière !) et La Muerte terminera cette dernière cérémonie avec Darkened Dreams, LSD for the Holy man, I Would die faster, suivis de la reprise du Kung Fu Fighting de Carl Douglas, méconnaissable, d’un Headhunter des potes de Front 242 en compagnie de Richard 23 et d’une mortelle version de Wild Thing en guise de dernier râle.

Ovation, quelques derniers saluts, Dee J sera le dernier à quitter la scène alors que des remerciements s’affichent sur l’écran.

La bête est morte ce soir là dignement, de sa belle mort, dans la force de l’âge et sans pathos inutile.

A la sortie de la salle plusieurs témoignages en disent long sur le respect et l’attachement des disciples à leur band de coeur :

La Muerte est restée fidèle à elle même jusqu’à la fin,  et nul doute qu’un jour les historiens du rock reconnaîtront sans doute l’importance majeure que ce groupe unique en son genre a eu sur la scène belge du rock alternatif et ses successeurs.

Viva La Muerte !

Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman

 

 

 

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