
Avec Pescador, sur un bord de mer plus très frétillant, Catherine Latteux et Olivier Chéné remettent des couleurs et du soleil sur la grisaille qui nous guette parfois. La magie de la BD, touche après touche.

Résumé de Pescador par D’Eux: À Perpette-les-Mouettes, petit village de bord de mer, c’est le calme plat. Pas un souffle depuis qu’une marée noire a obligé les pêcheurs à déserter la grande bleue et les mouettes à quitter le ciel. Mais un jour, Lucie trouve un trousseau de clés sur les pas d’un curieux bonhomme dont l’aura colorée détonne dans ce décor tout gris. Est-ce à lui ? Et que traîne-t-il dans sa carriole ? La fillette, intriguée, s’élance à sa poursuite.

Sale temps sur Perpette-les-Mouettez. Une ville fantôme dans laquelle plus personne ne sort sauf ce chat noir et la petite Lucie. Pour le reste, le monde des grands est immobile, figé, depuis la fermeture de nombreuses usines et magasins. Tout est gris, durablement hors-saison.


Jusqu’à ce que Lucie trouve à terre un trousseau de clés, comme une touche de couleurs. Appartiendrait-il à cette espèce d’ours moustachu qui ramasse le brol un peu partout. Dans son caddie, un arc-en-ciel qui se prolonge à son chez-lui, seul bâtisse guillerette dans le climat monotone. Que fait là le nommé Pescador, troubadour, magicien, réparateur? Certes, il est une fréquentation que ses parents refuseraient à Lucie… trop étrange… mais puisqu’elle est dans son antre, elle va découvrir des couleurs qui rendront le sourire, un ton plus éclatant à toute la ville. À nos pinceaux, y’a du boulot. Même les mouettes s’y mettent, aux abris petit chat!

En amenant la lumière et du réconfort au fil de cette bande dessinée à grandes cases, les auteurs retissent du lien social, du dialogue autour d’objets qui auraient pu finir à la décharge mais qui, rafistolés, deviennent des merveilles, des appareils qui relancent la machine à rêver, à vivre et faire vivre tout un centre-ville pittoresque. Du balai la lame de fond.

À lire dès 4 ans chez D’Eux.

