Les huit tentacules d’Hercule, autant de super-pouvoirs qui deviennent un fardeau sous le regard moqueur des autres habitants de l’océan!

© Resch/Alphen chez D’Eux

C’est toujours pareil, nous avons chacun plein de talents. Mais il suffit qu’une personne, puis deux, puis trois voient une faiblesse, et nous nous sentons moins que rien. Dès le plus jeune âge, de nombreux albums jeunesse creusent cette thématique pour nous faire nous sentir bien dans nos baskets. Récemment, nous l’avons vu dans Renard et Gros Loulou, Toto ou encore L’homme aux très longues jambes. Place à Hercule et ses tentacules.

Résumé des Tencacules d’Hercule par les Éditions D’Eux : Si l’océan est un immense terrain de jeux pour les dauphins, les raies et autres poissons-clowns, il en est tout autrement pour Hercule qui a du mal à accepter sa forme étonnante, ses nombreux bras maladroits qui suscitent la moquerie. Mais, heureusement, en habile conteuse, sa grand-mère, Grannie Poulpie, saura redorer l’image de l’octopode et de ses ventouses chargées de mémoire.

© Resch/Alphen chez D’Eux

Avant toute chose, petite précision : on (et moi le premier) dit souvent une tentacule mais c’est bien un nom masculin, il faut donc dire UN tentacule. Fin de la parenthèse et, de toutes façons, une pieuvre en possède plusieurs, huit puissants tentacules. Trop la classe, avec ça, on peut faire plein de choses en même temps. Sauf qu’Hercule a vite déchanté. Il a l’impression que tout le monde se moque de lui.

Dans cette quête d’amour de soi, sur quelques miles au fond de l’océan, Aurélie Resch a eu la bonne idée d’utiliser des figures habituellement amicales et positives pour faire souffrir Hercule. Hé oui, les dauphins, les poissons-clowns… sont souvent vus comme des héros, ici ce n’est pas le cas, et ils provoquent le mal-être, le malaise de notre ami Hercule. Le harcèlement, n’importe qui peut en être victime ou responsable, même si on lui donnerait le bon dieu sans confession.

© Resch/Alphen chez D’Eux

Heureusement, Hercule peut compter sur sa maman, sur sa grannie pour l’écoler, lui montrer à quel point ces tentacules sont remarquables: ils sont sa mémoire, ils lui permettent de s’accrocher, de se déguiser ou même de sauver d’un mauvais pas l’une ou l’autre créature aquatique. Avec un dessin très enfantin, comme des esquisses très colorées (parfois un peu trop chargées), Jean-Claude Alphen explore le bestiaire de l’océan et rend le sourire à Hercule le petit pirate, tout en se servant de sa plastique pour lui faire vivre mille vies. Même si on a déjà lu cette histoire quelques fois, dans d’autres domaines, force est de constater que la joie retrouvée petit à petit par Hercule est contagieuse.

Dès 3 ans, à lire chez D’Eux.

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