Aujourd’hui, le 27 juin 2025, le monde du théâtre est en deuil. Georges Lini, comédien et metteur en scène de renom, nous a quittés. Sa disparition laisse un vide immense dans le paysage théâtral belge.

Georges Lini était un artiste exceptionnel, dont la carrière a été marquée par une passion et un dévouement inlassables pour le théâtre. Comédien, il a interprété des rôles mythiques, laissant une empreinte indélébile dans la mémoire des spectateurs. Metteur en scène, il a su mettre en lumière les textes les plus complexes, avec une sensibilité et une intelligence qui ont captivé les publics, et puis avec une patte artistique unique, la patte Lini immédiatement reconnaissable.
Lini, fondateur et directeur artistique jusqu’en 2010 du Zone Urbaine Théâtre (ZUT) à Molenbeek a découvert le théâtre à 30 ans. En 1997, il crée la compagnie » Belle de Nuit » avec laquelle il a mis en scène des textes de: Wajdi Mouawad, Xavier Durringer, Sophie Landresse ou Racine.
Son travail a été récompensé par de nombreux prix et distinctions, mais c’est son amour du théâtre et sa capacité à transmettre cette passion aux autres qui resteront comme son véritable héritage. On se souvient des Atrides, de son Macbeth au Parc, Des Estivantes, de son sanglant Caligula à Villers La Ville , de Tailleur pour dames et son plan incliné étonnant. Lini c’était la force d’oser, de créer et de surprendre jusque dans la démesure.

Georges Lini était également un pédagogue et un formateur, qui a accompagné et guidé de nombreux jeunes comédiens et metteurs en scène dans leur parcours artistique. Son influence sur la nouvelle génération de créateurs de théâtre sera durable et profonde.
En ce jour de deuil, nous rendons hommage à l’œuvre et à la mémoire de Georges Lini. Nous nous souviendrons de son talent, de sa générosité et de sa passion pour le théâtre.
Son héritage continuera de nous inspirer et de nous émouvoir, et son absence sera cruellement ressentie dans les salles de théâtre et dans les cœurs de tous ceux qui l’ont aimé et admiré.
Jean-Pierre Vanderlinden
(photo vignette (C) Facebook Georges Lini)

Quelle tristesse. Je découvre cette nouvelle avec stupéfaction.