Du bues malien qui se mélange à du rock n’ roll from Belgium, un peu comme si l’Escaut se jetait dans le fleuve Niger, ou inversement… NERAMI c’est un projet qui a pris naissance entre des musiciens qui habitent les uns à Bruxelles et les autres à Bamako au Mali alors que plus de 6.000 kilomètres les séparent.

Un projet fous devant lequel on ne peut qu’être interpellé. Et de surcroit quand on apprend que le groupe attire du monde et est actuellement en mini tournée de 18 dates, avec des concerts en Suisse, en France et en Belgique. Et à chaque date le public est conquis, et le band mets une ambiance de feu.
Je ne pouvais donc pas faire autrement que les contacter, me déplacer pour leur date bruxelloise et improviser une interview du groupe dans l’urgence en backstage, pas spécialement dans des conditions idéales, et quelques heures avant leur set du soir.
Mais ce fut malgré tout un très bon moment !

Voici ma rencontre avec les membres de NERAMI
Djimé Sissoko : N’goni, Chant, Tama
Jonathan Gelinne : Guitare, Chant, Batterie
Mouctar Sissoko : Douns, Tama
Jonathan Blondel : Basse, N’goni Basse
22h30, Brasserie de la Mule, en première partie de soirée Skarbone 14 a chauffé la salle avec leur ska énergique et ravageur, et c’est maintenant au tout des quatre de NERAMI prendre place sur scène.

Quelques riffs de guitare claquent, un beat se déclenche, le set démarre, et très vite tout se met en place naturellement. Le band va monter en puissance crescendo jusqu’à hypnotiser toute la salle et la mener à une ambiance incroyable où tout le monde danse du premier au dernier rang.
Imaginez Ali Farka Touré ou Tinariwen qui joueraient avec les Stray Cats, des guitares qui se mêlent à des instruments africains et à des percussions folles, et vous pouvez aisément imaginer ce que ça donne. Soixante minutes de pure folie musicale où rythmes guitares et percussions croisent le fer pour notre plus grand bonheur.

Et si coup de coeur il y a, le dernier que j’ai eu c’est bien pour NERAMI !
Jean-Pierre Vanderlinden

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