Salut les accros du BIFFF ! Vous qui aimez frémir, trembler, vous agripper à votre siège, le coeur battant et les tempes en sueur tandis que l’hémoglobine coule à flot sur l’écran et que votre héroïne préférée se fait trucider par un psychopathe, ne ratez pas notre rendez-vous (quasi) quotidien de la gazette du BIFFF. Tout, vous saurez tout sur le festival international du film fantastique de Bruxelles. Critiques de films, impressions, anecdotes, coups de coeur et déceptions, par ici m’sieurs dames suivez le guide !
Bienvenue à toutes et tous dans cette onzième gazette du BIFFF 2025.
Et tradition oblige, commençons d’abord par la photo du jour:

Aujourd’hui le BIFFF a fermé ses portes pour cette édition 2025, alors commençons tout d’abord par Le Palmarès
Cette 43e édition a réuni plus de 45.600 spectateurs, et le BIFFF a fermé ses portes sur un palmarès qui démontre, l’inventivité du cinéma de genre dans ce siècle tourmenté et compliqué. Et comme disait il y a peu le président du Jury International, Christophe Gans: “ Le cinéma, c’est la vie.”
Compétition internationale
Golden Raven : TWILIGHT OF THE WARRIORS: WALLED IN de Soi Cheang.
Silver Ravens : THE UGLY STEPSISTER d’Emilie Blichfeldt et HONEY BUNCH de Madeleine Sims-Fewer & Dusty Mancinelli.
Mention spéciale : THE SURFER de Lorcan Finnegan.
Compétition européenne
Méliès : THE HOME de Mattias J.Skoglund.
Mention spéciale : UN MONDE MERVEILLEUX de Giulio Callegari.
Compétition BLACK RAVEN
Black Raven : THE RULE OF JENNY PEN de James Ashcroft.
Mention spéciale : TABULA RASA de Juanfer Andrés & Esteban Roel.
Compétition EMERGING RAVEN
Emerging Raven : A GIRL WITH CLOSED EYES de Sunyoung Chun.
Mention spéciale : THE WAILING de Pedro Martín-Calero.
Compétition WHITE RAVEN
White Raven : DEAD LOVER de Grace Glowicki.
Mention spéciale : SISTER MIDNIGHT de Karan Kandhari.
Prix de la Critique
HALLOW ROAD de Babak Anvari.
Prix du Public
THE UGLY STEPSISTER d’Emilie Blichfeldt.
Le Bilan
Concernant le festival en lui même il y a eu du monde et ça c’est une bonne chose, mais en écoutant les différentes réflexions des gens du public, il y a peut être deux trois petites choses à repenser pour les éditions suivantes.
Les Q & A et rencontres avec les invités attireraient peut être plus de monde s’ils étaient prévus hors des séances de projection. Beaucoup de gens seraient intéressés d’y assister mais sont au même moment dans les salles et donc loupent ce genre d’évènements. D’autres ne sont parfois même pas au courant et regrettent de l’avoir loupé.
Pourquoi ne pas installer 1 ou 2 coins « tableau de bord » avec deux écrans qui reprendraient le programme de la journée et marqueraient en temps réel le happening à venir. A réfléchir peut être.
J’ai entendu aussi des réflexions au sujet du Gala de clôture qui finalement est juste une dernière projection comme une autre et qui manque d’événementiel, genre un discours de fin de festival ou/et une animation de clôture pour marquer le coup. Bref j’ai cru déceler un petit côté nostalgique du côté festif qui fait partie de l’ADN du festival et qui s’est d’après certains spectateurs un peu perdu au fil du temps.
Mais sinon dans l’ensemble, les impressions sont plus que positives, et le BIFFF reste le BIFFF, un des meilleurs festivals au monde pour les amateurs de cinéma de genre, et le meilleur pour sa folie et ses spectateurs totalement interactifs durant le déroulement des films.
Personnellement j’ai profité des scéances de rattrapage de ce dimanche pour visionner deux films primés que j’avais loupé, notamment HONEY BUNCH qui ne m’a pas convaincu outre mesure et l’excellent TWILIGHT OF THE WARRIORS qui mérite réellement son titre de Golden Raven, car même si je ne suis en général pas très friand de ce genre de film made in Hong Kong, celui là vaut son pesant de litchis. Du grand cinéma violent et puissant.
Mais venons en au film de clôture OPUS de Mark Anthony Green
Avec 19 disques d’or, Moretti est bien plus qu’un icône de la pop: c’est Prince, les Beatles et David Bowie réunis en une idole totale qui a transcendé la notion même de célébrité. Après deux décennies de silence, le Moïse des platines annonce un nouvel opus et invite une série de journalistes triés sur le volet dans son bunker de luxe. La jeune Ariel fait partie du convoi, persuadée qu’elle s’y rend juste pour une interview exclusive de la mégastar planétaire, connue pour ses nombreux caprices. Mais dès le premier jour, elle se rend compte qu’il faudra sérieusement revoir la définition de “caprice”…
Le film s’avère être une satire féroce et cruelle du culte de la personnalité et de la folie qui s’empare de certains artistes megastar qui se croient au dessus de tous et de toutes les lois, allant parfois jusqu’à la folie.
Ce thriller nous entraîne dans le monde malaisant et déstabilisant de la star Moretti campée par un John Malkovich inquiétant à souhait, et met en scène quelques comédiens efficaces comme Ayo Edebiri, Juliette Lewis, Murray Bartlett et Amber Midthunder.
On passe donc un bon moment à la vision de ce film réalisé par Mark Anthony Green, et qui devrait certainement faire une belle carrière en salles.
Un film pesant, stressant et efficace, dont on ferait bien son marché. ( opus bien entendu !)
Note : 14/20
Original Title : OPUS
Director : Mark Anthony Green
Screenplay : Mark Anthony Green
Cast : Ayo Edebiri, John Malkovich, Juliette Lewis, Murray Bartlett & Amber Midthunder
Distribution : Sony Pictures Releasing Belgium
World Sales : Universal Pictures /Year : 2025 /Country/Region: USA
Mon avis
Cette sélection de films du 43éme BIFFF n’a pas été à mon sens un très grand cru, je la qualifierais de moyenne, mais ça n’a bien entendu rien à voir avec le festival qui doit faire ses choix dans la production actuelle pas toujours aussi brillante que lors de précédentes décennies et de l’âge d’or du cinéma de genre.
Beaucoup de métrages assez moyens donc, et quelques nanars ( ça fait aussi partie du BIFFF) mais bien entendu quelques films sortaient du lot et certains ont été récompensés à juste titre.
Alors bien sûr je ne vais pas vous quitter sans vous donner mon TOP 5 personnel de cette édition du BIFFF 2025, celui qui n’engage que moi.
TOP 1 :SPERMAGGEDON
TOP 2 ex aequo : HALLOW ROAD et TWILIGHT OF THE WARRIORS
TOP 3 THE CREEPS
TOP 4 GET AWAY
TOP 5 ex aequo DROP et SEW TORN
Voilà cette édition 2025 du BIFFF est terminée, et je quitte le festival fatigué mais heureux d’avoir vécu ces treize jours de folie, mais aussi avec une petite larmichette au coin de l’oeil, car une fois encore c’est une page qui se tourne, et il va falloir patienter un an avant de retrouver les copains et copines biffeurs et biffeuses.
Longue vie au BIFFF qui nous fait passer d’aussi formidables moments de cinéma et qui vous donne rendez vous l’année prochaine du 14 au 26 avril 2026 !
Et d’ici là, allez au cinéma et regardez des films (de genre bien entendu) !
Jean-Pierre Vanderlinden








