La Gazette du 43 ème BIFFF #8 : une machine à coudre qui en découd avec des malfrats, un voyage dans le temps pour rattraper une grosse boulette scientifique et un slasher/giallo décevant, le BIFFF continue sa route

Salut les accros du BIFFF ! Vous qui aimez frémir, trembler, vous agripper à votre siège, le coeur battant et les tempes en sueur tandis que l’hémoglobine coule à flot sur l’écran et que votre héroïne préférée se fait trucider par un psychopathe, ne ratez pas notre rendez-vous (quasi) quotidien de la gazette du BIFFFTout, vous saurez tout sur le festival international du film fantastique de Bruxelles. Critiques de films, impressions, anecdotes, coups de coeur et déceptions, par ici m’sieurs dames suivez le guide ! 

Bienvenue à toutes et tous dans cette huitième gazette du BIFFF 2025

Commençons d’abord par la photo du jour:

(c) Jp Vanderlinden

Ma journée du jeudi démarre à 16h30 au Ciné 1 avec SEW TORN de Freddy MacDonald

Saviez-vous qu’un simple bouton de couturière suisse peut engendrer un chaos total, à base de mallette remplie de pognon, de cadors du crime organisé, de flingues fumants, de fils à tordre et retordre, de mauvais coton et du sang. Beaucoup trop de sang pour un petit village pépère… Entre thriller retors et comédie noire, SEW TORN joue la carte d’une narration à trajectoires multiples avec une maestria tout simplement redoutable, qui sent bon l’influence des frères Coen. 

Ce film surprend par son aspect narratif assez étonnant, et par son thème qu’on n’imaginerait pas initialement à la base d’un thriller de cet acabit.

Réalisé par Freddy Macdonald, un jeune prodige d’à peine 25 ans, le plus jeune réalisateur jamais accepté à l’American Film Institute, ce métrage nous amène sur des choix différents pris par la jeune protagoniste et qui vont marquer différemment le déroulement de l’action.

Alors oui, la machine à coudre est bien présente régulièrement dans le film, et est à la base de plusieurs scènes parfois violentes et sanglantes, et il est vrai que tout ça apporte un vent frais au genre venu de Suisse et des USA.

Bref ce film atypique est une bonne surprise, pas toujours parfaite, mais vachement bien torchée tout de même avec en vedette Eve Connoly, vous savez celle qui tient le rôle de Thora dans la série Vikings.

Une raison de plus de mater le film non?

Note : 15/20

Original Title : SEW TORN
Director 
: Freddy MacDonald
Screenplay : Freddy Macdonald & Fred Macdonald
Cast : Eve Connolly, Calum Worthy, John Lynch, Caroline Goodall, K Callan, Thomas Douglas, Ron Cook, Werner Biermeier & Veronika Herren-Wenger
DOP : Sebastian Klinger
Distribution : The Playmaker Munich
World Sales : The Playmaker Munich

Year : 2024
Country/Region :Switzerland-USA
A 19h00 au Ciné 1 toujours on passe à la vision de AFTER US, THE FLOOD de Arto Halonen
En 2064, le monde est ravagé par un climat qui n’arrête pas de danser la Lambada. Tout ça à cause de l’invention d’un réacteur à fusion dans les années 2020, qui était supposé rendre l’énergie totalement verte. Forcément, une récupération commerciale plus tard, le bordel a été mondial… Mais les Nations Unies ont mis au point une forme de voyage temporel pour rattraper ces conneries, et ils proposent à Henrick, l’inventeur de ce fameux réacteur, de retourner dans le passé et détruire son œuvre. Est-ce que la machine est 100% fiable ? Bien sûr que non… 

 

Annoncé par le BIFFF comme une petite pépite de science fiction, le film ne révolutionne pas le genre mais se laisse voir avec plaisir.
L’histoire est originale, même si le coup de la machine à remonter le temps quelque peu déficiente on nous l’a déjà servi quelques fois, et la tentative de modification du passé aussi.
La réalisation est somme toute assez classique, et les comédiens s’en sortent pas trop mal, le tout avec une petite touche d’humour et un chien chien tout mignon.
Ah oui l’héroïne est fan de rock progressif et de l’album Relayer de Yes, cool ça !
Un film plutôt sympa.
Note: 13/20

Original Title : JÄLKEEMME VEDENPAISUMUS
Director 
: Arto Halonen
Screenplay : Ossi Hakala
Cast : Elias Westerberg, Linnea Leino, Tuomas Nilsson, Kasperi Kola, Petteri Summanen, Antti Reini, Robert Enckell, Pihla Penttinen, Hannu-Pekka Bjôrkman & Jari Salmi
DOP : Pini Hellstedt
Producer : Arto Halonen & Aija B?rzi?a
Production : Art Films
Distribution : Art Films
Year : 2024

Country/Region :Finland, Latvia
Etant fan de giallo, j’ attendais énormément du film DEAD BY DAWN de Dawid Torrone
Par une nuit de Noël orageuse, une troupe de théâtreux est convoquée par le célèbre dramaturge Heissenhoff dans le théâtre baroque de sa famille pour répéter sa prochaine pièce. Enfin, c’est ce qu’ils croient car, une fois qu’ils sont tous bien enfermés dans son labyrinthe, il a une toute autre pièce à leur proposer. Une pièce qui se joue jusqu’à la mort, avec ses mignons petits rats de laboratoire opposés à un maniaque enragé, prêt à sortir leurs émotions de leurs tripes. Ou peut-être le contraire, tiens… 
Ce film polonais, qui fait partie des trois films d’horreur produit par la Pologne à ce jour, était annoncé comme un hommage au slasher/ giallo et à l’univers de réalisateurs comme Dario Argento ou Mario Bava.
Pensez donc, à lire ça un petit filet de bave glissait déjà lentement le long de mon menton, et je me disais que j’allais me régaler.
Et bien non, que du contraire, n’est pas Argento ou Bava qui veut,  et même si on perçoit une volonté de bien faire, le résultat à l’écran est purement consternant.
Musique à côté de la plaque et peu inspirée , rythme du film plutôt épileptique alors qu’un des codes du giallo c’est la lenteur de l’action et le suspense pesant surtout lors de l’approche des meurtres, jeu des comédiens approximatif, scénario quelconque écrit avec les pieds, et tueur ridicule sans aucun charisme passé la première découverte de son masque qui d’ailleurs fait plutôt sourire.
Quant aux arguments explicatifs du tueur pour justifier ce flot de violence ils sont à hurler de rire !
Seule chose à sauver dans ce film, la tentative d’utilisation des lumières et couleurs, rouges, bleues, oranges à la Argento dans Suspiria, et le coup des aiguilles sur les yeux qui font penser à l’affiche de Opera du même Argento, Mais si les références sont palpables par les connaisseurs, hélas le montage bien trop rapide et confus ne laisse pas le temps d’en profiter correctement.
Et ne parlons pas de plusieurs scènes bien trop longues qui desservent le rythme, des images style vieille VHS qui entrecoupent les chapitres (pourquoi?), des apparitions d’un cerf dans les bois dont on se demande ce qu’il fout là, et d’une séquence finale stroboscopique en noir et blanc  totalement irritante, mon voisin de siège se demandant quand le supplice allait s’arrêter.
Bref un coup dans l’eau, pour un film que j’aurais adoré aimer et qui m’a fait plutôt l’effet d’un gros pétard mouillé sans grand intérêt.
Dommage, vraiment dommage.
Note 10/20

Original Title : MARTWI PRZED ?WITEM
Director 
: Dawid Torrone
Screenplay : Dawid Torrone
Cast : Sylwia Boro?, Piotr Nerlewski, Paulina Zwierz, ?ukasz Szczepanowski, Monika Frajczyk & Adam Machalica
DOP : Micha? Pukowiec
Producer : Katarzyna Kostecka & Kinga Tasarek
Production : Larmo / Kinga Tasarek
World Sales : The Coven

Year : 2025
Country/Region: Poland

Cette Gazette du BIFFF s’arrête ici et je vous donne rendez vous très bientôt pour la prochaine Gazette du BIFFF dans nos colonnes.

Jean-Pierre Vanderlinden

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