Introduction par Fabian Finkels, comédien
Environ huit années maintenant que je côtoie Jean-Pierre Vanderlinden, critique culturel reconnu à Bruxelles pour sa plume éclairée et éclairante. Pour moi, l’une des plus belles que nous ayons dans le paysage de ce petit monde.
Le terme « critique » est peut être ici, d’ailleurs, mal choisi à l’heure où tant de plumes assassines viennent détrôner, encenser, distribuer les tickets « gagnants » ou « perdants », faisant la pluie ou le beau temps.
Que vous tentiez de vous faire une place en tant qu’artiste peintre, chanteuse/chanteur, musicienne/musicien, comédienne/comédien, etc…, monter un projet c’est aussi prendre le « risque » d’en être la cible, et légion sont les journalistes qui parfois tranchent (c’est un peu ce qu’on leur demande, hein, je sais), décident, mais aussi parfois descendent, démontent ou détruisent sans penser à l’âme qu’ils vont blesser derrière, ou au travail colossal abattu par toute une équipe qui souvent s’acharne et œuvre dans l’ombre.
Si objectivité, nuance et bienveillance font bon ménage, alors Jean-Pierre est l’homme de la situation.
Au fil d’une conversation, je me suis dit qu’il était souvent dans l’ombre. Souvent à s’effacer, mettant en lumière la personne qu’il a face à lui.
Je me suis dit qu’il avait eu plusieurs vies…
Je me suis redit à quel point les gens passionnés sont passionnants à écouter…
Je me suis redit que Jean-Pierre est l’un d’entre eux, un être passionné, et qu’il serait passionnant pour moi d’abord mais probablement aussi pour bon nombre d’en apprendre davantage sur lui.
Alors, je lui ai proposé, en cette période carnavalesque, de faire tomber le masque et de se prêter au jeu de l’intervieweur interviewé.
Merci, cher Jean-Pierre, d’avoir accepté ma proposition.
Fabian Finkels
Propos recueillis par Fabian Finkels
Quelques photos de l’entretien par Pierrot Destrebecq






