Pour ses dix ans de carrière sous le nom de Big Horse, le Grand Poney se produisait samedi dernier à La Brasserie de La Mule en compagnie de trois combos amis. Une belle fiesta pour ce one-man-band bruxellois, qui joue un mélange de rockabilly sauvage et primitif, dans une Mule rénovée et plus spacieuse car désormais le bar anciennement latéral se trouve au fond, ce qui permet d’ouvrir l’espace et d’accueillir plus de monde.

Après les gigs de Les Frères Lapoisse from France et leurs compos sympas entre Bobby Lapointe et Dutronc, et des suisses bien agités de Luke Hilly and the Cavalry et leur blues primitif et folk country, c’est le mythique et longiligne King Automatic qui puise son inspiration dans le rocksteady jamaïcain le plus enfumé, le rhythm’n’Blues originel, le bebop de Mingus,le tout teinté de rythmiques d’Amérique du Sud saupoudrées de mélancolie européenne (ouf!) qui a enflammé la place. Avec un one-man-gig fait de guitares tranchantes, de claviers lancinants, de percus et de loops savamment maîtrisés sur sa voix unique.
Pas étonnant que celui là se pose en héros de Big Horse et en référence ultime du genre tant il est impressionnant.
Quand à Big Horse, Jonathan à la ville, il a conclu cette belle soirée avec un set bien énergique comme il sait en proposer devant une salle bondée et toute acquise à sa cause.
Mais l’événement étant ce qu’il est je me devais de faire un petit point sur le parcours du musicien pour fêter ses 10 ans avec une interview chevaline entre quatre yeux.
La voici dans son intégralité, suivie d’une petite galerie de hennissements facials de notre Gros Poney bruxellois.
INTERVIEW Big Horse
Texte et propos recueillis par Jean-Pierre Vanderlinden
La galerie signée JPROCK
Merci Jonathan














