Avec un concert très réussi, The Names réécrivent aujourd’hui leur nom au palmarès des groupes cultes post punk incontournables qui ont brillé dans les 80’s

S’il y a bien un concert qui était très attendu par les aficionados des 80’s de la new wave et du post rock, c’est celui de The Names . Revoir The Names sur scène et de surplus avec du nouveau matériel (leur nouvel album Encore ! est prévu pour janvier) est un plaisir qui ne se refuse pas. Et d’ailleurs il n’a pas fallu longtemps pour que le concert de ce soir affiche sold out.

C’est à l’Os à Moelle que le band se produisait samedi dernier pour son grand retour.

Et en support act des bruxellois le public a pu applaudir Factheory .

Le band composé de Stefan Weidemann, Bruno Uyttersprot et Dominique Nuydt, fortement influencé par la new wave propose des compositions intéressantes, et a sorti il y a peu un dernier album assez convaincant intitulé Serenity in Chaos. Ce soir pour quelques titres ils sont accompagnés d’un invité Stephan Barbery ex Digital Dance.

Mais hélas pas mal de soucis techniques et quelques approximations viendront émailler leur set, et on sent parfois le groupe un peu hésitant et peu rompu à la scène. Mais le désir de bien faire et leur rapport sympa avec le public a vite effacé tous ces petits soucis.

Un band à suivre et à revoir, car le potentiel créatif, c’est sûr ils l’ont.

Place ensuite à la tête d’affiche de la soirée The NAMES !

Présentés par Jacques de Pierpont ( Ponpon) les quatre musiciens de The Names montent sur les planches et démarrent le set par Swimming with Brian Jones, un titre qui parle de la mort d’une manière originale et rend hommage à l’icône des Stones.

Le band enchaîne avec Procrastination et la guitare de Marc Deprez au son si particulier fait des merveilles. Au chant la voix de Michel Sordinia n’a pas changé, et on retrouve avec un grand plaisir la touche sonore du groupe que l’on aime depuis les 80’s et la sortie de leur premier single Nightshift sur le label Factory Records.

Shanghai Gesture et Hands Off Love enfoncent le clou. Far from the Factories excellent titre de l’inattendu nouvel album annoncé pour janvier précède Lights, This is Harmony et I’m the Rain avant Sunny Side et le très acclamé Nightshift.

Aux claviers Christophe Boulenger brille par ses nappes sonores hypnotiques tandis que la basse de Vincent Lesceux ( Michel Sordinia n’en joue plus sur scène) assure le beat complété par une boîte à rythmes.

De manière générale le son est très bon, même front stage, et la complicité entre le groupe et le public évidente.

Le show atteint alors son point culminant avec la trilogie I Wish I Could Speak Your Language, Calcutta et un très épuré The Astronaut.

En rappel le combo nous propose alors une version très personnelle de Light My Fire ( Sordinia est un grand fan des Doors) avant de bisser leur morceau d’ouverture Swimming with Brian Jones devant un public conquis, et de quitter la scène définitivement.

Cette soirée fut en tous points une belle réussite, et il ne reste plus aux fans qu’à réserver un bel accueil au nouvel album des Names prévu en janvier qui au vu des titres entendus ce soir sur scène s’annonce de très bonne facture.

The Names a signé pour trois albums sur le label post punk Spleen+, gageons que ce retour dans l’actualité soit un nouveau tremplin pour un groupe qui a écrit de belles pages de l’histoire du post rock et n’a sans doute pas fini de faire parler de lui.

Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman

 

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