Il y a peu Grazyna Bienkowski sortait son nouvel album « On the Edge of Sylvia »., un album apaisant d’une beauté renversante dans lequel se côtoient influences classiques, jazz, pop et musique contemporaine.
Un album composé comme une B.O littéraire sur 11 titres. Les textes de Grazyna sont des réponses poétiques imaginées à ceux de Sylvia Plath. L’ensemble est une échappée avec et sans paroles où des thématiques comme l’insomnie, la quête de soi, la séduction offrent un regard sur la vie d’une femme en particulier, mais aussi de toutes les femmes dans l’absolu.
La Ferme du Biereau à Louvain La Neuve est le lieu que l’artiste avait choisi pour faire vivre son album dans un habillage différent de l’original.
C’est à une sieste musicale en piano-voix rehaussée par les guitares iconoclastes de Yan Péchin, magicien des sons qui a travaillé avec des artistes aussi illustres que Rachid Taha, Bashung ou Thiéfaine, que la jeune femme nous a convié.
Une sieste musicale est un concept où le public a le loisir de vivre le concert assis ou allongé sur de nombreux coussins à même le sol. Durant la sieste on n’applaudit pas entre les titres, mais uniquement à la fin du set.
Dès les premiers moments la magie opère, et la fusion de leurs deux univers fait des miracles et emporte les auditeurs dans un monde riche en émotions.
Avec une alternance de chansons et de compositions instrumentales, le concert ressemble à la bande son d’un film imaginaire que chacun se construit individuellement dans sa tête et dans son coeur, suivant sa propre sensibilité.
Nous avons donc assisté, une heure durant, à une jolie performance musicale entre une artiste éminemment créative et un des guitaristes les plus originaux du paysage musical français.
Un moment de grâce suspendu ponctué par le superbe God is a Field porté par la voix douce de Grazyna et son piano céleste.
Superbe !
Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman











