Le Raismes Festival, l’incontournable rendez vous familial français à taille humaine des amateurs de hard et de metal, a tout d’un grand !

Le Raismes Festival est un événement musical incontournable qui se déroule chaque année à Raismes, une commune du Nord de la France et plus précisément dans le parc du Château de la Princesse d’Arenberg. En 2024, le festival promettait d’être une édition mémorable, attirant des passionnés de musique de tous horizons. Branchés Culture était présent le samedi sur la plaine du festival et pour une première visite de l’événement nous y avons passé un excellent moment.

Ronnie Romero (Gotus)

Depuis sa création, le Raismes Festival a su se forger une réputation solide dans le paysage musical français. Il met en avant des artistes de divers genres, allant du rock au hard rock et au métal, psyché, folk ou death. L’événement a évolué au fil des ans, en s’agrandissant pour accueillir un public toujours plus nombreux et diversifié.

Pour cette édition 2024, le festival avait prévu une programmation riche et variée. Des têtes d’affiche de renom, ainsi que des groupes émergents, étaient présents sur scène. Les organisateurs s’efforçant de proposer une sélection d’artistes qui reflètent les tendances actuelles du genre tout en mettant en lumière des talents moins connus.

Le samedi proposait en ouverture du festival Deluxe Renegades suivi de Nemesis HP, jeune groupe français, que j’ai pu brièvement rencontrer backstage et Small Jackets, un combo italien dont on m’a rapporté le plus grand bien, mais que malheureusement je n’ai pas pu voir sur scène comme les deux premiers groupes cités plus haut car nous sommes arrivé juste à la fin de leur set.

Kim Melville

Le premier groupe qui s’est présenté sur scène devant moi fut le band de la jeune et talentueuse Kim Melville, dont le style est composé de différentes influences qui vont du hard rock au blues en passant par le glam rock, elle a un petit côté Suzi Quatro qui n’est pas pour me déplaire.

Accompagnée par un band dans lequel on retrouve Lucas Melville à la batterie, François Félix à la basse et Frédéric Benne , la jeune artiste, qui doit encore quelque peu affiner son style, est très prometteuse et est en préparation d’un premier album qu’il nous tarde d’écouter attentivement et qui succèdera à son premier EP 5 titres sorti en 2021.

On espère d’ailleurs  la voir bien vite en concert en Belgique, des contacts avec le Botanique lui ont été donné, le reste est désormais entre ses mains.

Une très chouette prestation pleine de fraîcheur et d’énergie.

16h25, LIV SIN monte sur scène.

L’ex Sister Sin Liv Jagrell n’est pas une débutante et le band compte déjà plusieurs albums à son palmarès.

Son heavy metal assez trash a séduit les amateurs du genre, mais personnellement j’ai trouvé sa prestation plutôt énergique, mais assez linéaire et inégale.

Chacun appréciera donc selon ses goûts.

Dätcha Mandala

Dätcha Mandala est un trio créé en 2009 à Bordeaux et se définissant comme un groupe de rock psychédélique trempé dans l’heavy blues.

Je ne suis pas un grand fan du band sur disque, hormis leur dernier opus que je trouve être leur meilleur, mais je reconnais que sur scène le combo envoie du lourd et sait emballer un public par son style juteux, rampant et efficace. 

Avec des influences comme celles de Led Zeppelin, Black Sabbath, Kyuss et les bands psychédéliques des 60’s, le combo ne peut que proposer un rock plus qu’intéressant.

D’ailleurs le groupe se produit depuis longtemps à l’international et a su se rallier un beau contingent d’admirateurs partout en Europe.

Une bonne prestation donc, que je n’ai malheureusement pas pu voir dans son entièreté pour des raisons d’organisation de notre timing.

A revoir assurément en set complet, leur dernier album « Koda » est  en tout cas une belle réussite.

Place maintenant au premier gros morceau de la journée avec GOTUS !

Gotus vient de sortir son 1er album éponyme. Ce line up de haute volée, genre super groupe, nous propose un hard rock puissant et mélodique. 

Le band est composé au chant du vocaliste chilien à la renommée mondiale, le talentueux Ronnie Romero ( Rainbow, Core Leoni, Lords Of Black, Vandenberg), du guitariste Mandy Meyer à la guitare (Unisonic, Cobra, Krokus, Gotthard) , de Tony Castell (Krokus, Crystal Ball) à la basse, de Patrick Aeby à la batterie (Sideburn, Krokus), et de Alain Guy aux claviers.

Très efficace sur scène, le groupe a livré un set 5 étoiles composé de reprises de titres de leurs anciens projets respectifs, et de nouveaux morceaux comme l’excellent Take Me To The Mountain qui ouvre leur nouvel album.

La voix de Romero associée à la guitare de Meyer fut un vrai régal.

Les deux hommes furent également assez disponibles et sympas backstage.

Assurément un de mes sets favoris de la journée.

Jusque là la pluie nous avait plutôt épargné, elle fera ensuite son apparition durant le set de AUDREY HORNE

Audrey Horne c’est du lourd, le band n’a plus rien à prouver après une carrière déjà bien remplie.

Certains diront qu’ils nous sortent un peu toujours le même album, et ce n’est pas faux, mais pour qui aime le hard efficace et le speed metal,  sur scène les norvégiens emmenés par leur chanteur bavard – il s’adresse beaucoup au public – et charismatique  Torkjell « Toschie » Rød, restent un band de référence.

Avec un line up quasi inchangé depuis leurs débuts en 2002, seul le bassiste n’est pas membre d’origine, Audrey Horne reste un beau fleuron du rock heavy, classique et mélodique.

Et nous avons bien sûr eu droit à “Redemption Blues”, un incontournable.

Place ensuite aux bardes metal de KORPIKLAANI !

Korpiklaani est un groupe de folk metal finlandais, originaire de Lahti en Finlande. Leur musique fait appel à un mélange d’éléments heavy metal, d’instruments folk et traditionnels issus du humppa. Les textes parlent essentiellement de la forêt finlandaise et de ses légendes, ainsi que de fêtes arrosées de bière.

Après avoir hautement apprécié leur prestation au Festival Alcatraz en aout dernier, j’étais impatient de revoir le combo en terres françaises. Et une fois encore le groupe fut à la hauteur de sa réputation de groupe festif, idéal pour mettre une grosse ambiance.

Mais voilà pour mettre de l’ambiance il faut la participation des spectateurs, et hélas le public plutôt apathique en comparaison de celui de l’Alcatraz et une pluie revenue arroser le site par intermittence, n’ont pas permis au band de renouveler une prestation aussi bluffante qu’en Belgique.

Clôturer une journée de festival n’est pas toujours un cadeau, car durant la set de Korpiklaani beaucoup de festivaliers quittaient déjà le site en prévision de la journée du lendemain.

Personnellement j’aurais voulu assister à leur set dans son intégralité, mais pour des raisons de logistique d’organisation de retour en terres belges je n’ai pu voir que la moitié de leur gig. Dommage.

Je me réjouis néanmoins de les revoir en salle lors de leur prochain passage.

En tout cas, cette expérience en terre nordiste, nous a confirmé que  le Raismes Festival n’est pas seulement une célébration de la musique, c’est aussi un lieu de rencontres et d’échanges où les festivaliers peuvent profiter d’une ambiance conviviale, avec des espaces dédiés à la restauration, des stands d’artisanat local, et des activités pour toute la famille.

Avec une programmation éclectique, une ambiance festive et un engagement envers l’environnement, ce festival à taille humaine en fait assurément un de mes favoris du genre.

Merci aux organisateurs et aux bénévoles pour leur accueil plus que sympathique, et merci aux artistes pour leurs prestations généreuses et emballantes.

On se donne rendez vous l’année prochaine !

Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman

 

 

 

 

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