Après « Les Misérables »de Victor Hugo et avant « Le Masque de Fer » qui fait partie de ses futurs projets, Thierry Debroux s’est attaqué à l’univers d’Alexandre Dumas avec cette brillante adaptation de son roman fleuve « Le Comte de Monte-Cristo ». La pièce de théâtre ravive nos souvenirs, et enfonce le clou pour remettre Monte Cristo au premier plan de l’actualité culturelle alors que la version cinématographique avec Pierre Niney explose le box office.
Edmond Dantès, injustement condamné, s’évade après 14 ans de bagne. Sa vengeance sera impitoyable, mais deviendra pour lui comme une seconde prison…
( source Théâtre Royal du Parc)
Lentement et avec minutie Edmond Dantès va tisser sa toile, avant d’y attirer ses ennemis pour une vengeance impitoyable.
Ce qui fait l’intérêt de ce spectacle c’est bien sûr et avant tout l’interprétation formidable des comédiens , l’extraordinaire Itsik Elbaz en tête, mais aussi la force de l’adaptation – pas simple d’adapter en deux parties et environ 2h20 cette brique littéraire – ainsi que la mise en scène habile et inventive, qui réussit à capturer l’intensité profonde des thèmes de la vengeance, de la trahison et de la rédemption qui animent l’œuvre originale.
Outre Itsik Elbaz qui campe un Edmond Dantès royal, il faut congratuler les nombreux comédiens brillants qui l’entourent et que je vais prendre le temps de citer : Jean-Philippe Altenloh, Cindy Besson, Nathan Fourquet-Dubart, Lou Hebborn, Jonas Jans, Tiphanie Lefrançois, Lucas Monton, Quentin Minon, Nicolas Ossowski, Guy Pion, Benjamin Van Belleghem, Valentin Vanstechelman, Benoît Verhaert, Anouchka Vingtier et trois stagiaires Melvin Guerez, Luca Ricottone, Clémentine Fargeas-Sichler.
Ils apportent chacun et chacune à leur manière leur concours au maintien d’une intrigue, d’une émotion et d’une tension qui restent palpables tout au long de la pièce.
La direction artistique parvient également à équilibrer les moments dramatiques avec des touches de légèreté, ce qui permet de maintenir l’intérêt tout au long de la représentation. Les dialogues sont bien adaptés, tout en préservant la richesse du texte de Dumas.
Quant à la scénographie elle est à la fois élégante et efficace, créant une atmosphère immersive qui transporte le public dans l’univers riche et parfois assez complexe d‘Edmond Dantès.
Soulignons aussi les mappings somptueux d’Allan Beurms qui éclaire le noir avec une maestria étonnante et fait de chaque tableau une petite œuvre d’art inspirée de l’œuvre du peintre Pierre Soulages.
« Monte-Cristo » au Théâtre Royal du Parc est un grand spectacle passionnant qui rend un magnifique hommage à l’œuvre de Dumas tout en nous en proposant une interprétation moderne et dynamique.
Lors de la première jeudi dernier le public l’a longuement ovationné, et il n’y a vraiment aucune raison que ça change car c’est amplement mérité !
Jean-Pierre Vanderlinden
MONTE-CRISTO
Avec Jean-Philippe Altenloh, Cindy Besson, Itsik Elbaz, Nathan Fourquet-Dubart, Lou Hebborn, Jonas Jans, Tiphanie Lefrançois, Lucas Monton, Quentin Minon, Nicolas Ossowski, Guy Pion, Benjamin Van Belleghem, Valentin Vanstechelman, Benoît Verhaert, Anouchka Vingtier et trois stagiaires Melvin Guerez, Luca Ricottone, Clémentine Fargeas-Sichler et les enfants en alternance : Milan Bonnet, Maxime Clausse, Abel Dabeux
Mise en scène Thierry Debroux
Assistanat Catherine Couchard
Scénographie Thierry Debroux, Saïd Abitar
Costumes Béa Pendesini
Lumières Xavier Lauwers
Maquillage et coiffures Florence Jasselette
Chorégraphie des combats Émilie Guillaume
Vidéo Allan Beurms
Décor sonore Loïc Magotteaux






