Joss Stone au Kursaal, une étoile a brillé dans le ciel d’Ostende !

Chanteuse soul exceptionnelle Joss Stone a démarré sa carrière à seize ans avec son album culte The Soul Sessions sorti en 2003. Depuis elle rempli les salles partout dans le monde et s’est lancée aujourd’hui dans la tournée anniversaire de ses 20 ans de carrière intitulée Ellipsis Tour, dont la date belge était programmée au Kursaal d’Ostende le 11 juin dernier.

(c) Jean-Pierre Vanderlinden

La première partie était assurée par Stephen Wilson Jr, artiste intéressant s’il se doit, dont l’album Son of Dad constitue une belle réussite. Malheureusement ce soir il n’a pas vraiment été servi par un son écrasant, presque tonitruant, bien trop puissant (en tout cas au balcon) rendant par moment l’écoute de ses titres plus que difficile. Un artiste à revoir dans de meilleures conditions.

Mais après cette mise en bouche, c’était à Joss Stone de faire son apparition sur scène sous les applaudissements de ses fans venus en nombre.

(c) Jean-Pierre Vanderlinden

Joss Stone vocalement, c’est un émerveillement de chaque instant tant sa voix sensuelle et puissante vous colle au mur,et vous transperce le coeur à chacune de ses interventions vocales. On pense inévitablement à Dusty Springfield, Janis Joplin et à Aretha Franklin à qui elle voue une admiration sans bornes.

(c) Jean-Pierre Vanderlinden

Celle qui a travaillé avec une multitude d’artistes  dont Jeff Beck, et qui a fait partie de SuperHeavy, le supergroupe fondé en 2011 par Mick Jagger est accompagnée par un band de tueurs qui démarre le show avec Star qui comprend les morceaux  You Had Me  et  Fell in Love with a Boy

(c) Jean-Pierre Vanderlinden

Le ton est donné, ça groove à mort et Joss très en voix et dont la générosité sur scène est devenu son image de marque se retrouve vite à descendre dans son public durant Super Duper Love (Are You Diggin’ on Me ?, histoire de faire monter la température et d’exhorter la foule à participer à la fête.

(c) Jean-Pierre Vanderlinden

Suivent ensuite des titres comme Girl They Won’t believe It, Stoned Out of My Mind des Chi-lites et Teardrops de Womack and Womack. Cette fois le son est très bon. On est charmé par les explosions vocales de Joss auxquelles viennent se joindre le soutien des formidables choristes. Ensuite la chanteuse britannique nous offre Spoiled , un titre assez personnel qu’elle n’a pas joué depuis longtemps, un très beau titre qui fut accueilli par de nombreux applaudissements.

(c) Jean-Pierre Vanderlinden

Vient alors Walk With Me, puis Even The Sky qui verra le retour sur scène de Stephen Wilson Jr dont c’est l’anniversaire ce soir là, pour partager ce duo. La chanteuse lui offrira un gâteau couvert de bougies et l’invitera à les souffler et à faire un voeu avant que le public et le band n’entonnent en coeur le fameux Happy Birthday de circonstance.

(c) Jean-Pierre Vanderlinden

Le moment suivant sera dédié à sa fille Violet qui adore la musique dance, ce qui d’ailleurs a motivé la chanteuse britannique à enregistrer un prochain album qui sera résolument dance/disco et funky.

Le band envoie alors du très lourd, et c’est parti pour Everybody Dance et un medley disco irrésistible. La salle est debout et l’ambiance électrique.

(c) Jean-Pierre Vanderlinden

Place ensuite à Bring On The Rain et Harry’s Symphony avant que la chanteuse n’interroge le public en disant :  » Comment appelle t’on un branleur chez vous? « 

Les réponses fusent de ci de là et on entend Klootzak !

Joss part alors dans des fous-rires successifs, utilisant klootzak dans l’intro de son titre Mr Wankerman :

« Mr Mr Klootzak ( rires)Mr do you hear me
Mr. Klootzak ( rires)I get so tiredOf your shit yes I do
Mr. WankermanYou got no respect no noYou’re selfish yes you are, yes you are, yes you are »
(c) Jean-Pierre Vanderlinden
La foule se marre, et Joss hilare passe aussi visiblement un très bon moment.
Elle enchaine avec Fell In Love With A Boy, et nous propose un medley composé de Tell Me ‘ Bout It / Young Hearts Run Free / Get Down Tonight / We Are Family, avant de quitter la scène.
Elle reviendra sur les planches pour nous chanterRight To Be Wrong en rappel avant de procéder comme à chaque fin de concert à une distribution de fleurs aux premiers rangs, ou qu’elle lancera dans le public.
(c) Jean-Pierre Vanderlinden
Joss Stone a été fidèle à elle même et a littéralement conquis le Kursaal.
A 37 ans, la jeune femme continue à nous raconter ses histoire du plus profond de son âme, celles de femmes ayant vécu des drames ou connu des joies.
(c) Jean-Pierre Vanderlinden
Sa voix unique séduit, ensorcelle et captive. Elle nous emmène en sa compagnie dans un univers élégant et feutré où s’entrechoquent des bouquets d’émotions.
Une immense artiste !
Jean-Pierre Vanderlinden

 

 

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