« De Braave Joenges » au Petit Chapeau Rond Rouge, du brusseleir blues savoureux à l’affiche d’une soirée sous le signe de la culture et du patrimoine bruxellois

C’est exceptionnellement nos envoyés externes Pierrot et Margaret Destrebecq King qui nous ont fait parvenir cette chronique du concert de « De Braave Joenges » au Petit Chapeau Rond Rouge,  qui a eu lieu le 1er juin dernier.

Je la publie donc telle quelle, en espérant que les amateurs de blues et de patois brusseleir puissent l’apprécier à sa juste valeur.

Découverte pour nous que cette petite salle dans le quartier Saint Michel à Etterbeek. Quelques tables, quelques chaises et un podium bien garni font face à un bar qui propose un choix appréciable de boissons propices à lancer l’ambiance pour le concert de ce soir.

Mais venons en aux artistes du soir.

Les Braave Joenges existent depuis 20 ans et proposent un répertoire musical remarquable qu contribue à maintenir et promouvoir la culture et le patrimoine culturel bruxellois, dont bien sûr cette linguistique populaire locale si particulière.

Cet objectif a séduit Geneviève Dartevelle qui assure la partie harmonica des chansons en brusseleir mises à la sauce blues.

Ce n’est pas étonnant du tout car Geneviève a le blues dans les tripes.

Et puis il y a les origines belges et plus précisément bruxelloises du blues comme le raconte Alainke de Brusseleir dans son anecdote, selon laquelle c’est Berre Janssen, émigré aux USA, qui l’a importé mais il a dû changer de nom en entrant à Ellis Island pour s’appeler Robert Johnson pour faire plus américain.

Alainke, c’est le chanteur du groupe et surtout le conteur, car il raconte sa vie un peu, non peut-être, et ça te met des bichkes dans tout ton corps et dans ton cœur surtout si tu es un ketje de Bruxelles. Alors tu sais où tu vas quand il chante De Gruute Ploch, la Rue des Radis et ses trafiquants, Meulebeik, den Huugstroet et les bas-fonds des Marolles où les bistrots sont des repères de tout ce que la ville recèle de plus convivial et de plus pittoresque.

De Braave Joenges c’est la mémoire vivante de nos racines comme les défendent d’autres inconditionnels de notre culture que sont Suzy D. et notre ami Joske Maelbeek qui nous a fait l’honneur d’introduire notre trio ce soir dans la langue de Beulemans, plus compréhensible que le echte brusseleir.

Après une petite pause, le concert reprend avec un Rock à Billy dont on a oublié qui c’était, mais il attend le tram de la STIB qui n’arrive pas et il rentre en retard chez lui pour trouver sa maison vidée de ses meubles qui sont partis avec Madame.

Après cette triste histoire nous voilà op den  Met, ou Hirsch-par-terre ou le Marché aux Puces pour un titre composé par Jean Louis Crochet sous le nom Djoum Djoum et adapté en américain sous le nom Boom Boom par John Lee Hooker.

Et la soirée de continuer jusqu’à tard, mais fourt alors, on restera bien encore pour le plaisir jusqu’au dernier bus.

Merci pour cette soirée à Geneviève Dartevelle (Harmonicas)Barry Mc Neese (Basse) et l’inénarrable Alain Van Brussel (chant, guitares, anecdotes et ziverderaa).

Un conseil, ne ratez par la prochaine date !

( chronique écrite par Pierrot Destrebecq.  Merci à lui ! )

Playlist :

Duud Op – Stamenei Boez – Meulebeik – Smalle Jef – Rue Des Radis -De Zonne – Al Daan Cinema Ve Niks – De Mille

——Pause——-

In De File – De Raaike Mense – Op De Vloiemet – Dikke Loerik- Djoum Djoum – Ik Goen Vertrekke – Ik Vond Maan Schaune Ni – ‘K Stoen Te Kloppe Op God Zaan Deui

*Rappel*

Gruut Lawaait

Jean-Pierre Vanderlinden

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