Multivitaminé, Talisco vise le Capitole et son électro-folk plaide largement en sa faveur!

Certains commencent la journée avec un jus d’orange multivitaminé; nous, nous l’avons commencé en glissant le nouvel album de Talisco dans l’autoradio. Tali-quoi? Talisco! Vous ne pouvez pas avoir oublié cette pépite de la scène française anglophile qui se révélait, chez nous, au soleil et au bonheur des festivals. Son « Your wish » est encore dans toutes les têtes et voilà qu’il enchaîne avec son second album « Capitol Vision », lancé par le percutant et enlevé « A kiss from L.A. », avec la même ADN électro-folk mais aussi une envie d’aller plus loin, aussi.

Ça y est, vous avez reconnu Talisco et son tube d’il y a deux étés? C’est bien mais ça, c’était avant. Dans son nouvel opus, « Capitol Vision« , sans se renier, semblant toujours sorti d’un western enlevé (mais du côté des Indiens plus que cowboys), Talisco va plus loin et expérimente d’autres sonorités. Ainsi le Bordelais joue avec brio de l’archétype de l’artiste qui se plaît à se réinventer plutôt que de balancer toujours la même sauce. En plus, l’homme a de l’ambition et vise rien de moins que le Capitole. Enfin, ça, c’est pour le titre de l’album, mais on ne va pas lui donner tort tant les onze titres qui composent cet album en imposent.

Capitol Vision, c’est un disque sans doute un peu plus funky que son grand-frère Run (paru en février et qui fit office d’élément déclencheur). À certains moments, la voix du chanteur aux origines hispaniques part même sur les traces des Scissor Sisters (l’excellent Thousand Suns) mais aussi… Freddie Mercury (sur les couplets de l’énergique Shadows, le piano-voix du lancinant Behind the river). Aussi l’auteur-compositeur semble être à l’écoute des sons du moment, s’en inspirant sans jamais les copier, pour les couler dans son style efficace comme jamais. Comme ce Mighty pas si loin de The Avener. Excitant et emballant mais aussi ce moment de requiem sur le splendide Sitting with the braves.

Pour son retour assez rapide mais bien mûri, Talisco apporte donc un album qui ne se ferme aucune porte, étonnant et réjouissant (The Martian Man à la fête), puissamment exécuté. Mieux, des portes, il s’en ouvre plutôt avec, en plus, cette impression constante de fun et d’éclat’ au sein du band. En témoignent les solos bien aménagés, une batterie de Gautier Vexlard qui déménage toujours autant. Si le début de l’hiver vous a filé un coup de blues, il est pardonné, envolé, ensorcelé. Et si vous n’avez toujours pas trouvé la signification de Talisco, sur les traces de Laroche-Valmont, on pourrait très bien lui faire dire « T’as le disque, coco? » Car oui, celui-là, il le faut dans votre discographie pour commencer l’année en beauté et en tubes car l’opus n’en manque pas! Bref, Talisco, Président?

talisco-capitol-vision-pochette-valentine-reinhardtTitre: Capitol Vision

Artiste: Talisco

Nbre de titres: 11

Durée: 38min

Label: Roy Music

Date de sortie: le 27/01/2017

 

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