La Gazette du BIFFF 2026 #5 : une grossesse qui donne lieu à un enfant pas comme les autres et un papounet qui pète les plombs quand on touche à sa fille
Salut les accros du BIFFF ! Vous qui aimez frémir, trembler, vous agripper à votre siège, le coeur battant et les tempes en sueur tandis que l’hémoglobine coule à flot sur l’écran et que votre héroïne préférée se fait trucider par un psychopathe, ne ratez pas notre rendez-vous (quasi) quotidien de la Gazette du BIFFF. Tout, vous saurez tout sur le 44eme festival international du film fantastique de Bruxelles. Critiques de films, impressions, anecdotes, coups de coeur et déceptions, par ici m’sieurs dames suivez le guide !
Sixième jour au BIFFF, nous sommes mercredi et deux films sont à mon programme:
NIGHTBORN de Hanna Bergholm
(Finlande, France, UK – 2026)
Alors qu’ils viennent d’emménager dans la maison familiale, nichée en plein cœur de la forêt finlandaise, John et Saga se sentent prêts à ouvrir un nouveau chapitre de leur vie commune : agrandir la famille. Neuf mois et un accouchement difficile plus tard, leur fils est là. Il ne cesse de brailler comme un renard affamé et porte fièrement un duvet à faire pâlir Demis Roussos. Mais ça, bien sûr, ce sera le cadet des soucis de nos nouveaux parents…
Film d’horreur folklorique viscéral et troublant qui utilise l’horreur pour explorer les angoisses de la maternité , Nightborn fonctionne comme une parabole sombre sur la dépression post-partum et l’isolement des jeunes mères.
Ici cette fable viscérale sur l’amour maternel inconditionnel poussé à son paroxysme cauchemardesque peut être comparée sous certains aspects notamment son utilisation de la tension psychologique et de l’espace hors-champ au film référence Rosemary’s Baby .
Bien que le film soit sombre, il intègre des touches d’humour noir qui tentent de renforcer l’étrangeté de l’œuvre et permettent quelques respirations salutaires.
Hanna Bergholm lâche les chevaux horrifiques sans jamais lâcher la pédale d’accélérateur et sombre souvent dans le mauvais goût. A mon avis elle doit avoir un gros problème concernant la grossesse, son baby-body- horror film pousse le bouchon très très loin et consulter un psy lui ferait le plus grand bien.
Note : 10,5 /20
En soirée à 21h , j’attendais avec impatience un film dont le pitch semblait prometteur :
ZHAZA de Darkhan Tulegenov
( Kazakhstan – 2025 )
Vétéran de la guerre soviéto-afghane, Aslan est désormais un haut-gradé corrompu de la police dans un bled paumé. Son supérieur est une enflure encore plus corrompue, et les politiciens du coin ne sont pas en reste non plus. Quand ces derniers ne violent pas les lois au quotidien, ils aiment faire des rafles parmi les jeunes nubiles du coin et se payer du bon temps en les traumatisant à vie.Jusqu’au soir où l’une de leurs proies s’avère être Assel, la fille unique d’Aslan, venue claquer la bise à son papounet, le temps d’un weekend. Et là, le ventru qui se faisait chier va devenir le mec qu’il ne fallait pas emmerder…
Ce genre de scénario a déjà été traité mille fois mais quand c’est bien fait ça marche toujours. Recette d’une claque inattendue : vous prenez THE RAID, ASSAUT, PIEGE DE CRISTAL, vous secouez très fort, et vous obtenez un huis-clos survolté et sanglant qui va tout simplement vous bousculer.
Avec sa réalisation nerveuse et réaliste Zhaza ( qui veut dire vengeance en kazakh) est un pur moment d’adrénaline qui se déroule à 200 à l’heure. Les acteurs sont crédibles et le film d’une efficacité redoutable.
S’il propose également une critique sociale et dénonciatrice le film n’en oublie pas d’être avant tout un thriller ébouriffant qui vous colle à votre fauteuil.
Une belle surprise.
Note : 15/20
Ceci termine la journée du 8 avril, on se retrouve bien vite pour une nouvelle Gazette du BIFFF