Salut les accros du BIFFF ! Vous qui aimez frémir, trembler, vous agripper à votre siège, le coeur battant et les tempes en sueur tandis que l’hémoglobine coule à flot sur l’écran et que votre héroïne préférée se fait trucider par un psychopathe, ne ratez pas notre rendez-vous (quasi) quotidien de la Gazette du BIFFF. Tout, vous saurez tout sur le 44eme festival international du film fantastique de Bruxelles. Critiques de films, impressions, anecdotes, coups de coeur et déceptions, par ici m’sieurs dames suivez le guide !
Quatrième et cinquième jour du BIFFF, cette fois on est bien dans le rythme et les films se succèdent avec plus ou moins de bonheur en fonction des goûts de chacun.
Comme toujours j’ai effectué une sélection qui est totalement subjective, et mes critiques le sont aussi et ne constituent donc pas l’évangile. Vous ne serez sans doute pas toujours d’accord avec moi et c’est une bonne chose d’ailleurs, mais si certaines vous donnent envie de découvrir des films, c’est gagné !
J’ai fait l’impasse sur la chasse aux yeux organisée pour les enfants et leur familles en ce début d’après midi du 6 avril, ainsi que sur le dessin animé qui avait l’air pourtant bien sympa, Biscuit le chien fantastique. On ne peut pas tout voir, et comme dirait l’autre choisir c’est renoncer.
Ma journée du lundi de Pâques commence donc avec un autre film « familial »:
KYMA de Romain Daudet-Jahan à 16h30 (France – 2025)
Tony, un adolescent passionné par les animaux, voit son existence bouleversée lorsqu’il rencontre dans son village une créature mystérieuse : la Kyma, onde sonore vivante capable de briser la matière. Avec l’aide de ses deux meilleurs amis, Tony tente de l’apprivoiser, sans mesurer le danger qu’elle représente. Très vite, ils découvrent qu’ils ne sont pas les seuls à s’y intéresser : une organisation secrète est déjà sur ses traces…
Mouais, c’est un petit film sympa, qui nous rappelle l’époque de chefs d’oeuvre comme The Goonies ou E.T. mais ici on est loin de compte. Le film, qui suit des adolescents explorant un hôpital désaffecté avant d’être confrontés à un phénomène ondulatoire étrange, a principalement circulé jusqu’ici dans les festivals de genre.
L’idée de départ est originale, mais ça sent méchamment le manque de moyens et cette entité vibratoire et donc invisible est une bonne excuse pour tourner à pas trop cher et économiser sur des effets spéciaux qui sont sommes toute pas trop compliqués et plutôt répétitifs sur la longueur du film.
L’histoire démarre bien mais s’enlise un peu ensuite et on n’est pas vraiment séduit par les personnages peu aprofondis et encore moins par cette entité non matérielle à laquelle le héros s’attache.
Bref c’est un film sympathique, certainement fait avec le coeur et beaucoup de bonne volonté mais qui ne restera sans doute pas à une place d’honneur dans la mémoire collective.
Note : 10,5/20
Ensuite place à
EVIL DRESS de Jacob Santana
( Espagne – 2026)
Après un divorce particulièrement houleux, Alicia décide de prendre un nouveau départ avec sa fille Carla. Faute de moyens, elles doivent se rabattre sur une baraque un peu vétuste, mais l’endroit a du cachet et la voisine est charmante, même si elle refuse de passer le pas de la porte. Elle a même apporté une bible en guise de cadeau en leur souhaitant bonne chance ! Sympa, non ? Évidemment, la petite Carla est impatiente de découvrir la maison, surtout ce grenier qui craque et qui regorge de vieilles babioles. Surtout cette robe bleue là, qui lui fait de l’œil…
Disons le tout de suite le cinéma de genre espagnol est souvent un gage de grande qualité , mais ici on est face à un film qui se classe plutôt en seconde zone, l’intrigue étant assez classique et la fin assez décevante et « tirée par les cheveux ».
THE FORBIDDEN CITY de Gabriele Mainetti (Italie – 2025)
100 NIGHTS OF HERO de Julia Jackman (UK – 2025)
Voilà cette gazette est terminée rendez vous très vite pour la prochaine #5 et toujours sur Branchés Culture.
Jean-Pierre Vanderlinden




