La grippe est dans la famille, parents et enfants sont tour à tour au tapis mais la vie va reprendre sur les petites absences

© Schoch aux Éditions des Éléphants

Aïe aïe aïe, chaud froid, chaud froid, sécheresse, humidité, et nous voilà mal embarqués, nez encombré, toux chargée et front en train de chauffer. Voilà venu le temps des snif et des Dafalgan, la grippe est chez nous.

Résumé de La Grippe aux Éditions des Éléphants : Ce jour-là, en rentrant de l’école, Jeanne et Basile ont chaud et froid en même temps. Même les pâtes ne leur font pas envie. À bout de forces, ils dorment très, très longtemps. Ils voient bien que Rose et Victor se font du souci. Au bout de quelques jours, ils vont mieux et peuvent enfin retourner à l’école : ça fait du bien de retrouver les copains ! Mais le soir, c’est au tour de Rose et Victor de ne pas être en forme. Ils sont même au fond de leur lit. Jeanne et Basile trouvent des chips pour leur repas. Quand la nuit vient, la peur les envahit : et si Rose et Victor restaient malades pour toujours, ou même pire ?…

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© Schoch aux Éditions des Éléphants

Quand un enfant est malade, terrassé par le rhume, on ne le reconnaît pas malgré tout le change qu’il essaie de donner. On est tracassé, triste de ne pas le voir dans sa forme olympique habituelle. Mais il y a quelque chose de pire encore pour lui, nous voir nous au fond de notre lit, bouillotte sur la tête, thermomètre en bouche, complètement amorphes et incapables de jouer avec lui. La fin de son monde que cette petite absence, le temps de se rétablir. Nous voir au tapis, ça peut susciter son inquiétude. C’est ce thème que traite Irène Schoch de manière assez originale dans le style.

Cet album, La Grippe, il vous faudra peut-être une deuxième lecture pour l’appréhender. Car, d’emblée, c’est un peu perturbant. Ces quatre-là, cette famille, s’appellent tous par leur prénom. Pourquoi pas? Mais voilà de quoi être un peu perdu dans l’identification des personnages. Basile est le narrateur, Jeanne est sa soeur, Rose et Victor leurs parents. Ils aiment faire du vélo, par tous les temps, pour les allées et venues à l’école ou pour les longues promenades. Mais, pendant quelques jours, ils vont devoir survivre aux microbes.

© Schoch aux Éditions des Éléphants

Cet album se lit comme un film, avec des illustrations tout en couleurs et en motifs sous-titrées, en bas ou en haut. De quoi laisser la place à cet univers authentique de s’installer par double-pages en permettant une diversité de plans de coupe de la maison sur deux étages ou sur plusieurs pièces d’un même étage, sans parasite, si ce n’est les bruits onomatopées : ronflements, râles, toux…Et forcément, quand les parents sont au lit, les souris dansent et mettent un sacré bazar dans la maison. Heureusement, ils reçoivent l’aide de mamie et papi. Et quand tout le monde sera rétabli, que les ennuis et soucis seront finis, l’appétit retrouvé, on pourra tout remettre en ordre, reprendre le cours de la vie et le vélo, chasser les microbes d’un coup d’aspirateur.

© Schoch aux Éditions des Éléphants

Voilà une manière peu conventionnelle d’appréhender un virus qui fait des dégâts, sans être dans le documentaire mais plutôt in situ, avec des mots et des dessins enfantins qui captent et ne laissent pas indifférent.

À (se faire) lire dès 3 ans, aux Éditions des Éléphants

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