Le BIFFF, le festival international du film fantastique de Bruxelles, fêtera cette année ses 43 ans et se déroulera du 8 au 20 avril 2025 à Brussels Expo au Heysel.

Véritable institution belge du cinéma à la renommée internationale , le BIFFF va vivre son édition 2025 dans quelques semaines du 8 au 20 avril..

 

Le BIFFF c’est quoi ? ( il y en a peut être encore qui ne connaissent pas…)

Le BIFFF, ce n’est pas seulement des films d’horreur. Il se veut avant tout un festival de films de genre, ouvert et très varié. Vous y trouverez des thrillers, films de science-fiction , films fantastiques, comédies noires, films d’action et bien d’autres genres.

Vous pourrez y voir une centaine de longs et courts métrages, dans ses 3 salles de cinéma, avec un public unique au monde de passionnés et dans une ambiance conviviale.

Des masterclasses d’invités prestigieux aux débats clivants, des happenings étonnants, des invités prestigieux, un espace de vente de dvd, blu-ray, livres, objets geek et collectors, le BIFFF constitue une expérience à nulle autre pareille.

La Conférence de Presse sans effets spéciaux… ou presque – Par BXL.douglas 

 

Alors qu’attendre de ce festival mythique pour cette édition 2025 ?

Tout d’abord pour l’affiche de sa 43e édition, le BIFFF a reçu un cadeau d’une valeur inestimable: une planche inédite de… Milo Manara ! Si le fameux Déclic a fait de lui le maître incontesté de la bande dessinée érotique, son amour inconditionnel de l’art et sa curiosité insatiable ont surtout contribué à ériger Manara au rang de véritable légende du neuvième art.

Et en ce qui concerne le programme?

J’étais présent à la conférence de presse de ce 19 mars et voici en gros ce qui s’y est dit en commençant par le discours de bienvenue  introductif du bourgmestre de la ville de Bruxelles, Philippe Close.

Et puis celui de Jonathan Lenaerts que je vous livre ci dessous en intégralité:

 » Ce n’est un secret pour personne, notre civilisation moderne est au bord de l’effondrement. Au jour d’aujourd’hui, Les crises économiques, climatiques, idéologiques et existentielles ont toutes leur curseur dans le rouge, malgré une pandémie mortelle qui aurait dû remettre d’équerre l’ordre mondial. Bah oui : ce n’est pas pour rien que l’on met les emmerdes au pluriel… 

Forcément, cette débâcle mondiale est une source d’inspiration inépuisable pour le cinéma de genre. Mais, à travers le filtre de la fiction, toutes ces œuvres résonnent aussi – et surtout – comme l’expression d’angoisses désormais tangibles. Vous verrez que, dans notre focus « Future Frights », le 7e art couvre toutes les bases préoccupantes d’un nouveau siècle peu enclin à assurer un nouveau mandat. Et, vu le comportement récent de certaines élites de ce fameux ordre mondial, ainsi qu’un tribunal populaire bloqué sur l’émotion au détriment des faits, nous précisons que ces œuvres présentées sont avant tout des sonnettes d’alarme. Pas des modes d’emploi. 

Mais cela ne nous empêchera pas de fêter et de célébrer cette émulsion créative qui nous vient chaque année des quatre coins du monde, avec évidemment des films très attendus, tels que DROP, THE SURFER, GET AWAY, les nouveaux uppercuts de Nacho Vigalondo (DANIELA FOREVER), Tommy Wirkola (SPERMAGEDDON) ou encore Soi Cheang (TWILIGHT OF THE WARRIORS). Sans compter la pléthore d’invités qui débarquera dans notre belle capitale – dont 2 réalisateurs oscarisés -, comme notre ami Danny Boyle prêt à balancer des exclus sur son prochain 28 YEARS LATER et Asif Kapadia pour sa dystopie 2073, Galder Gaztelu-Urrutia (l’homme derrière THE PLATFORM), Olivier Norek, Christophe Gans, Paco Plaza, Simona Tabasco et même Soprano (hé oui, on n’a jamais fini de vous surprendre !) pour l’avant-première internationale d’ATOMAN.

Parmi ce menu gargantuesque, qui compte un joli nombre de productions canadiennes et de grosses surprises mexicaines, le BIFFF continue de décliner le fantastique sous toutes ses formes : ses expos débridées, un nouveau concours belge de Body Painting, un Bal affreusement gratuit, mais aussi une grande nouveauté : 4 Silent Screenings. Une aberration au BIFFF ? En fait, non. Pour certains films immersifs, c’est peut-être la meilleure condition de les voir. Donc, Ta Gueule, comme on dit chez nous. Affectueusement. 

Pour celles et ceux qui veulent faire des vocalises, pas d’inquiétude, nous pensons à toute la famille ! Mais cette programmation 2025, c’est l’envie plus que jamais de célébrer collectivement ce bastion survolté de la culture mondiale.

Pour le plaisir du partage, mais aussi parce que nous croyons fermement que les salles obscures ont le pouvoir d’éclairer les esprits. Tous les esprits. C’est ça, le cinéma. »

Pour voir le programme et pour réserver ?

Pour le programme détaillé en pdf et la réservations des tickets je vous renvoie vers le site officiel du BIFFF icihttps://www.bifff.net/fr/programme-pdf/

Et puis pour ceux qui en auraient besoin, même si le BIFFF depuis plus de quarante ans s’est toujours auto-régulé seul, vous trouverez un code de bonne conduite ici https://www.bifff.net/fr/code-de-conduite/#

Les temps sont difficiles, autant prévenir que guérir.

Et bien entendu une fois encore l’équipe de Branchés Culture dont votre serviteur sera présente pour vous proposer 10 numéros de notre désormais célèbre Gazette du BIFFF, des interviews, des avis sur les films et d’autres articles indépendants estampillés BIFFF à partir du 08 avril.

WELCOOOOOOOOOME !

Jean-Pierre Vanderlinden / Photos Fabian Braeckman

 

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