Freida McFadden est décriée un peu partout. Il est même devenu hype de la dénigrer. L’autrice de la série La Femme de Ménage remporte pourtant beaucoup de succès. Le premier tome a d’ailleurs fait l’objet d’adaptation et les suivants sont en cours de réalisation. Et en ce qui me concerne, j’ai quasi tout lu de l’autrice (il me manque juste La Femme de ménage se marie à mon tableau de lectrice). Il faut reconnaître que la qualité est inégale mais c’est toujours distrayant. Et sincèrement, c’est quand même la première fonction d’un thriller : distraire le lecteur !
Résumé de l’éditeur :
Rien ne va plus pour Blake. Licencié brutalement, il n’arrive plus à payer le prêt immobilier de la nouvelle maison qu’il partage avec sa fiancée. La solution ? Prendre une locataire pour les aider à payer les frais de la maison.
Et Whitney correspond exactement à ce que le jeune couple recherche. Elle est sympathique, charmante, sérieuse. La locataire parfaite. En apparence. Rapidement, quelque chose cloche. Une odeur putride imprègne la maison et des bruits étranges réveillent Blake au milieu de la nuit.
Et bientôt, il commence à redouter que quelqu’un découvre ses secrets les plus sombres. Le danger a pénétré dans sa maison, et lorsqu’il s’en rend compte, il est bien trop tard : le piège est sur le point de se refermer…
La Locataire est un thriller « domestique », même si je n’apprécie employer ce terme légèrement péjoratif. Il s’inscrit dans la droite ligne de « La guerre des Rose » de Warren Adler adapté une première fois au cinéma en 1988 par Michael Leeson avec l’excellent Mickael Douglas pour le rôle principal. Je ne résiste d’ailleurs pas à vous repartager cette superbe bande annonce
Revenons à la Locataire… C’est cette même ambiance lourde et oppressante qui s’installe rapidement et de laquelle on ne peut se défaire. J’adore ça. Installée bien confortablement dans mon canapé, un petit café bien chaud sur la table basse, le plaid, la lumière parfaite et surtout, le calme et la propreté autour de moi… Et puis je me plonge dans l’enfer des autres, avec des odeurs de putréfaction, des moucherons pullullants, du bazar à la pelle, la descente aux enfers sur tous les aspects de la vie de Blake…
Parce qu’au départ, Blake est un roi du marketing. Il vient d’être promu vice-président de sa société, il est fiancé à la très jolie Krista, parfaite cuisinière de cookies maison, il est beau, nouvellement propriétaire dans Manhattan, un bureau au 25e étage duquel il peut admirer, autant qu’il le souhaite, l’Empire State Building…
Je m’arrête ici pour le pitch car cette descente aux enfers a quelque chose de jouissif. On ne fait de mal à personne, les ennuis de Blake ne sont pas les nôtres, pas de mauvaise conscience en perspective..; Et c’est bon, distrayant et très captivant
Alors, c’est certain que ce n’est pas de la grande littérature. Que l’écriture et la traduction pourraient être plus qualitatives et que de grosses (très grosses) invraisemblances et « hasards inopinés » jalonnent le récit… Mais, c’est un peu comme la bouffe. Je n’ai pas envie de manger tous les jours au resto ou au resto gastronomique. De bonnes tagliatelles aux scampis cuisinées en 10 min, c’est bien aussi de temps en temps ! La locataire, ce sont mes tagliatelles aux scampis, je consomme rapidement, j’ai du bonheur et le job est rempli. C’est un excellent page-turner et c’est tout ce qu’on lui demande.
De la même autrice, chroniqué sur Branché Culture:
Titre : La Locataire
Autrice : Freida McFadden
Editions : City Policier
Sorti le 11 février 2026
400 pages
Prix: 22,10 €

