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Deux albums pour la plus craquante fratrie de la BD: des questions existentielles pour Pico Bogue, des jeux d’automne pour Ana Ana et ses doudous

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© Roques/Dormal chez Dargaud

Imaginés par une mère, Dominique Roques, et son fils, Alexis Dormal, Pico Bogue (créé il y a 16 ans) et Ana Ana (13 ans), eux-mêmes frère et soeur, c’est une caresse, un câlin à chaque page. Du baume au coeur et à la tête.

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Résumé du tome XVII de Pico Bogue, Questions existentielles, par Dargaud: Ça ne le lui dit rien qui vaille, à Pico, les questions existentielles de son enquiquinante petite soeur. Le vent dans les arbres, le soleil sur sa peau, une sieste sur le sable chaud, voilà les réponses qui conviennent à ce grand frère espiègle !

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Pico, c’est donc le plus grand. Il avance dans la vie avec toutes les questions, et même plus, qu’un grand (petit) garçon peut se poser sur la vie, la société, le fait de grandir mais aussi sur des objets culturels (les vanités ou La Joconde et « son air satisfait ») et ces drôles d’expressions que nous verbalisons sans nous méfier de la mécompréhension qu’en auront les enfants. Par exemple, l’autre jour, je chantais quelque chose à ma fille de 3 ans quand « j’ai perdu le fil ». « Il est où, il est où, il est où? », m’a-t-elle demandé. De quoi parlait-elle? « Le fil », m’a-t-elle éclairé.

© Roques/Dormal chez Dargaud
© Roques/Dormal chez Dargaud

Ici, par exemple, Pico va tuzer (« réfléchir » en wallon) sur la signification d’une personne « sans histoires ». En l’occurrence, Ana Ana. Érudit pour son âge, Pico reste tout de même un enfant. S’il nous épate parfois par ses réflexions, ses bons mots, sa logique et son bon sens implacables, cette manière de remettre à leur place les plus grands et d’analyser des thématiques comme l’égalité homme-femme, Pico a aussi cette insouciance et cette désinvolture qui lui font aussi faire tout et n’importe quoi. Insaisissable et tellement saisissant Pico Bogue pour éclairer notre banal quotidien.

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À lire chez Dargaud.


Ana Ana, feuilles mortes et jus de bêtises

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Résumé du tome 26 d’Ana Ana, Jeux d’automne, par Dargaud: C’est l’automne ! Ana Ana et les doudous enfilent bottes, manteaux et écharpes pour ratisser les feuilles mortes dans le jardin et faire un herbier. Mais Touffe de poils n’en fait qu’à sa tête et ses copains, excédés, l’excluent du jeu.

© Roques/Dormal chez Dargaud
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Contrairement à ce que la dame disait d’Ana Ana dans l’album présenté ci-dessus, vous allez voir si elle est sans histoire! Contrairement à son frère, Ana Ana est encore dans la phase de l’enfance où tout est possible et imaginable. Au banal quotidien, elle préfère vivre avec ses doudous des histoires incroyables, ici ou ailleurs (à la plage, pas loin de chez eux, ou dans le monde des doudous licornes).

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Cela n’empêche qu’il y a des tâches quotidiennes ou de saison auxquelles on ne peut échapper. Ramasser les feuilles mortes, par exemple. Mais avec sept paires de bras et pattes, ça va aller vite, Ana Ana et ses six doudous pourront vite bricoler leur herbier. Sauf que… la paire de pattes du tonitruant Touffe de Poils (sorte de petit Grinch aussi enthousiaste que maladroit, bourrin) ne va pas être d’une grande utilité. Album après album (peut-être est-ce un peu trop récurrent?), il fait pire que mieux. Ça va encore mal finir, jusqu’à ce que tout soit pardonné, une fois les bêtises bien juteuses et collantes nettoyées. Car, forcément, Touffe de Poils ne va pas faire son herbier comme les autres.

© Roques/Dormal chez Dargaud
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Sous un magnifique ciel d’automne, les deux auteurs fusionnels nous font goûter aux bonheurs de la troisième saison de l’année, du décor qui change et craque sous nos pas, des odeurs. Ana Ana, c’est aussi la joie de ne jamais manquer d’idées pour s’occuper toute seule, mais ensemble donc, sans besoin d’écran. Ah! l’air pur, les journées bien remplies qui fatiguent. On se régale de rire et de réconfort à chaque épisode d’Ana Ana.

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À lire chez Dargaud.

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