Les spectateurs qui ont eu la chance d’assister ce 28 octobre au concert que Deep Purple a donné au Zénith de Lille risquent de s’en rappeler longtemps. En effet le groupe y a commis son meilleur concert de la tournée anglo-européenne. Une vraie tuerie !
Il est des soirs dans la carrière d’un band où toutes les planètes s’alignent et où l’on touche à la grâce ultime en raison d’une osmose totale qui s’installe entre les musiciens et le public. C’est ce qui est arrivé hier soir à Deep Purple qui a survolé tout au long du show une setlist imparable avec une aisance et une énergie peu commune.
Tout avait commencé sur le coup de 20h avec l’agréable prestation du Jefferson Starship, emmené par le vétéran David Freiberg et la chanteuse Cathy Richardson, qui nous a proposé un joli flashback vers le rock des 70’s avec quelques classiques comme « White Rabbit », « Sara » ou « Somebody to Love ».
Une agréable mise en bouche avant un plat de résistance Deep Purple qui allait s’avérer exceptionnel.
Tout démarre avec cette photo actuelle revisitée du mont Rushmore et des visages des membres du groupe gravés dans la pierre qui s’affiche sur l’écran en fond de scène comme sur l’album In Rock, dont étonnamment aucun titre ne sera joué ce soir.
Le groupe fait son apparition sur scène et dès les premiers accords de « Highway Star « on sait qu’on va vivre un grand moment.
La section rythmique composée de Paice et Glover est dantesque, Gillan, très souriant, chante magnifiquement bien et nous comble avec des réelles prouesses vocales, Don Airey enchante ses claviers et Simon Mc Bride ,le nouveau guitariste, est tout simplement incroyable. Avec un jeu de guitare incisif et plus proche de Blackmore que celui de Steve Morse il insuffle une coloration plus hard rock au groupe.
Fameux !
Le son est parfait, et dès le premier titre la machine de guerre est en route.
« Pictures of Home », « No Need to Shout », « Nothing at All », « Uncommon Man » dédié au regretté Jon Lord, « Lazy, » le superbe « When a Blind Man Cries », « Anya », « Perfect Strangers », « Space Truckin » où Gillan démontre qu’à 77 ans il est toujours un des meilleurs vocalistes de l’histoire du hard rock, et « Smoke on the Water » mille fois entendu mais qui reste toujours incontestablement un des grands moments du show.
Le band reviendra pour un rappel composé de « Hush » incluant le solo de basse de Roger Glover ( peut être le seul titre contestable de la setlist, pour ma part j’aurais préféré « Woman from Tokyo » par exemple) et le génial « Black Night » qui mettra tout le monde d’accord, avant que les musiciens ne saluent une dernière fois le public et que Gillan nous lance un dernier » Bye bye, thank you, take it easy ! » avant de disparaître définitivement en coulisses.
Bref, ce fut une claque monumentale !
J’ai eu la chance de voir souvent Deep Purple sur scène mais cette soirée d’octobre restera gravée dans ma mémoire comme un des meilleurs concert du groupe de l’ère post Blackmore.
Purement jouissif, un point c’est tout !
Jean-Pierre Vanderlinden

